MON REFUS GLOBAL...

 

Le 9 août 2023 marquera le soixantième-quinzième anniversaire de la publication du Refus global de Paul-Émile Borduas. Un anniversaire qu’on ne peut passer sous silence compte tenu de l’effet que cet écrit aurait eu sur l’évolution du Québec au cours des cinquante dernières années.

 

Liberté, liberté ! y écrit-on sur tous les modes, même sur celui discordant de l’anarchie que Borduas qualifie de resplendissante. Le refus global de Borduas, fustigeant les dirigeants conservateurs de l’époque, est probablement, d’abord, un cri de dépit envers la société de l’époque qui demeurait indifférente aux œuvres d’un groupe de peintres (automatistes) et d’artistes qui parvenait difficilement à vivre de son art. Borduas accuse le sens trop utilitaire de la société de l’époque.  Le Refus global est aujourd’hui qualifié de mythe. (De Dollard à Borduas ou le mythe de Refus global - Combats – Jean Philippe Warren) (Le refus global 50 ans après - Le Québécois libre - Gilles Guénette - Martin Masse).

 

Les signataires du document étaient-ils aussi sincères qu’on pourrait se l’imaginer dans leur désir de faire évoluer la société de l’époque ? C’est à réfléchir. On peut se demander à cet effet pourquoi l’auteur du Refus global a-t-il quitté si facilement le Québec peu de temps après la publication de son texte, si son désir premier était de sortir le Québec de sa torpeur, de son immobilisme et de sa religiosité ? Borduas aurait-il écrit le même document s’il avait connu un minimum de succès pécuniaire dans la vente de ses œuvres au Québec. Même si la question commerciale n’est pas à exclure des motifs revendicateurs des automatistes, soyons généreux et accordons-leur le bénéfice du doute. Acceptons de dire avec eux qu’ils avaient comme objectif principal de faire avancer la société dans son ensemble.

 

La description que l’on fait de la société québécoise d’alors, que le document qualifie de décadente, ne pèche pas par excès de rigueur sur ce point. Conservatrice et morale, la société québécoise des années pré-Révolution tranquille n’avait pas les caractéristiques d’une société décadente, même si une certaine asphyxie socioculturelle la menaçait. Encadrée sévèrement par le clergé et la classe dirigeante de l’époque, qui encourageaient le travail, le sens des responsabilités, l’honnêteté, le courage, la persévérance, cette société existait à l’opposée de la facilité et du laisser-faire, donc à l'inverse de la décadence. Elle était cependant en proie à un certain immobilisme  qui interdisait bon nombre d’initiatives et de créations dans plusieurs domaines sociaux et artistiques. Il fallait changer les choses. Le Refus global de Borduas y aurait-il contribué ? Rien de moins certain puisque, à cette époque, bien peu d’attention et de crédit étaient accordés au texte de Borduas. On le considérait généralement comme l’étalement des frustrations d’un groupe restreint de personnes ayant de la difficulté à s’adapter à la société d’alors. L’influence du document était à peu près nulle dans la population. Ce serait donc sans l’apport du Refus global que, dans les années cinquante, l’on pouvait déjà noter l’apparition d’idées nouvelles, qu’il serait plus juste d’associer à une saine évolution sociale, modérée et réfléchie, résultant d’une plus grande compétence de la classe enseignante, d’une liberté de presse comparable à celle de la plupart des pays industrialisés, de la progression de l’éducation dans tous les milieux et à tous les niveaux, notamment universitaire,  et de l’avènement de nouveaux moyens de communication, parmi lesquels, la télévision. Il serait probablement plus juste de porter au compte de l’évolution occidentale d’après guerre les changements profonds qui se sont produits au Québec dès le début des années cinquante.

 

Borduas énumère, nombreux,  les peurs de l’époque et les abus des pouvoirs politique et religieux. Qu’en est-il aujourd’hui ? Un certain nombre de peurs en moins, mais apparition de nouvelles sous forme d’incertitude, d’anxiété et d’angoisse dont les effets sont souvent plus troublants et davantage déstabilisateurs que celles du passé. Le nombre de dépressions et de suicides, pour lesquels le Québec s’est hissé parmi les champions à ce douloureux palmarès mondial, en témoigne.

Quant au pouvoir politique en place, il lutte toujours aussi férocement pour se succéder à lui-même, par des moyens très proches de ceux d’autrefois, utilisés cependant avec plus de raffinement. Et de ce fait, probablement plus pernicieux !

 

L’auteur du Refus global dénonce une société qu'il estimait être en décadence pour laquelle  la religion et les hommes de l’époque sont pointés du doigt. Aujourd’hui le pouvoir religieux est écarté et les hommes ont été remplacés par d’autres «d’une autre classe » comme le souhaitait Paul-Émile Borduas. Pourtant la décadence s'installe à demeure depuis les dernières décennies et s’accélère même sur fond de société amorale. Borduas pourfend le Dieu des chrétiens ; aujourd’hui on en adore un nouveau, polyforme. Il s’appelle ploutocratie, argent, matérialisme, individualisme, hédonisme,  etc.

 

Devant le blocage actuel de notre société, qui se consacre corps et âme à l’adoration de son nouveau dieu, le temps de dire, de crier, un nouveau refus global est venu.

 

Voici ma contribution.

 

 Introduction

 

Au moment de la Révolution tranquille, les hommes politiques d’alors ont souvent cherché à chasser de nos mémoires à peu près tout ce que le régime politique précédent avait produit de positif. Il fallait coûte que coûte « rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société et se désolidariser de son esprit utilitaire »  (Refus global - P.-E. Borduas). Faut-il voir dans cette douloureuse tabula rasa perpétrée par les artisans de la Révolution tranquille, l’œuvre de personnes enfin en possession du pouvoir si longtemps convoité et trop désireuses de repartir à zéro, ou un règlement de compte politique qui devait nier aux vaincus toutes réalisations valables ?

 

Quoiqu’il en soit, les changements très importants imposés à notre société d’alors, dont bon nombre étaient devenus nécessaires cependant, ont été beaucoup trop coûteux. Réalisée sans la césure propre à une révolution, fut-elle tranquille, la transformation de notre société aurait été aussi valable. Probablement plus. Et, parce que faite progressivement selon les règles de l’évolution posée et réfléchie, qui souvent fait la grandeur et la qualité des peuples et des nations, elle aurait été nettement plus humaine et plus profitable pour une majorité de la population. Des pans de solidarité sociale ont été détruits inutilement selon le professeur Gilles Paquet.

 

Il nous faut maintenant travailler à reconstruire le sens de l’éthique et de la juste mesure que notre peuple a abandonnée trop facilement face au paradis illusoire de la consommation à grande échelle, de la mise en application de méthodes éducatives non suffisamment éprouvées, de l’encouragement à la remise en question de la famille traditionnelle (nucléaire) et du rôle de parents, du rejet non justifié de nombreuses valeurs mises en place par les générations précédentes, etc. Le peuple crédule des affirmations trop peu réfléchies de sa nouvelle élite croyait y trouver le bonheur. Ce fut le contraire : accroissement des disparités économiques et sociales au milieu d’une orgie de consommation ; détérioration de l’éducation de base, décrochage scolaire, augmentation de la violence conjugale, éclatement de la famille, délinquance, violence à tous les échelons de la société, suicides, etc. Voilà le prix à payer pour le manque de prévoyance, de courage et de perspicacité de plusieurs gouvernements depuis 1960, dont ils auraient dû faire preuve pour corriger les dérapages de la Révolution tranquille.

 

Une société malade

 

Je dénonce la présente société qui a perdu toute finalité hormis celle de l’argent, du pouvoir et du plaisir, et qui s’avilit toujours plus profondément dans le matérialisme le plus sordide. Le triomphe du matérialisme engendre une crise des valeurs de l’esprit.

 

Le Québec s’est fait soldat d’avant-garde pour la défense d’une forme de démocratie et de liberté qui s’apparente étrangement à la permissivité dans plusieurs secteurs d’activités. Pour réaliser cet idéal de démocratie libre tant recherché par les défendeurs de la Révolution tranquille, rien n’a été épargné. Les résultats sont au rendez-vous. Mais, trop souvent hélas, ils portent en eux de graves effets pervers favorisant dans la population en général, l’émergence et la montée du matérialisme outrancier,  l’apparition d’un individualisme antisociétal inquiétant, la décadence des mœurs et l’affaiblissement de l’étique, de la morale, de la discipline, de l’autodiscipline (autorégulation), etc. 

 

Faut-il voir dans cette course frénétique à la présente forme de  démocratie l’expression de principes fondamentaux qui habitent nos gouvernements ou un agenouillement rentable devant l’assaut d’insatiables groupes de pression de toutes tendances, pourvoyeurs de fonds et de votes ?  Les deux, sans doute, mais avec une propension marquée pour tout ce qui peut assurer la pérennité du pouvoir.

 

La pornographie, cette manifestation de l’animal en nous ; cette invitation incessante à l’accouplement de l’humain devenu « bête », est une triste réalité lourde de conséquences. En libérant outrancièrement le sexe, on l’a banalisé.  Il est maintenant présent partout et est perçu comme une normalité sans conséquence. Résultats : hypersexualisation chez les jeunes, exacerbation du désir chez le (la) « drogué(e)» du sexe, harcèlement, violence, viols, crimes passionnels, MTS, sida, etc.

 

Il faut nous questionner sur l’équation à établir entre la montée de la violence, les drames familiaux, le suicide et la chute de l’éthique sociale d’une part, et la montée en popularité des valeurs d’une certaine gauche outrancière d’autre part. La réponse, que nous devons rechercher dans l’analyse de ces valeurs et de leurs conséquences, ne sera valable que dans la mesure où tous les groupes pourront exprimer leurs pensées librement, ceux en particulier dont la capacité de se faire entendre est réduite. À ceux-là, il faut tendre la main et chercher à connaître leurs idées, leurs observations et leurs désirs trop souvent ignorés, de manière à en favoriser l’expression calme et pondérée. 

 

Débâcle de la famille

 

La famille québécoise se cherche. Elle est disloquée. Elle souffre. Souvent on n’y retrouve plus ce ciment affectif qui, autrefois, faisait la joie de ses membres, dans la réussite ou dans l’échec. Les membres de la famille riaient ou pleuraient, ensemble. Elle n’est plus ce refuge dans lequel les enfants trouvaient la sécurité, l’amour et le bonheur ; ces conditions tellement importantes pour une éducation solide et équilibrée et pour la réussite dans la vie.

 

Les parents, qui doivent travailler tous les deux pour donner un minimum de confort aux enfants, sont épuisés. D’autres, dépassés par les événements, fuient leurs responsabilités. L’éducation des enfants s’en ressent gravement. On retrouve chez eux, de plus en plus, un comportement antisocial dès leur arrivée à la maternelle : violence, crises, insultes. Du jamais vu. Les principales causes : familles éclatées, valeurs douteuses véhiculées au sein de la famille, absence de règles comportementales claires liées à la prime éducation des enfants, permissivité comme moyen d’acheter la paix,  environnement violent, etc.

 

La moitié des mariages se termine par une séparation ou un divorce. Pénible constatation.  Si plusieurs divorces sont souhaitables et même nécessaires, force nous est de constater que beaucoup sont le résultat de l’intolérance, du caprice et de l’égoïsme. Même en présence de signes de désaccords profonds entre le père et la mère, il est rare que l’enfant souhaite la séparation de ses parents. Pour un enfant, lorsque la famille se défait, c’est son univers qui bascule.

 

Il ne faut donc pas s’étonner de retrouver aujourd’hui tant de personnes seules, qui, sans réflexion suffisante, ont détruit une union qu’un peu de dialogue et de tolérance auraient sauvée.  Le résultat est navrant : solitude, insécurité et misère pour bien des parents divorcés et, peur, repli sur soi, tristesse et dépression pour les enfants sans véritable famille et parfois laissés à eux-mêmes. Avec une famille si mal en point, il ne faut pas se surprendre de tant de suicides chez les jeunes.

 

L’éducation : un échec à la base

 

Notre système d'éducation public, n’accorde plus suffisamment d’attention à la formation de base au primaire et au secondaire Comparée à celle consacrée aux disciplines technique et professionnelle, il y a disproportion.  En déficit de moyens, souvent confrontée à un manque flagrant de discipline de sa clientèle, parfois privée de professeur(e)s qualifiés et d’une pédagogie appropriée, l’école primaire et secondaire ne peut répondre aux exigences d’une bonne éducation de base. Le français parlé et écrit au Québec se détériore. L’école ne réussit pas à donner aux nôtres de bonnes habitudes langagières tant sur le plan de la prononciation que sur celui du vocabulaire. Sur ce dernier point, il y a toujours une déficience marquée qui ne permet pas à une partie importante de la population de s’exprimer clairement. Le joual connaît  toujours ses heures de gloire auquel se  greffent régulièrement nombre de jurons dégradants et scabreux. Bien sûr, autrefois nos capacités de communiquer par la voix ou l’écriture étaient limitées, mais quiconque devait le faire en public, le faisait toujours de son mieux. L’effort pour bien parler et écrire était valorisé. On s’appliquait. Aujourd’hui, pour un trop grand nombre de personnes, parler et écrire correctement est devenu sans importance. À la limite, chez les jeunes, parler et s’exprimer correctement peut être ridiculisé.

On a peut-être consacré trop d'énergie et de temps à faire des expériences dites pédagogiques pendant qu'on négligeait le but essentiel de l'enseignement : outiller nos jeunes pour leur permettre de mieux réussir dans la vie. En cela, savoir parler et écrire correctement est prioritaire. Plus que la connaissance des techniques et des sciences.

 

 

Une société à reconstruire

 

Nous sommes allés trop loin. Il faut arrêter la machine du faux progrès. Nous avons besoin de modération. Une période de réflexion s’impose pour faire le point sur les dernières décennies de bouleversement social au Québec. Nous avons besoin d’un mouvement social qui va dans le sens de la révolution des mœurs et de la restauration des grandes valeurs de l’esprit que sont la loyauté, l’amour du travail et des choses bien faites, la persévérance, le courage et  le sens du devoir. Il faut apprendre à refuser parfois la facilité et le lucre pour mieux accomplir son devoir. Il faut nous éloigner de plusieurs de nos intellectuels aux idées permissives et  dissolues.  Sans y être opposée, il faut souhaiter un éloignement du matérialisme et de l’hédonisme tout azimut que le Québec connaît en ce moment. Le matérialiste a sa place dans notre société, mais il faut que les valeurs qu’il véhicule soient soumises à celles de l’esprit, c’est-à-dire à celles qui grandissent la personne humaine et lui évitent la domination avilissante de la matière.

 

Ces valeurs mises de côté dans notre précipitation à réaliser les changements préconisés par les artisans de la Révolution tranquille doivent réoccuper la place qu’elles n’auraient jamais dû quitter. Elles sont nécessaires à la reconstruction de la société actuelle.  Il faut les redécouvrir et s’appliquer à les incorporer à nos vies en toute sérénité, calmement. Elles sont de nature à freiner la compétition et la recherche exagérée de la performance. Deux éléments qui incitent à la lutte entre individus, groupes d’individus, entreprises et syndicats, et organismes sociaux. La société ne doit plus être un champ de bataille où s’affrontent individus carriéristes ou groupes en quête de toujours plus de pouvoir, mais une collectivité ou seront harmonieusement intégrées toutes les classes et les couches de la société. Nous avons besoin d’un mouvement  qui travaille à la renaissance de la vie spirituelle et physique, d’une transformation morale qui donne un sens nouveau à la dignité de l’individu, qui refaçonne après des décennies de décadence, à la fois le corps et l’esprit. Face à la croissance inquiétante de l’obésité chez nos jeunes et dans la population en général, l’urgence de la renaissance physique s’amplifie de jour en jour. L’activité physique, la pratique de sports exigeants, le plein air, mais aussi la vie en groupe et l’esprit d’équipe sont autant de moyens de revaloriser l’être humain membre d’une collectivité à laquelle il a droit d’être fier et heureux d’appartenir.

 

Le gouvernement doit bien saisir l’importance des enjeux sociétaux à long terme, les expliquer à la population et assumer pleinement son rôle de guide de la nation. Pensons au monde de demain, à celui issu de l’ordre social d’aujourd’hui. Devant notre société actuelle, aux trop nombreux membres devenus exigeants, égoïstes et irresponsables, le gouvernement, victime de son propre laxisme, est souvent pris au dépourvu. Il lui faut maintenant faire preuve de courage politique et judicieusement, efficacement, encadrer l’expression de la liberté. Dans certains domaines, le besoin croissant de contenir l’humain au moyen de  lois et de règlements sévères pour le protéger de lui-même et des autres, est devenu incontournable. Le gouvernement doit en prendre conscience et, plus que seulement légiférer pour limiter les dégâts, il doit travailler énergiquement au changement des mentalités chez l’humain, favorisant la restauration de l’autodiscipline (autorégulation) et des valeurs de l’esprit. C’est le prix d’une saine liberté.

 

 

JE DÉPLORE,  JE DÉNONCE, JE REFUSE...

 

 

·       la famille éclatée (sans bonnes raisons), qui marque inexorablement les enfants;

 

·        le faible taux de natalité de notre société d’abondance, pourtant une des plus en mesure au monde de se donner des enfants en plus grand nombre et bien éduqués ;

 

·        le dévoiement de la sexualité qui, pour une bonne partie de la population, a perdu sa finalité, hormis le plaisir ;

 

·        notre société capitaliste qui accorde plus d’importance à l’argent qu’à l’enfant, et qui force le couple à choisir le premier au détriment du second ;

 

·        la place qu'occupe cette nouvelle drogue que sont les jeux de hasard et la loterie dans notre société, avec l'encouragement de nos gouvernements qui en sont les promoteurs et les bénéficiaires ;

 

·        notre comportement permissif face à la place des drogues dans la société ;

 

·       la discrimination de sexe, de race et d’âge  notamment dans le domaine de l’embauche et de la justice sociale ;

 

·        la soif de pouvoir, l’individualisme et l’hypocrite capitalisme de nos syndicats et de leurs dirigeant(e)s ;

 

·       l’improbité, le laisser faire, la soif et l’abus de pouvoir de nos politiciens en général; 

 

·       le favoritisme politique et le « patronage » déguisés en lobbysme auxquels nos dirigeants politiques s’adonnent trop souvent ;

 

·       notre système de justice dans lequel l’application des règles du droit et des procédures prime sur la recherche de la justice ; son intolérance en certains domaines et son laxisme en d’autres ;

 

·       l’accessibilité à la justice de plus en plus difficile pour la classe moyenne qui n’a plus les moyens de payer;

 

·       notre système d’éducation qui n’apprend plus à notre jeunesse à écrire et à parler correctement ;

 

·       notre système d'éducation qui ne peut empêcher le décrochage d'une importante  partie de sa clientèle, particulièrement masculine ;

 

·        le « business » de la santé et le lucre de ses professionnel(le)s ;

 

·        le commerce et le prix abusif des médicaments imposés par notre industrie pharmaceutique dont le but premier, sinon le seul, est le profit ;

 

·       la peur de parler et de s’affirmer en raison des tabous, de la règle de la « rectitude politique » et de la « dictature » des modes ;

 

·       le changement qu’on associe trop facilement au progrès : l’un n’est pas forcément l’autre ;

 

·       les valeurs de matérialisme, d’individualisme et d’hédonisme véhiculées par notre société et sa béate soumission au dieu argent ;

 

·       notre modernité souvent caractérisée par la recherche excessive du plaisir et la décadence des mœurs ;

 

·        le mauvais usage que l’individu fait de sa liberté ;

 

·        le mauvais usage que la société fait de sa liberté.

 

 

Claude Lalande

 

 

 

 

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