Bernard Landry a raison : pour le Québec, souveraineté et ONU sont
intimement liés
Il y a quelques jours, Carol Néron (Le Quotidien) émettait l’opinion que
Bernard Landry faisant montre d’un optimisme exagéré et, fidèle à son habitude
de grandiloquence et d’idées de grandeur, se voyait déjà assis à la table du
Conseil de sécurité de l’ONU. J’avoue avoir partager son point de vue pendant
quelques heures. Mais c’était avant de me questionner sérieusement sur l’à
propos de la déclaration du premier ministre.
Bernard Landry est souverainiste comme l’est environ 40 % de la
population. Pas de doute là-dessus. On ne saurait, alors, chercher à
ridiculiser le PM et un aussi grand nombre de personnes de croire à la
souveraineté, sans risquer le ridicule. Et d’autant plus que la popularité du
PQ est en remontée depuis le dernier Conseil national à l’occasion duquel,
Bernard Landry y allait d’un vigoureux
plaidoyer en faveur de la souveraineté du Québec.
Or,
la souveraineté ouvrirait au Québec, toutes grandes, les portes des nombreuses
organisations internationales, dont l’ONU. Pour le Québec, conscient et
respectueux des principes du multilatéralismes, devenir membre de la plus
importante organisation de coopération internationale, une fois la souveraineté
réalisée, se résumerait à une simple formalité. Pour notre État national, à
toutes fins pratiques, l’un vient avec l’autre.
Comment, dans ces conditions, l’accès à la table de l’ONU serait-il
objet de ridicule ou de folie des grandeurs, si la souveraineté ne l’est pas ?
Claude Lalande
Février 2003