Québec libre et la CAQ
La CAQ est absolument hégémonique chez les Québécois francophones et disposera du pouvoir d’imposer de grandes décisions collectives pour encore quatre ans, si elle le veut vraiment, si elle ne se contente pas de gérer à courte vue.
Québec
La question
se pose donc : de quoi sera fait le prochain mandat de François Legault ? Quel
héritage veut-il laisser ? Quel sera son legs ?
S’il est
vraiment lucide, il devra oser s’avouer à lui-même la chose suivante : ce
mandat sous le signe de la toute-puissance caquiste sera peut-être
paradoxalement le dernier spasme du nationalisme québécois, avant que la
révolution démographique enclenchée par les libéraux et leur politique
d’immigration massive ne vienne compromettre pour de bon le rapport de force
politique de la majorité historique francophone en la condamnant à devenir
minoritaire progressivement.
Disons les
choses autrement : si la tendance se maintient, d’ici quelques décennies, le
Québec ne sera plus le Québec. François Legault ne peut pas ne pas le savoir.
Et il ne peut pas se contenter de mesures cosmétiques comme le projet de loi 96
pour assurer l’existence de notre peuple.
Nationalisme
Au fond des
choses, il devrait faire l’indépendance. D’abord parce qu’il est peut-être le
dernier à pouvoir la faire. Ensuite parce qu’après, il sera peut-être trop
tard. Aussi, parce que sans l’indépendance, nous sommes condamnés à
disparaître.
Lui seul
aurait l’autorité naturelle pour l’imposer aux Christian Dubé et Éric Girard
qui participent à sa coalition.
On a
beaucoup comparé François Legault à Maurice Duplessis ces temps-ci. En fait, il
doit devenir Daniel Johnson père et renouer avec le nationalisme d’affirmation
qui était le sien.
François
Legault le sait-il ? Il pourrait faire naître le Québec libre
Mathieu
Bock-Côté