Santé et éducation
Quelques réflexions …
L’Affirmation nationale fait siennes les
pensées philosophiques énoncées ci-dessus.
Le système de santé au Québec est toujours un des meilleurs au
monde, mais actuellement, il se détériore. La réforme et la cure
d'amaigrissement qu'il a subi lui ont fait mal. Principalement parce que cette
réforme a été mal planifiée. Nous peinons depuis déjà plusieurs années à le
remettre sur pied. Les abus venant de partout étaient pourtant évidents depuis
longtemps.
Pour des
raisons politiques, on a négligé d’agir, alors qu’il était encore temps de le
faire sans coupures excessives, sans bouleversement indu. Il a fallu que le
système lui-même soit en danger pour réagir. Il faut souhaiter qu’à partir de
maintenant, ceux et celles qui ont la charge de faire fonctionner notre système
de santé demeurent à l'écoute de la population et sachent évaluer correctement
les demandes qui lui sont transmises. Il ne faut plus mettre en péril ce
coûteux acquis des dernières décennies.
L’Affirmation
nationale est sensible au fait que pour vivre sainement il faut une société en
santé. Ce qui signifie que l’environnement physique et social doit être
sécuritaire de même que le seront les conditions de travail, l’air, les
aliments, l’eau, les quartiers résidentiels et les habitations, les routes,
etc. Les conditions sociales, culturelles et économiques dans lesquelles nous
vivons doivent nous permettre de faire les meilleurs choix en matière de santé,
des choix qui seront équitables pour toutes les couches de la société.
Au-delà
des problèmes de malnutrition et d’environnement physique et climatique
auxquels il est importants de trouver des solutions durables pour aider à la bonne
santé de la population, il y a celui de la consommation de matières illicites
qui amoindri l’individu, pouvant même le détruire, tant sur le plan physique
que moral et psychologique. Il faut nous attaquer résolument à ce problème par
des moyens efficaces et énergiques. Le mal de la drogue est profond. Il faut
l’éradiquer à la source. Mettre des piqueries à la disposition des
consommateurs de drogues ne peut être qu’une solution temporaire pour éviter
l’infection et la transmission de maladies inhérentes à cette pratique. Au-delà
de la temporalité, la présence de piqueries s’identifie à la permissivité et
devient un symbole d’encouragement à la consommation de toutes les drogues même moins
dommageables. Et, par ricochet, de la cigarette et de l’alcool. La fin du laissez-faire doit être sonnée.
Les
maladies transmises sexuellement sont un grave danger et doivent être
combattues avec la plus grande énergie. Elles doivent être de déclaration
obligatoire. Mais étant donné le caractère très personnel des pratiques
sexuelles, il est presque impossible d’intervenir directement. C’est également un peu le cas pour la
consommation de drogue. L’un et l’autre doivent être combattues par l’éducation
et la publicité intensive, sans répit, comme nous l’avons fait contre le tabagisme.
La grande réduction du tabagisme, plus que l’augmentation du prix des
cigarettes, a été obtenue par les deux moyens cités précédemment, mais aussi
par le traitement sévère réservé aux fumeurs. Oui, il faut le reconnaître, on a
chassé les fumeurs de l’espace public, on les a pointé du doigt, on les a exclus,
ostracisés… Qui a dit qu’aux grands maux
il faut opposer les grands moyens ?
Faudra-t-il un jour légaliser certaines drogues pour mieux les combattre
comme on l’a fait pour le tabac ?
Sur
un autre plan, il faut réfléchir à la possibilité d’élargir le système de santé
au secteur privé. Certains y verront l’arrivée d’un système de santé à deux
vitesses. C’est probablement vrai. Mais en quoi cela serait-il dommageable au
système actuel si l’arrivée de la « deuxième vitesse » améliore
l’ensemble du système. C’est probablement ce qui devrait se produire si ceux
qui ne veulent attendre et qui peuvent payer, utilisent les services privés de
santé. Le système public en sera d’autant dégorgé et soulagé financièrement.
L'Affirmation nationale tient à ce que
notre système de santé devienne véritablement performant. Elle continue d’y
noter un important laxisme, responsable d’abus au niveau de la consommation des
services et des médicaments, tant de la part des patients que des médecins. Il
faut avoir le courage de pointer du doigt les fautifs et les abuseurs, hommes
ou femmes, et prendre les mesures nécessaires afin que cesse un tel
comportement.
Claude Lalande
Août 2008
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Santé
et éducation : approches philosophiques