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Avant-propos
Il m’arrive parfois d’imaginer un État idéal dont le but premier de
l’équipe dirigeante serait de faire évoluer harmonieusement les choses en se rappelant
que tout changement ne signifie pas forcément progrès. L’intérêt personnel et
le pouvoir pour le pouvoir seraient exclus de la pensée des gouvernants.
La
révolution et les bouleversements sociaux ne seraient pas les bienvenus dans ce
pays en quête de consensus, d’équilibre social, de stabilité harmonieuse et de
bonheur durable. Toute modification à l’ordre constitutionnel, politique ou
administratif, serait commandée par les intérêts supérieurs de la nation.
Je vois à la tête de ce pays, une équipe solidaire et compétente,
possédant plus les qualités du missionnaire que celles du fonctionnaire. Une
équipe acquise au sens du devoir, peu perméable à la rentabilité électorale,
capable d’associer la population à ses projets par une communication ouverte,
explicative et dépouillée de propagande, et ne craignant pas de mettre en
relief, non seulement les avantages, mais aussi les aspects moins positifs
d’une éventuelle législation ou mesure administrative.
Que les décisions de cette équipe ne soient pas motivées uniquement par
des questions monétaires, mais qu’elles le soient aussi par la promotion des
valeurs de l’esprit : devoir, courage, honnêteté, dévouement, respect, probité,
etc. Des valeurs qui, malheureusement, n’occupent plus la place qu’elles
devraient dans nos sociétés modernes dites évoluées.
Est-ce trop demander ? Sans doute oui, dans l’état actuel des
mentalités, trop orientées vers l’individualisme, le matérialisme, la facilité
et l’hédonisme.
Alors, pourquoi ne pas travailler à les changer ? C’est ce que je propose.
Claude Lalande
2006
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