| dernière mise à jour: 14 mai 2006 | ![]() |
ouvrez les yeux n°8 printemps 2006 |
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Étranger étrange parmi les étrangers,
je te regarde sourire toutes dents déployées avec des mines étranges d'assassin assoiffé. qui remue, qui glapit, qui sursaute ? Pourquoi tout ce grand vide dans ma tête Pourquoi tant de silence ? Pourquoi ces larmes au sillage de mes lèvres ? Pourquoi cette insistance sinueuse et sournoise ? Est-ce le délire qui m'envahit à nouveau ? Prends-moi dans tes grands bras, algues mourantes et [ tièdes Enfonce ton regard tout en moi. Laisse, laisse-moi pénétrer ta foulure. Voluptueusement, j'embrasse tes cernes bleutés, [ tes cernes d'hier.
J'ai froid, j'ai la tête
lourde, la lèvre fendue, j'ai mal à[ moi...
Je veux te regarder en face sans
déplaisir.Je veux apprendre ton devenir et chasser les [ chamades qui tuent
dans mon esprit noueux tous ces
charabias incessants.Satané perroquet que j’inonde, onde, ronde, mauvaise le sourire immonde. [ Joconde, Je veux sortir au dehors de moi-même, au dehors de toi-même. Les questions font tremper cette énorme écluse sous un ciel glacé, turbulent, turbulé. Il va m'anéantir tout à l’heure, il va m'enrobinner dans ses salastres mauves, [ jaunes et toute folie
Donne-moi ta déraison,
n'aie pas peur,surtout n'aie pas la sauterelle plus folle et plus chatouille, chatouille-moi partout que j'éclate de rire, de rire, de ris de veau trempé dans une vieille marmite qui cloaque sur les chants médusés d'une speakerine terriblement foutue, terriblement vieillie. Casse la carapace, déguste le dedans. Enfonce ton regard tout en moi. Je veux te murmurer quelques calices ondoyants et pervers. Je veux t'amouracher et te frire comme un merlan pourri. Pourriture gerbée sur ta tombe. Je ne sais plus... Je ne sais plus si les tombes parlent, si les morts sont en moi ou hors de moi, si folie existe vraiment dans les hécatombes de ma violence. |
Un homme me nargua, m'arracha les nippes, les nichons, me blasphéma, me sauva d'une onde dévastatrice par un costume net, sec et bien serré, scruté au couteau dans ma peau de patate. L'homme était en moi, fumier empaqueté dans mon ventre, sperme rauque, ragotant, démoniaque, comme une araignée, un crampon, une sangsue [ à mille pattes.
J'ai les yeux qui se mouillent
Mouille, mouillette, va à la moulinette ! Femme, aide-moi. Ma sœur, tire-moi. Avortons en silence nos saletés, nos ignominies. Je ne veux pas croupir dans des affres étranges. Je ne veux pas crever dans un gland de marronnier [ sauvage.
Je ne veux pas mourir avant la circonvolution des
[ esprits
qui me chatouille l'échine, esquine,
mesquine.Pourquoi tout ce dégoût qui ranime ma haine ? Crève, crève et même un peu plus. Crève de mes mains que je souillure dogmatique, dogme, dôme concupiscent. Mes entrailles vomissent ton nom, ta couleur. Je veux revoir le ciel clair, net, sans tâche. Je veux revoir la mer qui m'accule sans cesse. Je veux, je désire, j'envie toutes les femmes aux seins [ pointus
qui transgressent
le code universel du champignon.Seigneurs, qu'avez-vous fait de mes écrits célestes... iques, dosmatiques, élastiques et tic et tic et tac... J'ai peur de mon enfance. J'ai peur de ton regard sur moi, de ce que tu pourrais me cracher au visage, à la gueugueule à moi.
Il ne faut pas se
laisser manger par les petites filles [ perverses.
Petites filles perverses renversent,
déversent,réversibles, cibles, maribles, risibles... Démantibulation précoce. Bubulle, Hercule. Bubulle t'a fermée et à jamais nunulle, cuculle, enculle, majusculeusement ridicule. |
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