Réunion ordinaire de février
À
la réunion du 7 février 2006, il y avait plus de travailleurs sociaux que de personnes en difficulté. L'information quant aux jours de réunion passe assez mal. On a décidé de refaire des affiches, plus visible. On y mettra ce que David nomme le logo historique.
On évoque le plan Gel, qui fonctionne, mais reste à
améliorer. Il faut plus de places, ne pas laisser des gens à
la rue sous prétexte que la température est supérieure
à moins un degré. Il faut travailler à la prévention
: pousser les gens à se chercher un logement convenable. Clément,
un bénévole très motivé, signale que cela
devient une routine : certains n'ont pas envie de s'en sortir.
David nous parle du « projet
de loi Mayeur : aide sous contrainte »
Risque de vote en urgence d'une loi pour prendre en charge les
personnes à la rue qui sont en danger et refusent l’aide. Pas de
respect des procédures (commission consultative de l’aide sociale).
C’est une bonne question mais une mauvaise loi à ne pas prendre
dans l'urgence. Un vrai débat est nécessaire. Les travailleurs
sociaux présents s'inquiètent du manque de concertation.
Le projet de loi est classé « en urgenceénbsp;», cela
signifie que la commission prévue serait court-circuitée.
Une personne conteste l'urgence : le
projet Mayeur a été rédigé après
le décès de 3 SDF bruxellois fin novembre. Ces morts de
froid avaient été très durement dénoncées
par la Presse écrite ; et ce n’est pas bon pour les politiciens
avant les élections. Cependant, la procédure pour voter une
loi étant ce qu'elle est, même en extrême urgence, cela
ne serait pas appliqué avant début mai, après les grands
froid. On a réellement le temps de consulter les commissions concernées
avant l'hiver 2006/2007.
On vous parlera des développements de ce projet de loi
dans le journal suivant.
Enfin, Solange propose de recevoir des personnes en difficulté
chez elle pour des conseils personnalisés. On en reparlera…
manifestation à Namur
Le 10 février 2006, il y avait une manifestation au
cabinet du ministre Antoine, à Namur.
Le GADL avait délégué
trois personnes. A Namur, nous avions retrouvé des gens de Vivre Ensemble,
de Solidarité Nouvelle (Charleroi), de Bruxelles et de Mons.
Après une petite manif’ au centre de Namur, nous sommes
allés visiter le centre de la Marlagne, sur les hauteurs de Wépion.
Ce grand bâtiment, -à l'architecture résolument moderne-
accueillera du 7 au 13 mai la formation commune des groupes de Liège
et de Charleroi.
En début d'après-midi, le
Ministre Antoine nous reçoit enfin. On lui remet les affiches
de pétitions ’un toit/un droit’. Après avoir écouté
poliment deux de nos délégués (Jean-Paul & David),
M. Antoine s'est lancé dans un long discours. J’en retiens que
ce Ministre connaît bien ses dossiers, et qu'il rejette catégoriquement
les atermoiements quant à la
tenue de la conférence interministérielle du logement sur
ses collègues.
M. Antoine signale encore que bien souvent, des ministres font
des choses qui sont inaugurées par d'autres, lors de la législature
suivante.
Cette journée a également été décrite
dans le journal 1,2,3...actions! n°0; p.3
1,2,3...actions! est le mensuel gratuit
du comité de l'espoir et groupe d'action droit au logement [de
Charleroi]
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