Encore
Demain
Ne plus
Le temps
Encore
La Main
De tous
Les temps
Encore
Le Vin
De l'Ignorance
Encore
La
Fin
De
l'Innocence
*
Le calme est nouveau
Et l'oubli lui aussi
Dans la vague à nouveau
Elle rit Elle aussi
Atome et goutte d eau
Oublient le va et vient
Des rimes de l'En Haut
Et des vers de demain
On arrache à la soie
L'espoir de le revoir
Sans lui tout est émoi
Et douleur dans l'histoire
Peut faudra-t-il
Éclairer le remord
Qui dans l'heure versatile
Étouffe les joies qui dorment
Et demain et Encore
Mains défuntes
Et demain et Alors
Dans l'étreinte
*
Le pleur ancien
Attelé à mes mains
La source claire
De la mère et des vents
Entament la flamme
De l'inconnu
Il arrive aussi
A la tombée du jour
Que la mer, elle aussi
Prolonge ses détours
Prolonge ses amours
Perdus
Dans le halo lumineux
D'autrefois
Je voudrais retrouver
Les secrets de la vie
Dans la rumeur forte
Des lumières d'aujourd'hui
Je ne veux plus chercher
Que la triste inconnue
Inconnue des vivants
Oubliés des fantômes
Mêmes
Repensant à nouveau
Aux perles de l'Arôme
Même
Aimer et sans retour
Aimer et sans Amour
Aimer et disparaître
Aimer et s'en remettre
Au rien
Au tien, tu me diras
Au mien, tu me tueras
Au sien, il ne rira
Que de moi
Au tien, n'a d importance
Au mien, Indifférence
Au sien, ne te ris pas
De moi
Ô rien, n'a d importance
Au tien, Indifférence
Au sien, il ne veut plus
Aimer
Au rien, dans les nuits rondes
Au mien, les lunes sombres
Au tien, lueur des mondes
Passés
Il existe à nouveau
Pour un monde dans le Monde
Pour une larme dans les Larmes
Pour un temps dans le Temps
Il résiste à nouveau
A la ronde des Moments
A la Mer
A la Terre
*
Il est là, dans ma vie
Elle est là Elle aussi
Il me ronge,
Et Elle me plonge
Dans les détours de l'ennui.
Bleue et noir et sang
Tic et tac et tic et tac
Dans la flaque de l'impromptu
Tic et tac et flic et flac
Dans la marre de l'inconnu
Tic et tac et tic et tac
Elle est là et elle me tue.
Place et mer dans l'inconnu
Place de fer de l'impromptu
Il est là et elle est là
Dans la flaque de l'inconnu
Bleu et vert et fou de sang
Ils se taisent et sans défense
Ils se plaisent et sans repens
Se démènent et me reprennent.
Tic et tac et flic et flac
Dans la mer de l'inconnu
Frissons d argent, mer grivoise
Il est là et Elle est là.
Aussi.
Tic et tac et tic et flaque
Dans la mer de l'inconnu
Il change l'attente
Des bleus d argent.
L'espoir est là et il s ennuie.
*
Le silence a son bruit.
Oubliés
Du présent
Il s'égare quand on vit
Il s'écarte quand on rit
Quand l'amour est là
Quand le souffle est là
Il revient, aspiré par le vide
Des rires cruellement tristes
Des vies cruellement lisses
Le silence a son bruit
Les pleurs ne sont pas loin
Et déjà au lointain
Éteint
Le temps a ses silences
Qui tuent sans prévenir
*
Espoir du Soir et du Matin
Dans l'étreinte des miroirs
L'aube des choses
Arrive
Je souris malgré moi
Et l'espoir ronge en moi
Famine
Elle est là et peut être
M'attend
Pour Être
Pour Être de nouveau
Au bord de l'eau des mondes
Au bord des sorts de l'ombre
Au bord des Mots
Je ne sais plus vivre
Sans l'attente et l'étreinte
Sans l'amante et l'étain
Sans le jour et le bruit
Elle m'a parlé
Écouté
Entouré
Promis
Les secrets
Elle m'emmène
Se perdre, S'oublier
Ensoleillé
Elle s'apaise sur mon épaule
Des Larmes presque
Elle respire et puis me frôle
Les Frissons restent
Deux corps se croisent
Comme en prélude
A la Pleine Lune
*
Il est là lui aussi
Dans les murs de l'ennui
Et ne me fait plus peur
Et Tant, je veux partir
Je ne veux plus souffrir
Je ne veux plus chercher
Les corps de l'Amitié
Je ne refuse plus
De rire au désespoir
De rire aux mille feux
De la mer et des jeux
Des enfants d aujourd'hui
Ma faiblesse
Ma Maîtresse
Il n'est plus tant de la nier
Ma faiblesse
La traîtresse
Je n'ai plus qu'à la voir
Dans la lueur noire
Des chandelles du Passé.
*
La vague et la ronde
Du bleu fripé des mondes
D'un bel été sombre
En fleur
Le Jaune et le cassé
D'un monde sans arrêt
Arrêtent le cours du monde
Et ploie sous l'attention.
Arrêts des cours, arrêt du corps.
Arrêts des pleurs. Et pleure encore.
*
Attendant le Prochain
Trahi et partagé
Entre mes deux Secrets
Résigné, j espère.
Espoir d une seconde
Qu'inspire la loyauté
Qu'attire la vérité
Du mal
Qui gronde
Je m'essouffle et reviennent
Les Astres du passé.
Ils m'entourent et me prennent
Dans leur tourbillon gris
Gris comme la Plaine
De ces matins blêmes
Des orages frêles
Et qui pourtant tuent
Gris comme la Veine
Des attentes vaines
Des creuses querelles
A jamais perdues
*
Triangles de l’ennui
Aux angles incertains
Les horizons plats
M ‘écoutent
Regard fébrile
Eclaire le Nom
Des horizons
Fébrile, vivante
La mer amante
Des horizons
Ecoute la Voix
Epuise la Foi
Des horizons
*
*
*