Chers visiteurs, nous vous informons que cette page ne comporte absolument aucun aspect comique, mais, selon la volonté expresse de MICHEL OHL, des renseignements authentiques sur certains de ses principaux maîtres.
MICHEL OHL nous fait dire :
"Si le spectacle clownesque connaît aujourd'hui un relatif déclin, et, par conséquent, dans un monde où la marchandisation et l'uniformisation de la culture ont pris le pas sur la (ou les) culture(s) véritables, dont celle des clowns constituent un aspect fondamental (qui ne se souvient pas avec émotion de ce moment magique où le clown entre en scène et balaie pour un instant tout ce trop-plein de sérieux que la vie actuelle nous fait accumuler et que seul le rire et la mise à distance peuvent permettre d'évacuer), si, dis-je, le spectacle clownesque connaît aujourd'hui un relatif déclin, et, par conséquent, dans un monde où la marchandisation et l'uniformisation de la culture ont pris le pas sur la (ou les) culture(s) véritables, dont celle des clowns constituent un aspect fondamental, si le spectacle clownesque est déconsidéré pour des raisons d'hypothétique obsolescence, c'est que notre société ultra-libérale a renoncé à tout ce qui a une valeur véritable (tout à fait opposée à la valeur marchande ou à toute notion d'utilité), valeur que le clown, en grossissant le réel tel un miroir déformant, nous permet de saisir profondément, dans toute sa dimension qui parfois confine à l'absurde. Tragiquement, le déclin des clowns, qui sont pour la plupart d'entre eux devenus plus sérieux que les jeunes golden-boys de la City, nous éclaire sur l'évolution contemporaine de la société : tout est devenu trop sérieux, plus personne ne rit vraiment de cette réalité qui pourtant pourrait âtre prétexte à des moments de franche rigolade, et l'on ne peut plus rien prendre au sérieux."
Sur cette page, vous trouverez :
- la légende de Footit et Chocolat
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Les clowns nous ont toujours fait rire, à Michel et à moi. Et en particulier les plus grands d'entre eux, Footit et Chocolat, dont Michel Ohl (cf. page sur lui) a fait sa spécialité et dont il va maintenant vous parler.
(Cliquez donc sur mon nez !)
Le
clown Michel raconte : la légende de Footit et Chocolat
Chocolat est le premier "auguste". Son nom véritable était Raphael Padilla, né à Cuba en 1868, et mort en 1917 à Bordeaux. Il est d'ailleurs enterré près de chez moi (c'est Michel qui vous parle) dans un petit cimetière protestant. Il fut vendu comme esclave à un Européen, puis fut serviteur de Tony Grice, le célèbre clown blanc. Il devint par la suite extrêmement populaire grâce à son duo avec Footit, né en 1864 en Angleterre et mort, quant à lui, en 1921. Ah qu'ils étaient drôles ! Il fallait voir le contraste entre la peau noire de Chocolat et celle de Footit, le clown blanc ! Chocolat jouait le benêt de service (l'expression " être chocolat" vient d'ailleurs de là), exploité par Footit. Voici l'affiche de ce formidable duo :

Voici le compte-rendu par Jean Cocteau d'un de leurs numéros :
Débarassée du tapis-brosse, la piste verte s'enfonce avec une sourde rumeur. Des petits panaches d'eau jaillissent entre les planches. Et voila que sur le cirque, devenu bassin, un décor s'échafaude. Des feuilles de nénuphars sur lesquelles une danseuse de tulle exécute ses pointes, un moulin transparent où les chambres se peuplent d'ombres, une chasse à courre qui plonge, Footit qui attire une tête de veau nageuse en lui présentant l'huile et le vinaigre, et la Chine de PAPA CHRYSANTHEME, pantomime où Chocolat rentre de Paris en melon beige et en chantant le refrain à la mode : "Tararaboumdihé, la grammair' ça m'fait suer".
Les enfants, voici la seconde partie de ma présentation des plus grands clowns (c'est toujours moi , Michel, qui vous parle). Je passe maintenant à Grock :
Le
clown Michel raconte : la légende de Grock le clown

Karl Adrien Wettach, plus connu sous le surnom de Grock, est né en Suisse en 1880. Il commence très tôt sa carrière dans un cirque en tant que musicien. Il faut vous dire, les amis, que Grock est un formidable et talentueux musicien : il savait jouer plus de 24 instruments (et parler presque autant de langues) ! Dès 1900, Grock devient en Europe, en Afrique du Nord et en Amérique Latine, par ses tournées triomphales, le roi des clowns. Grock s'associa ensuite avec Antonnet avec lequel il se produisit en Angleterre, jusqu'à ses adieux à la scène à Hambourg en 1954. Il se retira dès lors dans le château qu'il avait fait construire dans les années folles sur la Riviera.
NOTA : Comme disait le grand érudit Michel, tout à l'heure, en revenant de chez le grand poëte Vachon : "Comme disait le grand maître Simenon, dans Le Prix d'un Homme, à la date du 10 décembre 1977 : "Fini pour aujourd'hui. Comme disait le grand comique Grock : C'est bien assez !" ".