
Montréal, 24 octobre 2004 – C’est en présence des Sœurs Grises de Montréal, qui ont été directrices de l’École des infirmières de l’Hôpital Notre-Dame entre 1945 et 1967, que Mme Esther Leclerc, actuelle directrice des soins infirmiers du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) a présidé le lancement du livre de Mme Thérèse Descary, Notre-Dame, deuxième tome de la trilogie 1095 jours. Le lancement avait lieu à l’Hôpital Notre-Dame du (CHUM) là même où l’auteure a suivi sa formation d’infirmière dans les années 60.
« Seule une infirmière pouvait écrire ce livre où les valeurs humaines véhiculées dans l’exercice de la profession transcendent la technique et la recherche apprises en nursing » a déclaré Mme Esther Leclerc. « Effectivement, en nursing, le plus difficile, ce ne sont surtout pas les techniques. À l’école, on vous les enseigne très bien. Le plus compliqué, le plus délicat et souvent le plus embarrassant, ce sont des questions qui appartiennent au chapitre des relations humaines. Les premiers contacts avec des êtres humains malades et dépendants sont des moments cruciaux que l’on n’oublie jamais » a renchéri Mme Thérèse Descary.
L’on se rappellera que l’avènement des cégeps en 1967 a mis fin à la formation des infirmières pensionnaires dans les hôpitaux et a banni du même coup tout le cérémonial entourant la prise de coiffe, par exemple, bien décrite en milieu clinique par Mme Descary. L’uniforme avait une force civique et démocratique. L’engagement était à son plus fort et le coup de foudre pour les spécialisations était marquant.
Aujourd’hui, la formation a changé, les techniques de soins au patient se sont multipliées et complexifiées, mais fort heureusement, les stages en centres hospitaliers sont demeurés. Le nombre de malades s’accroît d’année en année. La coordination avec la famille et le réseau de la santé et les services sociaux, en amont et en aval, est primordiale. L’engagement et les valeurs humaines véhiculées dans les années 60 sont toujours et plus que jamais nécessaires pour contrer la pénurie d’infirmières.
« La lecture de Notre-Dame sera inévitablement source de souvenirs pour plusieurs infirmières du Québec, de réflexion pour plusieurs autres, et d’inspiration pour les personnes qui désirent embrasser la profession » a terminé Mme Leclerc.
Le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) est un centre hospitalier universitaire offrant des services spécialisés et surspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale. Il offre également, pour sa zone de desserte plus immédiate, des soins et des services hospitaliers généraux et spécialisés. L’ensemble de ces services contribue à l’enseignement, à la recherche, à l’évaluation des technologies et des modes d’intervention en santé, et sont offerts dans une perspective de réseaux intégrés. Le CHUM contribue également à la promotion de la santé en continuité avec les services de première ligne. Le Centre de recherche du CHUM regroupe plus de 300 chercheurs œuvrant dans des domaines variés touchant le mieux-être de la population.
L’Hôtel-Dieu, l’Hôpital Notre-Dame et l’Hôpital Saint-Luc forment le CHUM et ses quelque 10 000 employés, 1000 médecins et 800 bénévoles accueillent plus d’un demi- million de patients par année.