J’ai rencontré quelques Suédois dans mon établissement et des étudiants français revenant de KTH. Ils étaient très enthousiastes au sujet de leur année d’échange. Il est intéressant de signaler que les échanges sont très courants entre l’INSA de Lyon et KTH. De plus, tout est très bien organisé, de la sélection des étudiants jusqu'à l’inscription. KTH envoie ensuite toutes les informations nécessaires pour l’inscription aux cours de suédois du mois d’août et les formalités d’arrivée. J’ai été franchement impressionnée par une telle efficacité. Enfin, comme toutes les descriptions des cours proposés par KTH sont disponibles sur Internet en anglais, il m’a été très facile de sélectionner les cours qui m’intéressaient à l’avance.
Ma principale difficulté a été de discuter en suédois avec les étudiants suédois ! C’est tellement plus confortable en anglais qu’il est très facile de céder et de retourner à l’anglais.. Par contre, après un mois de cours de suédois, il est possible de lire le journal. En fait, après quelques efforts, j’ai pu lire la littérature pour les cours en suédois. Ce qui fait que j’ai appris principalement le suédois dans mon domaine, l’ingénierie mécanique et le suédois pour le tourisme. En ce qui concerne les langues, j’ai aussi pu apprendre le vocabulaire technique en anglais, et cela me sera probablement très utile.
Une autre difficulté a été de m’adapter à un nouveau rythme de travail, avec une année organisée en quatre périodes et non deux semestres comme à l’INSA. Ce qui fait que les cours sont beaucoup plus courts et que les examens ont lieu très rapidement. De plus, le travail n’est pas le même. En effet, en Suède, il est basé principalement sur un livre correspondant à chaque cours et non sur les cours magistraux donnés. A coté de cela, il y a de nombreux rapports de laboratoires à rendre, ainsi que des exercices à faire chez soi. A mon avis, cela est positif puisque le travail est alors mieux réparti et, j’espère, les connaissances plus solides. Ca demande juste une organisation différente.
Mes projets n’ont pas vraiment changés en un an. Je vais rentrer en France, à l’INSA de Lyon pour suivre mon dernier semestre de cours et réaliser mon projet de fin d’étude en un semestre. Cependant, j’ai pu me rendre compte que je suis peu intéressée par un DEA ou un autre prolongation dans mes études. De plus, je suis encore plus décidée d’essayer de travailler dans une entreprise internationale. Après le poste proposé, ce sera sûrement l’une de mes priorités lors d’une future embauche. J’ai pu réaliser en outre que le domaine qui m’intéresse le plus est la conception et l’optimisation des matériaux et des dimensions.
Je pense que c’est une chance de pouvoir partir et que tous les établissements rhônalpins devraient promouvoir les échanges. Ils ne devraient pas être trop fermes sur les équivalences car c’est justement cette diversité qui rend les échanges intéressants. Il est souvent impossible de suivre la même formation sur un même laps de temps à l’étranger. Mais il y a bien d’autres aspects qui rendent l’échange intéressant pour la formation de l’étudiant, comme l’ouverture d’esprit et la faculté d’adaptation.
De plus, il important que les étudiants apprécient le privilège qu’ils ont de pouvoir suivre des cours dans un autre établissement. En effet, cela leur permet de personnaliser leur formation, de lui donner une nouvelle dimension. Il serait bien que ce privilège soit accessible au plus grand nombre.
Mes trois principales attentes avant mon départ étaient de découvrir un environnement étranger avec des mentalités différentes, de donner une dimension internationale à mes compétences, et de suivre une formation spécifique non disponible en Rhône-Alpes ( ou du moins, à l’INSA de Lyon ). Et en effet, j’ai pu me spécialiser dans la mécanique des matériaux composites, approfondir mes connaissances en aérodynamique et sciences-techniques de l’aérospatiale. J’ai travaillé avec des étudiants venant de nombreux pays différents, ayant des méthodes de travail parfois bien différentes des miennes. J’ai aussi eu la chance de réaliser un projet avec une entreprise suédoise.
En conclusion, le bilan général de mon échange universitaire est très positif et je suis ravie qu’il ait eu lieu au cours de ma quatrième année, me donnant la possibilité d’affiner mon choix de spécialisation.
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