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Homosexualit� Premi�re partie : La v�rit� et la mis�ricorde; T�moignage Deuxi�me partie : l'homosexualit� : quand la condamnation et la gr�ce se rencontrent; la condamnation; Le triomphe de la gr�ce; Bonne et mauvaise pastorale; le "d�j�" et le "pas encore" de la lib�ration homosexuelle) troisi�me partie : Accueillir dans l'�glise des personnes concern�es par l'homosexualit�(entretient, l'association Devenir un en Christ) Quatri�me partie : Torrents de vie, un programme d'accompagnement La v�rit� et la mis�ricorde L'homosexualit� est sans doute une des questions les plus controvers�es de notre �poque. Entre mode et r�action, il n'est pas facile de se faire, lorsque l'on veut r�fl�chir en chr�tien, une id�e claire. Notre dossier, qui est un �cho d'une session de l'Ecole Pastorale, essaie donc de tracer un sillon peu fr�quent�. Il donne d'abord la parole � un t�moignage qui donne � comprendre le cheminement douloureux d'une personne concern�e directement par cette question. Il ne se veut pas repr�sentatif de toutes les situations, mais il est une mani�re d'entrer dans le r�el de ce que des personnes, nombreuses, vivent autour de nous. Un professeur d'�thique essaie de dire ensuite, selon l'Evangile, la gr�ce et la v�rit�. Les conclusions pastorales de l'article m�ritent d'�tre m�dit�es. Ensuite, ce sont des groupes ou des associations engag�es dans cet accompagnement qui pr�senteront leur action et leurs convictions. On pourra trouver des nuances dans leurs approches respectives, mais celles-ci ouvrent des pistes que l'on n'a pas l'habitude de souligner. Nous ne pr�tendons pas avoir fait le tour du sujet qui reste aussi in�puisable que la profondeur humaine de la r�alit� concern�e, mais nous esp�rons aider � la r�flexion de chacun, en sachant que celle-ci concerne des hommes et des femmes qui parfois souffrent de nos regards et de notre attitude et se sentent rejet�s par ceux qui se disent disciples du Christ. Allier la v�rit� et la mis�ricorde n'est certes pas un chemin facile, mais il n'en est pas d'autres, � notre connaissance, qui soient conformes � l'Evangile. Louis SCHWEITZER T�moignage Dieu a fait que ma vie a chang� par secousses successives J'ai 46 ans et je suis d�j� plusieurs fois grand-m�re. Une grand-m�re " branch�e " puisque je vais maintenant parler de d�pendance sexuelle, mais aussi une grand-m�re ringarde puisque je vais en parler � travers ce qu'en dit la parole de Dieu, citant les versets qui m'ont �pouvant�e des ann�es durant : "c'est pourquoi Dieu les a livr�s � des passions inf�mes, car leurs femmes ont chang� l'usage naturel en celui qui est contre nature ; et les hommes aussi pareillement, laissant l'usage naturel de la femme, se sont embras�s dans leur convoitise l'un envers l'autres, commentant l'infamie, m�les avec m�les, et recevant en eux-m�mes la due r�compense de leur �garement" Romains 1:26,27 version Darby Je suis n�e peu apr�s la guerre de parents qui �taient, quand ils se sont rencontr�s, mari�s chacun de son c�t� et ayant des enfants de leur premier mariage. Je fus donc con�ue de fa�on ill�gitime et apr�s les interventions mena�antes de nombreux avortements pratiqu�s par maman (la contraception �tant arriv�e bien plus tard). Les valeurs familiales s'entrechoquaient avec l'�ducation religieuse catholique que je recevais � l'�cole. Je me mis donc tr�s vite en recherche de Dieu et achetai une Bible en cachette � l'�ge de 14 ans. Le paradoxe �tant que nous �tions libres d'acc�der � toutes sortes de relations et de promiscuit�, et m�me encourag�s � adopter des valeurs licencieuses et libertines. Cependant les abus rest�rent tabous des ann�es durant� J'ai 16 ans en 68 et je rencontre un gar�on dans le chaos qu'est l'ann�e scolaire pour les lyc�ens, m�me en province. Il est mon a�n� de trois ans, son regard me fascine, un peu mystique, un peu �tranger ; je tombe amoureuse� et il me dit assez vite qu'il est homosexuel. Malgr� le contexte familial, j'ignorais tout de ces pratiques. J'imagine que si j'en avais su davantage, ma d�termination � le sauver aurait �t� la m�me. Je me suis donc engouffr�e corps et �me dans cette relation amicale, puis amoureuse, et finalement, emport�s par la mouvance des ann�e 70, deux ans plus tard, nous fuguions en Italie, fuyant l'incompr�hension de nos familles et nos propres mensonges. Cette aventure dura cinq ann�es au cours desquelles nous e�mes deux fils, n�s en Isra�l. La rencontre avec des Juifs messianiques au Mont des Oliviers en 1972 scella ma recherche de Dieu par la rencontre fulgurante avec J�sus comme sauveur de mon �me, dispensateur de son Saint-Esprit. Il ne m'a pas l�ch�e alors que je mendiais � Tib�riade avec mes deux enfants, ni quand nous n'avions rien � manger, ni durant toutes ces ann�es o� la vie fut dure. Marginaux mais chr�tiens, nous voguions de place en place, sans encrage r�el. L'homosexualit� de cet homme et ses pratiques sur moi achev�rent de d�truire l'image chancelante que j'avais des hommes. Et, comme je le compris plus tard, un d�tachement d�fensif (coupure affective) vis-�-vis de maman, m'avait tr�s t�t coup�e de la nourriture affective � tout enfant. J'�tais amput�e d'une bonne partie de ce qu'aurait d� constituer ma f�minit�. En 1976, rentrant en France avec mes deux fils apr�s m'�tre s�par�e de ce mari douloureusement instable et immature, je rejoignis une Eglise que fr�quentait mon fr�re. Tr�s vite, alors que je reprenais des forces physiques, mes carences affectives se sont manifest�es et je tombai dans une relation amoureuse avec une jeune femme de deux ans ma cadette. J'avais alors 23 ans. J'ai alors cru � une mal�diction in�luctable. Mon exp�rience des chr�tiens en Isra�l �tant une rencontre d'amour, sans l'ombre d'une crainte - si ce n'est celle de Dieu, et l� j'avoue que j'avais tr�s peur - j'ai �t� dire mon aventure au pasteur de l'Eglise que je fr�quentais, pensant trouver de l'aide. Le jugement re�u fut terrible. Je fus exclue de l'Eglise et pensai au suicide. J'ai renonc� � mourir uniquement pour ne pas laisser mes enfants subir le m�me genre d'�ducation que j'avais re�ue. Cette exclusion fut une racine de p�ch�s, je l'ai compris plus tard. Pendant 20 ans, j'ai v�cu dans une autre r�gion, fr�quentant une Eglise dans laquelle je ne me suis pas li�e, ayant acquis une m�fiance extr�me des chr�tiens. J'avais une vie fragment�e : ma vie chr�tienne tr�s solitaire, ma vie de famille dans laquelle je m'investissais surtout pour prot�ger mes enfants et les encourager, ma vie affective qui �tait un chaos total. Ma recherche de compl�tude int�rieure et du f�minin que je ne trouvais pas en moi me poussait dans des relations avec des femmes. Mais les divers abus commis contre moi, le peu d'�gard que j'avais pour moi-m�me et la conviction qu'il n'y avait plus d'espoir et plus rien � sauver me donnaient peu de force pour r�sister aux d�sirs des hommes, ces relations n'avaient pour moi aucun sens. Elles �taient �pisodiques et vides. L'ann�e de mes 40 ans fut d�cisive. Mes fils et leurs copines quittaient la maison. Le sentiment de solitude s'accentuait. En vacances dans les Gorges du Verdon, au bord du torrent, je fis le bilan de ce d�sastre. J'ai demand� � Dieu sa gr�ce. J'ai accept� de m'�tre tromp�e, que tout soit faux, non seulement mes p�ch�s et ma vie mais aussi mes conceptions, mes croyances, les choses pour lesquelles j'avais toujours eu des certitudes. Et Dieu a fait que ma vie a chang� par secousses successives. J'ai tout d'abord chang� de travail, de maison, de r�gion et d'Eglise. C'�tait comme de sauter dans le vide. Diverses rencontres ont marqu� les �tapes de cette remont�e � l'air libre. Les hommes d'Affaire du Plein Evangile o� je re�us un bapt�me de feu qui fit tomber plusieurs de mes cha�nes. Puis la conf�rence Exodus1 En juillet 1994, l'un des intervenants �tait Andy Comiskey, fondateur de Living Waters (Torrents de Vie). Lors de cette conf�rence, j'entendis des chr�tiens parler de l'homosexualit� comme un probl�me dont le Seigneur pouvait nous gu�rir. Cette esp�rance �tait ma sortie de secours, ma sortie d'Egypte. Une des responsables du minist�re de relation d'aide Compassion � Marseille �tait � cette conf�rence et de retour en Provence, je repris contact et continuai d'�merger en racontant mon histoire. Je d�couvris les livres de Lenne Payne2 qui a tellement bien compris les m�canismes int�rieurs de l'�me et comment sortir de nos prisons int�rieures et de nos p�ch�s r�p�t�s. Puis un travail sur Paris me donna l'occasion d'int�grer en tant que participante le programme "Torrents de Vie" qui d�marrait � Paris en 1995. Cette ann�e l�, apr�s avoir pardonn�, par la gr�ce de Dieu, au pasteur qui m'avait exclue 20 ans plus t�t, j'ai pu confesser mes p�ch�s et entrer dans ce processus de lib�ration. Ma gu�rison fut ponctu�e par les s�minaires de formation avec "Living Waters" anim�s par Andy Comiskey3 .et son �quipe et les conf�rences PCM auxquelles j'assistais. Ces conf�rences �taient anim�es par Lenne Payne, Mario Bergner4, Clay Mc Lean, Val�rie Mc Intyre5 et d'autres merveilleux chr�tiens qui mettent au service du corps de Christ leur compr�hension profonde des blessures de l'�me. Aujourd'hui, responsable dans l'�quipe parisienne de Torrents de vie, je t�moigne de la merveilleuse fid�lit� du Seigneur J�sus. Il m'a lib�r�e de l'idol�trie : face � mon ex mari, mort du sida en 96, face � mon r�le de m�re, avec prise de conscience des d�g�ts commis � l'encontre de mes fils, face � mes amies, j'ai d�nonc� la fusion �motionnelle comme un p�ch� et je pense aujourd'hui en �tre lib�r�e. Je veux pourtant dire que la racine du comportement ambivalent homosexuel plonge ses racines dans la petites enfance. Selon certains, on devient homosexuel parce que pour une raison connu ou inconnue, nous avons �t� coup�s affectivement du parent du m�me sexe et recherchons sans esse � combler cette carence affective. Ceci n'est bien s�r pas une excuse au p�ch�. Mais, tant que cette carence affective n'est pas combl�e (par la pri�re des fr�res et s�urs et la pr�sence de Dieu) ni l'abstinence ni la relation h�t�rosexuelle n'apporteront bien �tre et soulagement � la douleur int�rieure et au conflit permanents qui sont inh�rents � la condition homosexuelle. Chantal -------------------------------------------------------------------------------- 1 EXODUS : minist�re chr�tien �cum�nique et international pour les personnes se d�battant avec l'homosexualit�. 2 Leanne Paune (PCM Ministries) a �crit : L'image bris�e - Crise de la masculinit� - l'�me cette oubli�e - Vivre la pr�sence de Dieu - La pri�re d'�coute - Pr�sence r�elle (Editions Rapha�l) 3 Andy Comiskey a �crit Vers une sexualit� r�concili�e (Editions Rapha�l) 4 Mario Bergner a �crit Aimer en v�rit� (Editions Rapha�l) 5 Val�rie Mc Intyre a �crit Des agneaux en habit de loup (Editions Rapha�l), un livre sur le transfert dans l'Eglise L'homosexualit� dans la Bible : Quand la condamnation et la gr�ce se rencontrent Le lecteur de la Bible ne manquera pas d'�tre frapp�, d'entr�e de jeu, par la s�v�rit� de la condamnation dont l'homosexualit� fait l'objet dans la Bible, une condamnation qui s'exprime au travers de l'Ancien comme du Nouveau Testament de fa�on unanime, absolue et p�remptoire. Il a d�s lors le choix entre deux attitudes. Soucieux de modernit�, il peut tout d'abord chercher � relativiser la port�e de ce jugement. En maniant l'arme redoutable des la contextualisation, il tentera de se convaincre que la Bible, contrairement � l'�vidence textuelle, ne condamne pas l'homosexualit� en tant que telle, mais uniquement telle ou telle forme particuli�re d'homosexualit�, propre � des cultures sp�cifiques et aujourd'hui d�pass�es. Le lecteur de la Bible peut aussi, m�me et surtout s'il est homosexuel, avoir le courage de faire face � la r�alit� de cette condamnation, sans chercher � en att�nuer la port�e. Nous croyons cette seconde attitude beaucoup plus prometteuse que la premi�re, dans la mesure o� elle permettra au lecteur de percevoir, conjointement, quelle est l'esp�rance que l'Evangile de la gr�ce communique en mati�re d'homosexualit�. La condamnation biblique Dans les textes de la Loi (L�vitique 18), l'homosexualit� est catalogu�e (versets 22 et 29) parmi les comportements qui sont spirituellement les plus r�pr�hensibles, comme l'inceste (7-18), l'adult�re (20), les sacrifices d'enfants (21) ou la bestialit� (23). Celui qui en est reconnu coupable est m�me passible de la peine de mort (L�vitique 20.13). Dans le Nouveau Testament. la m�me s�v�rit� se retrouve dans les fameux " catalogues de vices " de l'ap�tre Paul (1 Corinthiens 6.9,10, 1 Timoth�e 1.9,10). L'homosexualit� est r�pertori�e, sous la plume de l'ap�tre parmi les comportements qui ferment l'acc�s au Royaume de Dieu et ne sauraient avoir droit de cit� dans l'Eglise de J�sus-Christ. Une d�finition serait ici n�cessaire pour pr�ciser quelle est la nature de " l'homosexualit� " d�nonc�e. Un indice nous est donn� dans le texte : toutes les perversions mentionn�es (l'adult�re, l'ivrognerie, l'insulte, l'idol�trie) sont, de toute �vidence, des actions, des passages � l'acte, des comportements. qui s'inscrivent dans une certaine continuit�. L'ivrogne qui ne boit plus, n'est plus ivrogne. L'insulteur, s'il change de discours, ou s'il se tait, n'est plus insulteur. Ce sont des comportements qui sont ici r�pertori�s Ce qui porte � penser que l'homosexuel qui est ici tenu � l'�cart du Royaume n'est manifestement pas le simple inverti., ou " l'homophile ", mais celui qui s'abandonne aux pulsions qu'il �prouve, celui qui passe � l'acte, et j'ajouterai m�me : avec une certaine continuit�, avec une certaine constance. C'est celui qui se complet dans ce mode de comportement. C'est pourquoi, dans la pastorale, on ne saurait mettre dans la m�me cat�gorie ceux qui souffrent en silence de leur "inversion" et luttent contre elle dans la foi et la repentance et ceux qui, au contraire, vont s'y abandonner sans retenue, voire m�me, en faire publiquement l'apologie. Enfin, le texte qui est sans aucun doute le plus important sur la question, c'est Romains 1:18-32, lequel apporte un �clairage th�ologique � l'interdit de l'homosexualit�, en �tablissant un parall�le symbolique entre homosexualit� et idol�trie. Il est manifeste que s'exprime ici, sous la plume de l'ap�tre, une certaine continuit�, un certain encha�nement entre le fait d'adorer la cr�ature au lieu du Cr�ateur (verset 25) - c'est la d�finition m�me de l'idol�trie - et le fait, pour deux individus du m�me sexe, de "s'enflammer dans leurs d�sirs les uns pour les autres" (versets 26 et 2 7). Ce parall�le peut surprendre, par sa hardiesse, mais son sens facilement d�celable : l'homosexualit� est par d�finition l'amour du semblable, le d�ni de l'alt�rit�, tout comme l'idol�trie est aussi, sur le plan spirituel, l'amour du semblable, l'adoration de la cr�ature au lieu du Cr�ateur. Afin de ne pas tomber dans le travers homophobe il est aussi important de souligner que Romains 1 est un chapitre qui traite, de fa�on g�n�rale, de l'universalit� du p�ch� (tous les hommes sont inexcusables puisque, ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifi� comme tel, verset 21). Paul parle ici de l'homosexualit� comme une des manifestations d'un p�ch� auquel tous participent, comme l'image de la perversion spirituelle dont tous sont atteints. Il n'est pas dit que les homosexuels sont coupables de ce p�ch� plus que les autres, mais que leur comportement montre une forme de d�pravation spirituelle qui est le fait de tous les hommes et que l'ap�tre appelle l'idol�trie. C'est l� une pr�cision qui tend non pas � d�culpabiliser l'homosexualit�, mais � faire de l'homosexuel un p�cheur parmi les autres, � faire de l'homosexualit� une des formes visibles d'une perversion spirituelle qui traverse, en r�alit�, tout le genre humain. Cette pr�cision permet �galement de comprendre l'importance, quasi mythique, que rev�t dans la Bible le jugement de Sodome et Gomorrhe (Gen�se 19.1-13) � un jugement auquel il est fait r�f�rence � de nombreuses reprises, au travers de l'Ancien comme du Nouveau Testament (jusque dans l'Apocalypse - cf. 11.8), comme � un ch�timent exemplaire, embl�matique des jugements que Dieu prononcera contre les impies de tous les temps. Le triomphe de la gr�ce Qualifier l'homosexualit� de p�ch� est donc une n�cessit� pour souligner qu'elle s'inscrit en rupture par rapport � l'ordre de Dieu et la vocation que rev�t � ses yeux la sexualit� humaine. Mais la qualifier de p�ch�, c'est dire aussi, et surtout, que celle-ci est plac�e par l'Evangile sous le signe d'une esp�rance, qu'elle est r�versible par les vertus de la croix et la r�surrection de J�sus-Christ ! Dans cette optique, l'homosexualit� n'appara�t pas comme une fixation irr�versible, qui serait ferm�e � la r�demption. Elle n'est pas rejet�e hors du champ d'action de la gr�ce divine. Bonne et mauvaise pastorale En cons�quence, il appara�t que la bonne pastorale de l'homosexualit�, dans l'Eglise, c'est celle de la gr�ce, la mauvaise pastorale, celle de la complaisance. Comme a dit quelqu'un. " L'Eglise faillit � ses devoirs, lorsque ses membres h�t�rosexuels refusent de se repentir et de leur hostilit�. Ainsi, l'Eglise pousse le croyant ayant des tendances homosexuelles � chercher refuge ailleurs, le plus souvent dans des communaut�s d'homosexuels pratiquants, c'est-�-dire des lieux o�, de nouveau, la gr�ce est tragiquement confondue avec la complaisance qui n'�difie pas ! " Dans ces milieux, le sens donn� � la " lib�ration " de l'homosexuel n'a rien de commun avec celui qui se d�gage d'une vision biblique ! Il ne s'agit plus, en effet de lib�rer les homosexuels de leur penchant homosexuel, mais plut�t de leur sentiment de culpabilit�, et surtout du jugement n�gatif que l'opinion publique ou les Eglises institu�es porte sur eux, les lib�rer de l'intol�rance et des sentiments de rejet dont ils ont souffert. Avec j�sus, qui dit � la femme adult�re : "je ne te condamne pas" cette pastorale s'abstient de condamner les homosexuels, mais, � la diff�rence de J�sus cong�diant cette femme en lui disant " va et d�sormais ne p�che plus ", cette pastorale dit aux homosexuels : " Allez, vous n'avez pas p�ch� " ! J�sus n'a pas d�culpabilis� la femme adult�re, au sens moderne du terme, mais il lui a pardonn� ! Le "d�j�" et le "pas encore" de la lib�ration homosexuelle : Ceci dit. la plus grosse difficult�, dans la pastorale de la gr�ce, c'est le fait que la lib�ration promise � l'homosexuel par l'Evangile demeure pour lui, dans le temps pr�sent, un objet de foi. Le croyant en go�tera certainement les premiers fruits, il en conna�tra les pr�mices. Mais elle restera tout de m�me pour lui, en grande partie, " assurance des choses qu'il esp�re, et d�monstration de celles qu'il ne voit pas " (pour reprendre la d�finition de H�breux 11.1). Sauf miracle, qu'il pla�t � Dieu d'accorder parfois, il continuera, au sein m�me de la foi, � mener un certain combat contre son inclination homosexuelle. Les plus mauvaises conseill�res en la mati�re sont les th�ologies triomphalistes qui condamnent certains homophiles croyants � vivre des formes de schizophr�nie spirituelle ou de double vie, une dissimulation qui conduit soit � l'hypocrisie soit � la n�vrose. Dans la lib�ration de l'homophile croyant, il y a tension entre un "d�j�" et un "pas encore", et toute la difficult� de sa condition pr�sente r�side, pr�cis�ment, dans la gestion de cette tension, qui est une source de souffrance int�rieure et m�me parfois d'�puisement psychique dont beaucoup de chr�tiens "normaux" ne mesurent pas l'importance. C'est pourquoi, lorsque des pastorales de l'homosexualit� en viennent � admettre certains "compromis", celles-ci ne sauraient �tre jug�es trop rapidement ou s�v�rement. Comme l'a �crit un �thicien protestant, "Il ne faut pas que la foi qui sauve soit fond�e sur la ruine de toute possibilit� morale. [�] L'exigence de l'�thique est d'oser travailler cette �norme marge qui n'est ni la morale parfaite d'�tre biens, ni l'immoralit�, en montrant qu'il y a du moins et du pire. Il faut que la pastorale aille jusqu'� constituer des sujets qui se tiennent et qui soient responsables d'eux-m�mes ". Il s'agit de d�velopper une �thique de responsabilit�, qui certes ne co�ncide pas toujours de fa�on imm�diate avec la morale id�ale, mais qui a n�anmoins la valeur de permettre au sujet de vivre dans le pr�sent et de se reconstruire, de cheminer vers un renouveau par �tapes successives, et d'assumer ses responsabilit�s sociales pr�sentes de la fa�on la plus constructive. De toute �vidence, c'est d'une longue convalescence dont il s'agit, laquelle doit �tre v�cue au quotidien devant Dieu, et avec Dieu, avec beaucoup de patience et de pers�v�rance. Le plus important, dans la pastorale, c'est que l'homophile convalescent r�alise qu'il est aim� de Dieu tel qu'il est et accompagn� par Lui au quotidien dans ses combats. Michel JOHNER Professeur d'�thique � la Facult� Libre de Th�ologie R�form�e d'Aix-en-Provence ************************************** Entretien avec Michel et Marie-France JAMET : responsables de l'association DEVENIR UN EN CHRIST Nous avons appris que depuis 13 ans vous aviez fond� l'Association DEVENIR UN EN CHRIST, pour venir en aide aux personnes concern�es pas l'homosexualit�. Pourquoi et comment est n�e cette initiative ? Cette initiative est n�e en 1986, � partir de notre histoire personnelle et de couple. Depuis qu'il peut s'en souvenir M a �t� concern� par des attraits homosexuels, bien qu'il ait senti un appel clair � fonder une famille. Cette double r�alit� apparemment oppos�e, lui a fait vivre un �cart�lement profond�ment douloureux car il souhaitait demeurer fid�le � l'engagement du mariage pris r�ciproquement entre nous, devant Dieu et devant la soci�t� civile, puisque nous sommes chr�tiens et citoyens. conscients de nos responsabilit�s. Apr�s un long temps de maturation et de combats spirituels autant que comportementaux, nous avons pu mettre en place ce lieu de parole et de relations d'aide fond� sur Christ et sa Parole. Pourquoi ce nom de : " DEVENIR UN EN CHRIST " ? DEVENIR UN : Nous sommes tous, � des niveaux diff�rents, plus ou moins bless�s dans notre psychisme et ces blessures ont des r�percussions sur la fa�on dont nous vivons notre vie affective et notre sexualit�. Avancer vers une unification int�rieure de notre �tre profond sera la fa�on de trouver cette paix int�rieure � la quelle tout humain aspire. N'est-ce pas cela vivre un r�el bonheur ? EN CHRIST : pour le chr�tien, disciple du Christ, cette unification ne sera totale que si elle se vit � la suite de Celui qui nous ouvre la voie et qui est mort pour que nous vivions avec Lui et de Lui : Je suis le Chemin, la V�rit� et la Vie (Jean 14.6). Que vivez-vous au sein de cette association ? Les personnes avec qui nous sommes en contact (actuellement + de 1300) sont des baptis�s qui d�sirent vivre en Christ et sont d�chir�s entre ce qu'ils pensent �tre l'appel du Seigneur pour eux et des attraits homosexuels auxquels, le plus souvent, ils ne savent pas r�sister. Ils vivent ainsi une souffrance � laquelle font �cho les paroles de Paul (en Romains 7.15) : " Ce que je veux, je ne le fais pas, ce que je hais, je le fais ". Comme la confusion risque d'habiter bien souvent l'esprit des personnes en qu�te d'identit�, nous leur proposons d'approfondir leur connaissance de la Parole, de l'Amour inconditionnel du P�re, et par un accompagnement personnel, de suivre Christ, dans la fid�lit� � ce qu'Il leur propose et qui rejoint ce pourquoi ils ont �t� cr�es. Toute cette avanc�e spirituelle se fait �galement � travers la pri�re (bien souvent il y a besoin d'un apprentissage, et c'est alors la d�couverte du c�ur � c�ur avec un P�re plein de mis�ricorde). Une �tape " aidante " est la participation � la retraite de cinq jours qui est propos�e une fois par an. Nous constatons que cette halte, sous le regard du Seigneur, permet des retournements profonds qui lib�rent la source de vie en ceux qui consentent � laisser la puissance de l'Esprit Saint faire son �uvre en eux (Galates 4.4-7). La dimension psychologique n'est pas non plus n�glig�e, bien que nous ne nous chargions pas de l'aide en ce domaine. La vie fraternelle affectueuse et authentique qui s'exprime au sein des diff�rents lieux de la vie associative, aide les fr�res et s�urs � d�couvrir qu'ils sont capables d'avoir des relations simples et claires avec les autres sans qu'il y ait obligatoirement d�sir fusionnel. C'est l� un pas tr�s important vers une d�dramatisation et la perte de certains sch�mas de pens�e dans lesquels ils fonctionnaient. De petites �quipes de 8 � 10 participants se retrouvent chaque mois autour d'un animateur (15 actuellement dans toute la France). Elles permettent un partage en profondeur, tant du v�cu spirituel que du v�cu psychologique. Chacun peut partager en confiance ce qu'il a d�couvert ou ce qui fait probl�me pour lui. A l'�coute des autres il lui est possible de d�couvrir une r�ponse � ses interrogations. Il est bien �vident que tout ne peut �tre partag�, m�me en groupe restreint, aussi l'accompagnement personnel est-il fortement souhait� pour permettre � la personne de v�rifier que son �chelle de valeurs est bien celle � laquelle Christ l'invite. Notre souhait est d'aider les membres de l'Association � d�velopper une relation personnelle avec le Seigneur � partir d'enseignements bibliques qui peu � peu �clairent leur vie quotidienne et raniment leur esp�rance d�faillante. ''Rien n'est impossible � Dieu'', mais encore faut-il que chacun le laisse accomplir son �uvre de salut en lui ! Pouvez-vous bri�vement nous dire ce que repr�sente pour vous l'Association " DEVENIR UN EN CHRIST " ? - C'est une association �cum�nique - C'est un lieu d'esp�rance et de mis�ricorde v�cues en Eglise. - C'est un lieu o� la r�conciliation ( avec soi-m�me, avec Dieu et avec les autres) peut se vivre fraternellement. - C'est un lieu d'int�gration dans la diversit� de la r�alit� humaine, ( de nombreux participants au sein de l'Association n'�tant pas directement concern�s par des blessures de l'affectivit� ni par l'homosexualit�). - C'est un lieu o� Dieu nous r�v�le qu'Il ne fait pas acception des �quilibres humains pour accorder � tous la pl�nitude de son Amour. DEVENIR UN EN CHRIST fournit des informations sur ce qui est propos� pour l'aide et le soutien, en �crivant � : B.P. 820. LA ROCHETTE. 77012 MELUN Cedex Merci de pr�ciser quels sont vos besoins et vos souhaits. ************************************** TORRENTS DE VIE Un programme d'accompagnement pour une restauration de la personnalit�, vers une gu�rison des brisements relationnels et sexuels, vers une maturit� pour accepter le plan de Dieu dans notre vie. POURQUOI CE PROGRAMME ? Le message que nous transmet notre soci�t� � travers les films, la publicit�, la vie politique et sociale se r�v�le confus pour dire � l'homme et la femme qui ils sont vraiment et comment �tablir des relations les uns avec les autres. Ce probl�me d'identit� est actuellement au centre des d�bats, tant sur le plan culturel que religieux. Malheureusement, l'Eglise n'a pas toujours accompli sa mission de r�f�rence et de compassion pour nous ramener � ce que Dieu d�sire depuis les origines : que l'homme et la femme refl�tent son image. En Christ, nous pouvons la faire vivre et la faire rayonner. Nous sommes n�s dans un monde d�chu et en portons le sceau d�s notre naissance. Souvent t�t dans l'enfance, abandon ou manque d'affirmation de soi, blessures et abus de toutes sortes ont laiss� en nous des marques � tout jamais. Les chr�tiens n'�chappent pas � cette r�gle. Un vide int�rieur, des peurs, la honte, une fermeture relationnelle peuvent entraver notre vie d'adulte avec l'autre - affectant souvent notre confiance en Dieu et notre vision de lui comme P�re. Notre besoin fondamental, cr�� par Dieu, d'intimit� et d'appartenance, n'est pas combl�. Lorsque nos blessures ont �t� plus graves et ont endommag� notre identit�, nous empruntons malgr� nous des chemins, g�n�rateurs de fautes. Incapables de r�soudre nos combats int�rieurs, nous pouvons, m�me dans l'Eglise, cacher notre peur d'�tre rejet� et couvrir notre d�sespoir. POUR QUI ? Notre but est d'apporter la bonne nouvelle dans ces domaines d'identit� et de relations. Nous apportons l'espoir et la gu�rison aux chr�tiens qui �prouvent des difficult�s dans leurs relations. les causes sont vari�es : manque d'estime de soi ou manque de sentiment d'existence, crainte de l'autre ou peur de l'engagement, incapacit� � dire non et � garder des limites saines, d�pendance �motionnelle, cod�pendance, .... et aussi pour ceux qui luttent avec des probl�mes d'identit� de genre : tendance homosexuelle masculine ou f�minine, pornographie, promiscuit�, fantasmes sexuels. COMMENT ? Nos brisements et notre confusion d'identit� nous rendent incapables de vivre la dimension de l'amour. Le programme de Torrents de Vie se d�roule sur 30 semaines, en groupe, une soir�e par semaine. (louange, enseignement, temps de partage et de pri�re). Il d�bute en octobre et se termine fin juin (vacances scolaires inclues). La participation � l'ensemble du programme est exig�e. Il permet de d�couvrir et d'approfondir le plan de Dieu qui est d'accueillir sa r�v�lation en tant que P�re c�leste � travers l'amour inconditionnel de notre Sauveur J�sus pour pouvoir, avec la puissance du Saint Esprit, � notre tour, " mettre de l'ordre dans l'amour " et aimer v�ritablement . SON BUT TORRENTS DE VIE fait partie de " DESERT STREAM MINISTRIES ", un minist�re international sous la responsabilit� d'Andy COMISKEY, pasteur d'une Eglise californienne, qui a �labor� ce programme. Le but de TORRENTS DE VIE est d'�quiper le Corps de Christ pour qu'il devienne signe d'esp�rance et de gu�rison pour d'autres. En France, il existe pour l'instant � Paris et � Marseille. OU S'ADRESSER ? PARIS : Torrents de Vie-Paris 92, rue de Rebeval 75019 PARIS T�l : 01 42 06 80 11 Werner et Charlotte LOERTSCHER MARSEILLE : Torrents de Vie-Marseille " Compassion " 104 Impasse des Cigales 13190 ALLAUCH T�l. 04 91 07 29 09 Anne-Marie SIRAKORZIAN Enseignement de TORRENT DE VIE 1er partie : L'amour r�v�l� Introduction : le genre, les limites, la sexualit� Introduction : les principes du programme Reconna�tre nos besoins UN PERE QUI VIENT NOUS RENCONTRER S'ouvrir � son amour L'image de Dieu dans notre sexualit� JESUS, LE FILS La puissance du Christ crucifi� et ressuscit� J�sus et la confession UNE VOLONTE EN HARMONIE AVEC CELLE DE DIEU La confession et repentance Le renoncement aux idoles 2�me PARTIE : LA SEXUALITE ET L'AFFECTIVITE BRISEES Accueillir Dieu dans ses blessures Source : magasine , Construire ensemble |