| Dimanche 20 mars 2005
Comme les semaines passe vite le printemps est d�j� � nos portes et je dois dire que c'est bienvenue. La semaine prochaine est la semaine des examens pour le troisi�me bulletin de mes enfants ce qui nous donne une petite charge de plus pour les �tudes mais moi et mon mari supportons nos enfants afin qu'ils aient une belle r�ussite . Apr�s ce bulletin ce sera le dernier quart avant la fin de l'ann�e donc un dernier sprint avant les belles grande vacance de l'�t�. Mon mari donne aussi un bon coup pour le temps suppl�mentaire afin de se ramasser des heures de vacances. Les patrons de la compagnie o� travaille mon mari ont bien sp�cifi� que cette �t� sera un �t� tranquille et que les employ�s devront faire une banque de temps pour les prendre en vacance cette �t�. Dans notre cas c'est bien car nous pourrons profiter du chalet pleinement . Je trouve g�nial cette id�e d'une banque de temps car sinon ce serait le ch�mage qui serait l'autre alternative pour le temps d'�t� et au Qu�bec ce que peux donner le ch�que de ch�mage ce sont des miettes, ce qui am�ne un stress pour les finances de la maison. Alors c'est le temps ou jamais de faire les heures ,surtout o� la neige est plus rare et o� la slush prend la place de la belle neige blanche. Pour changer un peu de sujet je veux aussi parler de ma semaine avec mes petits �l�ves de ma classe. J'apprivoise un peu plus le nouveau programme de premi�re ann�e ,donc la semaine �tait plus cool . Mais nous avons quand m�me beaucoup de travail comme apprendre beaucoup de mots en anglais et l'apprentissage de l'�criture. Je dois dire que mes �l�ves aiment � faire ce travail et s'applique vraiment bien dans leurs cahiers. Celui qui a 5 ans est un peu plus lent que l'autre qui a 6 ans mais �a va quand m�me bien de son cot�. Je dois aussi commencer � leurs apprendre l'alphabet en fran�ais et ensuite en anglais et maintenant qu'ils savent compter jusqu,� 100 en fran�ais je leur montre de compter en anglais jusqu'� 100. Ce qui les aideront grandement � bien travailler dans leurs PACES qui sont leurs cahiers de travail et qui est enti�rement en anglais. Alors il n'y a pas � dire c'est vraiment l'imerssion anglaise pour toute notre famille. Je sais que ce sera un outil important pour mes enfants lorsqu'ils seront sur le march� du travail. Pour un autre sujet mais qui concerne aussi notre petite �cole , nous aurons peut-�tre deux autres nouvel �l�ves . La directrice doit rencontr� les parents qui d�j� font l'�cole maison et ont d�cid�s de nous envoyer leurs enfants. Je sais qu'il y a un gar�on de 8 ans et l'autre je ne sais pas quel �ge, j'en saurai plus lundi . Ce serait un r�ponse � ma pri�re car un de mes enfants � 8 ans et n'avais pas de gar�on de son �ge � l'�cole ce qui j'esp�re pourrons devenir de bons amis avec l'aide de Dieu. C'est qu'il est surprenant de re�evoir de nouveaux �l�ves presque � la fin de l'ann�e mais cette famille ont d�j� le m�me programme que nous avons � l'�cole donc pas trop difficile comme adaptation. J'ai demander justement � mes enfants s'Ils aimaiet toujours leur �cole m�me si ce n'est pas facile pour l'immerssion anglaise et ils m'ont r�pondus � l'unanimit� qu'ils �taient tr�s heureux d'�tre � cette �cole. Je ne peux que m'en r�jouir. Je vous laisse avec un texte qui m'a vraiment frapp� , il est un peu long il est vrai mais combien il peut-etre �difiant ! A la prochaine , meme site. |
| HISTOIRE D'UN LIVRE D�CHIR�
Un r�giment qui partait pour la guerre fit une halte de quelques jours dans une certaine ville du midi de la France. L�, se trouvait un colporteur biblique accomplissant son oeuvre. sa sollicitude chr�tienne fut vivement excit�e � la pens�e de tous les p�rils qu'allaient affronter ces hommes pleins d'entrain et d'insouciance, et qu'une bonne parole dite � propos pourrait ramener � des sentiments plus en rapport avec la gravit� de leur position. press� par cette sollicitude, il fit, tant aupr�s du colonel du r�giment en question, qu'il obtint la permission de s'entretenir avec les premiers partants. Un matin donc que, dans la cour de la caserne, il �tait entour� d'un groupe de militaire auxquels il parlait, avec une grande abondance et une grande chaleur de coeur, des consolations qu'ils trouveraient dans le Nouveau Testament, aux jours des dangers faciles � pr�voir, un jeune homme de fort bonne mine, � l'expression des plus intelligentes, sortit des rangs, et s'avan�ant tout pr�s du colporteur, lui dit de la mani�re la plus cordiale qu'il avait �t� profond�ment touch� de ses exhortations si s�rieuses et si affectueuses. - Elles m'ont convaincu, ajouta-t-il, de la n�cessit� de me munir de la Parole de Dieu ; mais, h�las! continua-t-il en poussant un gros soupir, je n'ai pas un centime vaillant pour faire cette pr�cieuse emplette ! - Qu'� cela ne tienne, r�pliqua aussit�t le colporteur; puisque vous avez un tel d�sir de poss�der l'�vangile, il ne sera pas dit qu'un chr�tien vous ait laiss� partir sans vous en avoir donn� un exemplaire, duss�-je le payer de ma poche � ceux auxquels j'ai � rendre compte de ma gestion. Et sortant de sa gibeci�re un Nouveau Testament du format le plus portatif, il le remit entre les mains du soldat... Mais, � surprise ! � douleur ! � peine le jeune homme fut-il possesseur du volume qu'il partit d'un grand �clat de rire et qu'il s'�cria : - Mon brave homme, vous �tes jou�! Je suis le farceur num�ro un du r�giment, demandez plut�t aux camarades! Il est clair comme le soleil qui nous �claire que je me moque pas mal de vos b�tises, et que je me soucie autant que de l'an quarante de marmotter � genoux d�s or�mus et le reste. Mon chapelet � moi, voyez-vous, mon cher, c'est une enfilade � n'en plus finir des farces et gaudrioles les plus d�sopilantes! Demandez encore � mes camarades; ils vous renseigneront l�-dessus mieux que la modestie ne me permet de le faire. Apr�s la mort, voyez-vous, mon cher... Ici le colporteur interrompit ce flux de paroles si d�plorablement l�g�res en s'�criant, avec un accent qui fit tressaillir plusieurs de ses auditeurs : - Apr�s la mort, pauvre malheureux, suit le jugement! et quel jugement! il me fait frissonner d'�pouvante! �coutez comment le Seigneur J�sus-Christ le formule : �Retirez-vous de moi, maudits, et allez dans le feu �ternel, qui est pr�par� au diable et � ses anges,� (Mat. 25 : 41). �C'est l� qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents , (Mat. 8: 12). Un moment le jeune soldat ne rit plus, et parut tout interdit; mais sa l�g�ret� reprenant le dessus, il se tourna vers ceux qui l'entouraient et s'�cria : - Je crois, parole d'honneur, que l'ancien m'injurie; mais paix lui soit, la pilule que je lui fais avaler lui reste pour le quart d'heure au gosier. Cela ira mieux incessamment... - Rendez-moi mon livre, dit avec autorit� le colporteur... - Nenni, nenni, mon vieux, r�pondit le militaire ; j'aurais honte pour vous de vous faire un tel affront devant une si honorable soci�t�. Que penseraient de vous les camarades, je vous prie, s'ils vous voyaient reprendre de la main gauche le cadeau que votre main droite m'a offert ? �a ne s'est jamais fait et �a ne se fera jamais, mon cher, dans l'arm�e fran�aise. Ce qu'on y donne, on le donne de bon coeur et on le garde idem. D'ailleurs, votre livre me sera utile, c'est l� ce que vous souhaitez, pas vrai ? En campagne on n'a pas toujours sous la main les ingr�dients n�cessaires pour allumer la pipe. Les voil� tout trouv�s. Merci donc, mon vieux. Entre nous sans rancune. Sur ce, faisant le salut militaire de la fa�on la plus grotesque, le jeune homme disparut au pas acc�l�r�, non assez vite toutefois pour ne pas entendre ce s�rieux avertissement donn� d'une mani�re vraiment solennelle: Prenez garde, � C'EST UNE CHOSE, TERRIBLE QUE DE TOMBER ENTRE LES MAINS DU DIEU VIVANT � (H�b. 10: 31). Le pauvre colporteur, remarquant le lamentable effet produit sur l'esprit dissip� de ceux qui l'entouraient encore, se retira bient�t apr�s le coeur d�bordant d'une profonde tristesse, mais d�gag� de tout sentiment amer. Ah! ce qui dominait en lui, c'�tait une immense compassion qui le portait � s'�crier en s'adressant � Dieu : � Pardonne-lui, Seigneur, car il ne sait ce qu'il fait; � mon Dieu ! dis-lui, toi, de ta voix puissante, et dans le fond de sa conscience, la parole qui peut changer son coeur. Seigneur ! Seigneur! �claire-le; touche-le; convertis-le; sauve-le. � Telle fut l'ardente pri�re de ce chr�tien, et il ne pouvait pas en �tre autrement, parce qu'enseign� par le Saint-Esprit, il avait re�u le plus beau don du ciel, la charit�, � qui ne cherche point son int�r�t... ; qui ne s'aigrit point ... ; qui, ne se r�jouit point de l'injustice ... ; qui excuse tout...; qui esp�re tout... ; qui supporte tout. � � quinze mois de distance de ce triste r�cit, nous retrouvons, toujours � l'oeuvre, notre colporteur biblique. Mais il a beaucoup voyag�, pendant ces mois qui viennent de s'�couler, et dans beaucoup d'endroits tr�s �loign�s les uns des autres, il a eu la joie de vider, � diff�rentes reprises, la large gibeci�re dans laquelle il porte ses Bibles et ses Nouveaux Testaments. Comme le semeur de nos campagnes, il a r�pandu � pleines mains, partout o� il a pass�, une semence infiniment plus pr�cieuse que celle qui produit le grain avec lequel se fait le pain qui nourrit nos corps : il a r�pandu la Parole de Dieu, qui se nomme elle-m�me � la semence � (Luc 8: 11), la semence de la vie �ternelle; semence tellement productive en toute sorte de bons fruits � qu'un grain en produit cent, un autre soixante et un autre trente � (Mat. 13: 23). Un soir donc qu'il atteignit un petit village, situ�, disons-le d�s l'abord, � plus de cent lieues de cette certaine ville o� un Nouveau Testament lui fut enlev� d'une fa�on si ind�licate, il se fit d�signer l'auberge o� il pourrait se reposer des fatigues d'une journ�e tr�s activement employ�e. D�s qu'il fut entr� dans la maison, il remarqua qu'un �v�nement extraordinaire, un �v�nement malheureux, s'y �tait pass�. Dans la salle des voyageurs une dizaine de personnes prenaient leur repas du soir, mais tout dans leur contenance annon�ait qu'elles �taient sous le poids de pens�es bien douloureuses ; une sc�ne plus triste encore s'offrit aux regards du colporteur lorsqu'il parvint dans la cuisine o� se trouvaient les gens de la maison. Tous vaquaient � leurs diff�rents offices, en silence et avec un air abattu et m�me constern�; et pr�s de la chemin�e se voyait une femme d'un certain �ge assise, la t�te pench�e sur la poitrine et �videmment ab�m�e dans la plus profonde douleur, car de moment en moment, et involontairement, elle laissait �chapper de sourds g�missements qui fendaient le coeur. Celui du colporteur, sous l'empire de la charit� que nous avons d�crite, ne pouvait rester froid et indiff�rent dans cette circonstance. Notre ami s'approcha donc de la pauvre afflig�e avec cette sympathie qui, d�s qu'elle se traduit par les plus simples mots, provoque imm�diatement l'abandon et gagne la confiance. - Oui, j'ai du chagrin et un grand chagrin, s'�cria l'aubergiste, en versant un torrent de larmes, et je vous remercie des bonnes paroles que vous venez de m'adresser, elle m'ont fait du bien l�, dit-elle, en posant la main sur son coeur. La cause de ce grand chagrin, la voici. Il y a quelques heures seulement que l'on a port� dans le champ du repos celui qui �tait le bonheur, et je puis bien ajouter l'orgueil de ma vie!... mon fils! ... et quel fils!... � Ici la voix manqua tout � fait � cette m�re d�sol�e. De d�chirants sanglots furent tout ce qu'elle put faire entendre. - Calmez-vous, ch�re dame, lui dit le colporteur avec une vive �motion. Calmez-vous, et permettez-moi de vous lire quelques lignes seulement d'un livre que je n'ouvre jamais sans y trouver exactement ce qu'il me faut pour toutes les circonstances malheureuses ou heureuses que j'ai � traverser. � Le colporteur sortit alors de sa poche un petit Nouveau Testament, et y lut ce qui suit : �... Dieu nous a ch�ti�s pour notre profit, afin de nous rendre participants de sa saintet�. Il est vrai que tout ch�timent semble d'abord un sujet de tristesse et non pas de joie; mais il produit ensuite un fruit paisible de justice � ceux qui ont �t� ainsi exerc�s � (H�b. 12 : 10, 11). � peine ces derniers mots furent-ils prononc�s, que la femme jeta un cri et se leva avec une imp�tuosit� extr�me. Le colporteur n'eut pas l'air d'y prendre garde, et continuant � tourner les feuillets de son livre, il y lut encore ce qui suit : � Puis donc que nous avons un grand et souverain Sacrificateur, J�sus, fils de Dieu, qui est entr� dans les cieux. demeurons ferme dans notre profession; car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir � nos infirmit�s, puisqu'il a �t� tent� de m�me que nous en toutes choses, si l'on en excepte le p�ch�. Allons donc avec confiance au tr�ne de gr�ce, pour �tre secourus dans les temps convenables � (H�b. 4). � l'ou�e de ce passage, la femme se pr�cipita sur le lecteur et lui arracha le livre des mains, en s'�criant tout hors d'elle-m�me: Malheureux, vous m'avez pris tout ce qui me reste de plus pr�cieux de lui!... le tr�sor auquel je tiens le plus!... Puis jetant un coup d'oeil, sur le volume dont elle s'�tait violemment empar�e, elle le laissa tomber � terre, en disant tout bas : Non, ce n'est pas mon pr�cieux livre ; le mien est d�chir�, le v�tre est entier... Pardon. - Votre livre ressemble donc au mien, ch�re darne, et c'est l'h�ritage de votre fils ? Dieu en soit b�ni! reprit le colporteur. La femme passa avec rapidit� dans une pi�ce attenante, et revint t�t apr�s avec un Nouveau Testament � la main, de la m�me version et du m�me format que celui dont s'�tait servi le colporteur; mais ainsi qu'elle l'avait annonc�, le livre n'�tait plus complet; bien des pages en avaient �t� d�chir�es. Le colporteur le prenant, l'ouvrit, et ses yeux s'arr�t�rent sur les lignes suivantes, �crites en assez gros caract�res: Re�u A.... LE... D'ABORD M�PRIS�, VILIPEND�; ENSUITE LU, CRU ET DEVENU L'INSTRUMENT DE MON SALUT. Sign� J.L..., fusillier � la... compagnie du... r�giment de ligne. � la vue de cette inscription, le colporteur porta la main au front, comme un homme qui cherche � se ressaisir un souvenir. Bient�t la lumi�re se fit pour lui; l'�v�nement qu'il reconstruisait dans sa m�moire lui apparut aussi clairement, et avec tous ses d�tails, que s'il �tait de la veille: l'endroit o� il s'�tait pass�, sa date, ce m�pris du Livre ouvertement confess�, tout cela le pla�a imm�diatement en pr�sence de ce jeune moqueur dont il s'�tait s�par� en lui faisant conna�tre les terribles jugements auxquels il s'exposait. Puis il se souvint de la fervente pri�re qui de son coeur �tait mont� vers le tr�ne des mis�ricordes. - O mon Dieu, dit-il en �levant son coeur en haut, tu es admirable dans toute tes voies, et voici un t�moignage de plus, � mon Sauveur! que tu tiens fid�lement cette consolante promesse: � Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent tu vous, demandez tout ce que vous voudrez, et il vous sera accord� � (Jean 15: 7) Source :�crin de perle Merci au site Regard pour son autorisation |
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