Extrait de Mein Kampf d’Adolf
Hitler (1924):
« Le Juif reste à l’endroit où il s’est établi et s’y
cramponne, à tel point qu’on ne peut l’en chasser que très difficilement, même
en employant la violence. Il est et demeure le parasite-type, l’écornifleur
qui, tel un bacille invisible, s’étend toujours plus loin dès qu’un sol
nourricier favorable l’y invite. L’effet produit par sa présence est celui des
plantes parasites : là où il se fixe, le peuple qui l’accueille
s’éteint. »
Hitler définit d’abord les Juifs comme des
êtres de sang impur qui constituent une race négative porteuse de
souillure. Il emploie fréquemment pour les désigner les termes bacille,
parasites, empoisonneurs du sang des autres, propagateurs d’infection, etc.. Il considère que la « stérilité
intellectuelle » des Juifs est totale.
Son objectif, constamment rappelé dans Mein Kampf, était d’éloigner les Juifs,
c’est-à-dire les expulser de la société allemande. C’est ce qu’il martèle dans
tous ses discours dès le début des années 1920. Pour Hitler, si l’Allemagne doit
commencer une nouvelle guerre, il faut d’abord que tous les Juifs aient été
expulsés du territoire, que les sociaux-démocrates aient été neutralisés ainsi
que les communistes. Mais une Allemagne encerclée par l’ennemi et plongée dans
une guerre mondiale, effectivement, devrait être sans pitié contre les
« ennemis intérieurs ».
Ainsi, pour ce qui est de la
« Solution finale », même s’il est incontestable que cela correspond
à sa volonté, même s’il est très probable qu’il y ait eu ordre oral de sa part,
ce n’est sans doute pas lui qui a indiqué quelle serait la marche à suivre. Il
a, par une propagande antisémite de plus en plus exacerbée, indiqué une
direction, et vraisemblablement acquiescé quand on lui a demandé si on passait
à l’action, c’est-à-dire si on éliminait tous les Juifs d’Europe. Sur ce sujet
les historiens « intentionnalistes » et
« fonctionnalistes » s’opposent : les
« intentionnalistes » prétendent que Hitler a mis en œuvre un
programme bien précis dès les années 20 alors que les fonctionnalistes pensent
que les mécanismes de l’extermination se sont mis en place petit à petit, à
partir d’initiatives prises à la base. D’autres historiens font remonter
l’ordre d’extermination à l’automne 1941, la conférence de Wannsee
de janvier 1942 ayant systématisé un certain nombre de pratiques qui avaient
commencé dès la fin de l’année précédente, notion admise de nos jours par la
plupart des historiens.