Cours 12 - Déclin et guerres civiles (partie I)
Lectures :
manuel p. 27-29.
La guerre sociale (90-88)
- La guerre sociale tire son nom du
latin socius (allié).
- Oppose entre Rome et ses alliés
italiens, qui réclament la citoyenneté romaine.
- Seuls les Romains ont le droit de
citoyenneté complet.
- Différence de traitement lors des
procès, lors du paiement des impôts, interdit l'accès aux adjudications de
terres publiques (ager publicus), etc.
- Or, les alliés fournissent autant de
troupes à Rome que les citoyens (même davantage au IIe siècle).
Le statut de citoyen
- De nombreux non-Romains s’arrogent
illégalement le statut de citoyen romain (on ferme les yeux).
- Les consuls de 95 veulent y mettre
fin : une enquête pour retirer la citoyenneté romaine à tous ceux qui l’ont
usurpée.
- Réactions vives en Italie.
- Le tribun Marcus Livius Drusus tente
d’’étendre la citoyenneté romaine à toute l’Italie.
- Son assassinat provoque une révolte
majeure des alliés.
La révolte
- Soulèvement des Marses, des
Péligniens, des Vestins, des Marrucins, des Picentins, des Lucaniens, des
Apuliens et des Samnites.
- Tout le Centre et le Sud de l’Italie.
- Rome refuse toujours d’accorder la
citoyenneté.
- Les Italiens répondent par la
sécession et proclament leur indépendance.
- Ils se constituent en État fédéral
(avec un Sénat, une assemblée du peuple, des consuls et des préteurs).
- Formation d’une armée de 100 000
hommes.
La guerre et ses conséquences
- A la fin de la première année de
guerre, l’avantage est aux Italiens.
- Allures d’une guerre d’extermination.
- Les Etrusques et les Ombriens
commencent à s’agiter.
- Le Sénat alarmé se décide à concéder
aux Italiens le droit de cité.
- Les alliés de Rome obtiennent
satisfaction, et l'Italie est unifiée sous un seul régime juridique.
- Les dernières révoltes qui persistent
sont matées facilement.
Les guerres serviles
- Le nombre des esclaves : entre 32% et
50% de la population totale.
- Esclaves de plus en plus nombreux, de
moins en moins chers : accroissement de la sévérité.
- Conditions particulièrement dures en
Sicile et propices aux soulèvements.
La révolte de Sicile : 135-132
- Condition misérable; beaucoup
d’esclaves abandonnés à eux-mêmes.
- L’origine commune des esclaves
facilite leur organisation.
- Chefs capables (leaders religieux):
Eunus et Cléon.
- Armées de 60.000 à 200.000 hommes.
- Après une guerre difficile, les
consuls arriveront à mater les insurgés et à mettre à mort les survivants.
- Révolte semblable en Campanie et en
Sicile en 104-102.
La révolte de Spartacus (73-70)
- Spartacus aurait servi dans une
légion avant de devenir gladiateur.
- Il se révolte à l'école de
gladiateurs à Capoue.
- Il vainc les armées romaines et
attirent à lui des esclaves, des petits paysans et forme une véritable armée.
- Plusieurs défaites romaines.
- But de Spartacus : fuir l’Italie.
- Fini par être vaincu par Crassus.
- Répression sanglante.
- Spartacus a pu profiter de :
- L'insuffisance des premières forces
romaines engagées contre lui.
- Des problèmes de Rome ailleurs dans
l’empire,
- De la situation sociale en Italie du
Sud (beaucoup d’esclaves).
- Dernière révolte servile : les
répressions seront plus fortes à l’avenir.
Gaius Marius et la montée des ambitions personnelles
Un homo novus
- Originaire d’Arpinum, cité de droit
romain, mais de second rang.
- Famille de rang équestre, dans la
clientèle des Metelli, la plus grande famille patricienne de Rome.
- Tribun militaire (brillant) sous
Scipion Émilien au siège de Numance (134-133)
- Grâce au patronat des Metelli,
devient questeur entre 120 et 121.
- Début d’alliance avec les
populares lors de son tribunat de la plèbe (loi sur le vote ou loi de
distribution de blé en faveur du peuple).
- Cela va rendre le reste de sa
carrière politique difficile.
La Guerre de Jugurtha
- Corruption des élites à l’occasion du
conflit avec Jugurtha. (« ville à vendre »)
- 109 : il part en Afrique combattre
Jugurtha aux côtés de son patron le consul Q. Caecilius Metellus Numidicus.
- Il supplanter celui-ci comme
commandant en se faisant élire consul en 106.
- Victoire contre Jugurtha en 105;
réélu in abstentia la même année.
- Sa popularité est alors à son comble.
La réforme de l’armée romaine par Marius
- Une des raisons de son succès lors de
ses guerres: sa réforme de l’armée.
- Changements tactiques.
- Mais surtout, changement de mode de
recrutement.
- Suite au nombre décroissant de petits
propriétaires terriens, il recrute parmi toutes les classes, dont les pauvres
prolétaires.
- L'équipement est désormais fourni, et
une solde est garantie au légionnaire.
- Il s'engage à fournir un lopin de
terre au soldat une fois son service terminé.
- En contrepartie, le soldat s'engage
sur une longue durée.
Conséquences des réformes
- D'une armée de conscription,
constituée de citoyens, à une armée professionnelle.
- Hommes soldés, motivés
essentiellement par l'appât du gain.
- Loyauté au général plutôt qu’à
l’État.
- Outil pour les généraux ambitieux,
lors des guerres civiles.
- Marque le passage de l'armée
républicaine à l'armée impériale.
Contre les Cimbres et les Teutons
- Défaites répétées des armées romaines
face aux Cimbres et aux Teutons.
- Panique à Rome.
- Occasion pour Marius de consolider
son pouvoir.
- Avec l’aide des populares, il obtient
le commandement (consul).
- Ses succès lui permettent de le
prolonger en se faisant réélire (toujours in absentia) consul en 104,
103, 102 et 101 (sans précédent).
- Il vainc les Teutons en 102 et les
Cimbres en 101.
- Gloire inégalée; perçu comme un
nouveau Romulus.
- Domination incontestable.