Les
Mayas
Cités
perdues, effacées de la mémoire des hommes. Pendant des siècles leur nom même
fut oublié. Après le temps de leur splendeur, les cités Mayas connaissent, au
IXème siècle, la famine, la guerre, la dépopulation, puis l'abandon. La forêt
revient. Les racines bousculent les stèles, les jettent à terre, les étreignent.
Les branches ébranlent les murs, percent les toits des temples.
Au
bout de huit ou dix siècles, des voyageurs égarés trébuchent, comme dans un
rêve, sur des montagnes de blocs taillés et, à travers le fouillis végétal,
découvrent des pierres qui les regardent. Des rumeurs circulent : quelles mains
érigèrent ces somptueux monuments ? Les autorités s'inquiètent, envoient des
explorateurs. Des artistes, des poètes, des curieux les suivent. Au XIXème siècle,
les hommes qui tentent l'aventure ont le sérieux des grands amoureux. La
passion sert la science.
AL
Les Mayas de L' Ancien Empire
Les origines
des tribus Mayas les plus anciennes se perdent dans la nuit des temps. Les
manuscrits indigènes du 16éme siècle ont oublié l'emplacement du berceau de
la civilisation Maya, que ce soit dans le Chilam Balam (écrits dans la péninsule
du Yucatan), ou dans le Popol Vuh des Quichés, la branche des indiens Mayas du
Guatemala. Et même le premier chroniqueur espagnol des Mayas, le Frère Diego
de Landa (1566), n'a pu en mentionner clairement la situation. En tout état de
cause, les faits se réfèrent aux Mayas du Yucatan, du Nouvel Empire, et non
aux vieux Mayas localisés dans le sud (Chiapas, Guatemala et Honduras), dont la
civilisation s'est éteinte quelques siècles avant l'apogée des cités de la péninsule
telles que Chichen Itza, Uxmal et Sayil.
Nous savons que
dans des temps très reculés, les Mayas vivaient sur le littoral atlantique du
Mexique, d'où ils descendirent vers l'Amérique Centrale en remontant l’Usumacinta
pour arriver au Peten. Un vieux groupe Maya, Les Huaxtèques, resta cependant
dans le Nord, dans la région allant de Veracruz à Tamaulipa. C'est peut être
l'expansion des Nahuas qui coupa en deux le peuple Maya en rejetant un groupe au
Nord et l'autre au sud. Les groupes rejetés vers le sud sont ceux qui développèrent
la grande civilisation Maya.
Au commencement
de la période historique, ils vivaient dans un triangle délimité par
Palenque, dans le Chiapas, Uaxactun, au Guatemala, et Copan, en Honduras, un
aire très importante avec des voies de communications très difficiles, au
milieu de la Jungle, traversée par de grandes rivières, comprenant le bassin
de l'Usumacinta, le peten guatemalteque et les vallés du Motagua et du rio
Copan.
En dehors des
monuments que les anciens Mayas ont laissé, nous ne savons rien de l'histoire
des hommes qui ont fondé Tikal, Palenque et Copan. Mais, si comme nous l'avons
vu, il n'y a pas de traces écrites, les monuments sculptés sont éloquents
quant à ce sujet. Une des pratiques la plus ancienne fut d'ériger des stèles
pour commémorer ou marquer des événements historiques; auparavant on érigeait
des stèles de façon irrégulière; puis on les érigeait selon une certaine périodicité,
généralement à la fin de chaque Katun, période cyclique de 20 ans. Ces dates
ont pu être lues grâce à la clé que nous a donné Landa. Les mayas
construisaient leur calendrier à partir de la date légendaire de 3113 avant
J-C, et ils utilisaient des unités de temps plus importantes telles que le
Baktun, période cyclique comprenant 20 Katun (c'est à dire 400 années Mayas,
correspondant à 394 de nos années.
Les premières
dates historiques et non mythiques que l'on connaisse sont celles du huitième
Baktun, et elles deviennent particulièrement nombreuses au cours du neuvième
Baktun, pour diminuer ensuite et disparaître sur les sculptures au cours de
cette période. En mettant en relation les calendriers Mayas et Chrétiens, On a
pu déchiffrer de nombreuses dates inscrites sur les linteaux, les escaliers et
les temples.
C'est
probablement au cours du 10 ème siècle que les Mayas de Veracruz et du Tabasco
commencèrent à bouger en direction du Peten, en suivant la route naturelle de
l'Usumacinta.
La cité archéologique
qui possède la date gravée la plus ancienne est celle de Uaxactun, dans le
Peten, avec le neuvième jour de l'année 328, date correspondant à l'érection
d'une pyramide proche, la E-VII sub. Palenque, Tikal et Copan ont sans doute des
dates plus anciennes, mais elles furent probablement gravées dans le stuc, le
bois ou peintes et n'ont par conséquent arrivaient jusqu'à nous. Après la stèle
9, Uaxactun a continué à ériger régulièrement des monuments: sur les stèles
18 et 19 ils gravèrent l'année 357; sur la stèle 5, l'année 358, et ainsi
jusqu'au 9 ème siècle.
Au 5 èmes siècles
les dates deviennent plus nombreuses. Les stèles indiquent les centres urbains
qui surgissent peu à peu dans l'aire: Balakabal, dans le Peten; Campeche, 405;
Uolantun, 409; Tikal, 416; Copan, 465; Oxkintok, 472; etc... Au 6 ème siècle
les centres importants de l'Usumacinta commencent leur expansion historique:
Yaxchilan, Piedras Negras et Palenque, ainsi que Tonina, dans le Chiapas,
Calakmul, au Yucatan, et Rusilha au Guatemala. La colonisation du Yucatan s'est
don fait en suivant la route du Golfe et des Caraïbes.
Un siècle plus
tard commence l'âge d'or de l'Ancien Empire: de 633 à 830, dans la seconde
moitie du 9 ème Baktun, on sculpte les stèles les plus belles, les linteaus
les plus fins, on érige de somptueux édifices et on construit les escaliers
les plus artistiques. Au cours de ce siècle Palenque devient la Mecque
religieuse par excellence: Don architecture ne sera jamais surpassé, ses stucs
gravés de scènes historiques resteront des chefs d’œuvres impérissables,
tandis qu'au point de vue intellectuel et, particulièrement dans le domaine de
l'astronomie, elle surpassera les autres cités Mayas. Un siècle plus tard,
Copan prendra à Palenque cette place, pour décliner au début du 9 ème siècle
et s'effondrer définitivement. Quiriqua brillera cependant encore quelque
temps, survivant aux cités Mayas les plus tardivement Peten telles que Ixkun,
Nakun, Sibal et El Naranjo.
Mais déjà, au
milieu du 9 ème siècle, les dates Mayas commencent à se faire moins
nombreuses et à disparaître. La dernière que l'on connaisse dans une cité
Maya est celle de la stèle 12 de Uaxactun, 889 (contemporaine de la stèle 9 de
Oxpeinul et de la stèle 10 de Xultun. On ne connaît qu'une seule date du dixième
Baktun: celle de la plaque de Jade de Tzibanché, dans le Quintana Roo, en 909.
Alors, comme on l'affirme de façon lapidaire, "la solitude et le silence
se fit dans les cités Mayas".
Les migrations
vers le Yucatan s'intensifièrent et les mouvements de population emportèrent
des groupes et en fixèrent d'autres, mais quoiqu'il en soit on commençant
noter un déclin dans l'art.
Diverses hypothèses
ont prétendu expliquer l'abandon des cités Mayas du sud : des changements de
climats, des fièvres et épidémie,
des problèmes agricoles, des guerres, etc... qui rendirent inhabitables ces régions.
Morley pense que l'épuisement des terres a poussé les populations vers le
nord; Thompson, au contraire, penche plutôt vers une prédominance de la vie
paysanne au détriment de la vie religieuse; d'autres voient dans cette
destruction la main Olmeco-Toltèque qui, en pénétrant le long de l'Usumacinta
vers 895, aurait assujéti cette culture en repoussant ses restes vers le
Yucatan. Que ce soit pour une raison ou un autre, le fait est qu'au 10ème siècle
la jungle commença à envahir les vieilles cités.
Si quelques-uns
un persistèrent dans ces cités, c'étaient des paysans, peu religieux, qui
laissèrent des restes de poteries, mais qui jamais n'érigèrent de stèles ni
de palais. Quand Hermann Cortes traversa l'aire de l'Ancien Empire, dans le
bassin de l'Usumacinta comme dans le Peten, les cités Mayas avaient été
abandonnées depuis longtemps et il n'en restait aucun souvenir.
Les Mayas du Nouvel Empire
Au 10ème siècle
la culture Maya est entrée dans une période sombre et de silence. Pas une stèle
avec une quelconque inscription et très peu de palais et de temples sont érigés.
Le Moyen Age, l'âge ténébreux de l'art Maya, correspond à de grands
mouvements migratoires vers le Yucatan.
L'ancienne aire
Palenque-Uaxactun-Copan est abandonnée et les Mayas commencent à bouger le
long de la côte Caraïbe et du Golfe du Mexique. Tulum et Ichpaatun sont les témoins
de cette première colonisation dans le Quintana Roo, en 564 et 593; mais déjà
à Oxkintok, dans le Yucatan, on retrouve la date de 472, et à Jaina, dans le
Campeche, les Mayas laissèrent la trace de leur pénétration en 652.
Au 7ème siècle
la colonisation a atteint le centre de la péninsule: Coba, en 613, et Etzna. Le
Chilam Balam de Chumayel fait allusion à la dispersion Maya sur la côte
Caraibe et de son nouveau centre, Cozumel. Mais comme ils avaient cesser de
sculpter les escaliers et les linteaux (la dernière date connue étant celle de
889), il nous faut recourrir à d'autres sources pour compléter l'histoire des
Mayas. Ces sources d'informations sont les Livres du Chilam Balam, le Popol Vuh,
et les histoires de Landa et Cogodullo, couvrant la période comprise entre 900
et 1500. Selon ces sources, dont les événements ont très bien été synthétisés
par Eric Thompson, Les Itzas apparaissent pour la première fois à Chichen Itza
en 711. Les Itzas, "hommes sacrés", comme les nomme le Chilam Balam
de Mani, provenaient sans doute du bassin de l'Usumacinta, de Palenque ou des
cités proches. "Les Indiens racontent - nous dit Landa - que beaucoup de
personnes venant du sud arrivèrent au Yucatan avec leurs Seigneurs, et ils
semblaient arriver du Chiapas...". A Chiche Itza, ils résidèrent jusqu'en
928, année où la ville fut abandonnée. Ils partir ensuite pour Champoton,
dans le Campeche, en 968.
A cette époque,
une nouvelle famille entre en scène dans le Yucatan: Les Tutul Xiu. Les Livres
du Chilam Balam les font venir de Nonoual (Tabasco),"partant de la région
de Tulapan". Vers 948 cette famille Xiu abandonne Nonoual et découvre
Bacalar (987), d'où ils partent pour Chichen Itza, lieu qu'ils trouvent
abandonné en 1027. Ils y resteront 120 années, au bout desquelles ils
marcheront vers Champoton, habitée par les Itzas, et "Champoton fut détruite".
Ils errèrent encore dans la péninsule "à la recherche de leur foyer et vécurent
plusieurs époques dans les montagnes inhabitées", pour enfin d'installer
en 1263 à Uxmal. Entre temps, les Itzas, qui vivaient aussi "sous les
arbres, sous la cendre, dans la misère", revinrent à Chichen Itza pour
s'y établir définitivement.
Le Moyen Age
est passé et la Renaissance est proche. L'architecture de transition, de type
Hochob, Dzibilnocac et Rio Bec, bien que survivant dans quelques édifices de
Uxmal et de Chichen Itza, soit abandonné, et de nouvelles et plus belles
constructions sont érigées. Cette architecture était emprunte d'une nouvelle
influence, énergique, étrangère, d'origine mexicaine.
Nous savons que
la migration Toltèque a suivi deux routes à deux époques différentes: la
première, la branche Olmèque, s'est introduite en Amérique Centrale; la
seconde, la Toltèque, est arrivée à Chichen Itza. Les similitudes entre Tula
et Chichen Itza sont multiples: Colonnes serpentines, atlantes, tigres, etc...
La chute de Tula a sans doute poussé un nombre considérable d'hommes vers
Xicalanco tout d'abord, puis vers le Yucatan, où, comme des conquérants, ils réussirent
à s'approprier Chichen Itza.
Les Toltèques,
une fois arrivés dans le Yucatan, influencèrent de façon bénéfique Mayapan,
Chichen, Uxmal, Sayil, etc... ; mais c'est à Chichen Itza qu'ils s'établirent,
d'abord comme mercenaires, puis comme conquérants. Leur adresse dans le
maniement des arcs et des flèches, d'après Landa, leur donna une incontestable
supériorité sur les Mayas. Tozze soutien que certaines plaques en or et que
les peintures de Chichen Itza immortalisent l'occupation Toltèque de cette cité.
C'est à cette époque que fut érigé les plus beaux édifices de Chichen Itza:
le Caracol, le Castillo, le Temple des Guerriers, le Jeu de Pelote, le
Tzompantli, la Maison des Aigles, l'Ossuaire, le Temple de Chac Mool, etc...
Mais la
Renaissance, durant laquelle l'ensemble du Yucatan et du Campeche va se couvrir
de temples et de palais, va s'interrompre vers le milieu du 15ème siècle quand
l'équilibre instauré par la ligue de Mayapan se brisa. Une fois encore la
culture Maya interrompt son cycle évolutif, mais cette fois-ci pour ne jamais
renaître.
Selon Landa, la
famille régnante de Mayapan tyrannisait ses sujets avec l'aide de mercenaires
mexicains (ou Aztèques): "Le gouverneur Cocom, aveuglé par la cupidité,
traita avec les chefs des garnisons que les rois méxicains avaient à Tabasco
et Xicalanco, en leur promettant de leur livrer la cité et, c'est ainsi qu'il
fit entrer les méxicains dans Mayapan et oprima les pauvres, faisant de
nombreux esclaves; les seigneurs Mayas l'auraient bien tué s'ils n'avaient pas
eu peur des Méxicains".
Le seigneur des
Tutul Xiu n'accepta jamais cela, et en voyant le peuple du Yucatan opprimé, ils
apprirent des mexicains l'art des armes et devinrent maîtres dans le maniement
de l'arc, la flèche, la lance et la hachette. De sorte que les Tutul Xiu de
Uxmal et les Itza de Chichen Itza se lancèrent dans la guerre contre la famille
Cocom de Mayapan, gouvernée par Huanac Ceel. Au début la chance sourit aux
Cocom grâce à l'aide de ceux de Xicalanco, mais après trente quatre ans de
lutte, Mayapan fut détruite, toute la famille Cocom assassinée, sauf le fils
de Huanac Ceel qui était en voyage. Le Chilam Balam de Chumayel raconte que”:
la terre de Mayapan, la fortifiée, fut conquise par les Itza, qui avaient été
expulsés de leurs maisons par ceux d'Izamal, à cause de Huanac Ceel".
Seuls les mercenaires Toltèques furent épargnés, mais Mayapan fut abandonnée
et la famille Cocom disparut de la scène.
Les descendants
des derniers Cocom n'oublièrent jamais de rappeler aux Tutul Xiu leurs origines
étrangères, se déclarant comme les représentants purs de l'illustre famille
Maya: "Etrangers et traîtres - racontent le Chilam Balam - qui tuèrent
leur principal seigneur (Huanac Ceel) en lui volant sa demeure".
La destruction
de Mayapan survint - raconte le Chilam Balam de Mani - soixante ans avant
l'arrivée des espagnols; C’est à dire, si nous prenons comme point de départ
l'année de la conquête de Mexico, en 1461. Cependant, après la chute de
Mayapan, vingt années de prospérité et d'abondance suivirent, au bout
desquelles un nouveau désastre vint s'abattre sur le Yucatan : un ouragan dévasta
la péninsule, puis s'ensuivit une période de calme avant que la peste et de
nouvelles guerres intestines eurent raison de la culture Maya.
Quand les
Espagnols arrivèrent auYucatan, il ne restait plus un seul empire pour veiller,
seulement quelques tribus barbares qui erraient dans la péninsule. Quand les
espagnols de Montejo achevèrent la conquête en 1539, la culture Maya s'était
éteinte définitivement depuis quelques années.
Les mayas aussi ont inventé le zéro. Ils avaient en fait un système
numéral à position très avancé à base de vingt. Ils
avaient en fait plusieurs zéros, qui se déssinaient sur papier végétal ayant
la forme de coquillages ou sur pierre ressemblant à des têtes humaines.
Ces zéros avaient aussi plusieurs rôles
:
à noter, comme le nôtre, les places vides dans l'écriture d'un nombre, ou à
indiquer le début des mois
Parmi les civilisations classiques de la
Méso-Amérique,
le peuple maya est probablement le mieux connu. Originaire du Yucatán aux
environs de l'an 2600 avant l'ère chrétienne, il a atteint son apogée autour
des années 250 apr. J.-C. sur le territoire délimité aujourd'hui par le sud
du Mexique,
le Guatemala,
le nord de Belize
et l'ouest du Honduras.
S'inspirant des découvertes et des idées qu'ils
ont héritées des civilisations plus anciennes comme celle des Olmèques,
les Mayas ont maîtrisé l'astronomie, mis au point des calendriers perfectionnés
et inventé une écriture hiéroglyphique. Cette civilisation s'est aussi
distinguée par son architecture cérémoniale, prodigue de détails et
d'ornements, et notamment par ses temples-pyramides, ses palais et ses
observatoires, tous construits sans outils de métal. Habiles fermiers, les
Mayas défrichaient de vastes étendues de forêts tropicales et bâtissaient, là
où l'eau de surface était rare, d'immenses réservoirs souterrains d'eau de
pluie. Ils savaient aussi fabriquer tissus et poterie et tracer des routes parmi
les jungles et les marais pour tisser de vastes réseaux d'échanges commerciaux
avec des peuples lointains.
Vers 300 av. J.-C., les Mayas ont adopté un système
de gouvernement hiérarchique où l'autorité était exercée par les nobles et
les rois. Des royaumes hautement structurés sont apparus au cours de la période
classique, de 200 à 900 apr. J.-C. La société était constituée de nombreux
États indépendants, comportant chacun une communauté agricole rurale et de
grandes ville édifiées autour de centres cérémoniels. Le déclin de la
civilisation maya a commencé vers 900 apr. J.-C. quand - pour des motifs encore
largement ignorés - les Mayas du sud ont abandonné leurs villes. Lorsque les
Mayas du nord se sont intégrés à la société toltèque
vers 1200 apr. J.-C., la dynastie maya a disparu. Certains centres périphériques
ont cependant continué à prendre de l'essor jusqu'à la Conquête espagnole du
début du XVIe siècle.
On peut dire de l'histoire maya qu'elle est
caractérisée par des cycles de grandeur et de décadence : des cités
florissaient, puis connaissaient un déclin et étaient remplacées par
d'autres. On peut également la considérer comme marquée à la fois par la
continuité et le changement, déterminés par une religion qui demeure le
fondement de leur culture. Pour ceux qui continuent de respecter les traditions
mayas anciennes, la croyance dans l'influence du cosmos sur l'existence humaine
et dans la nécessité de rendre hommage aux dieux par des rites continue de
s'exprimer dans une foi hybride, à la fois chrétienne et maya.