Peut-on consommer de l'alcool sans risque ?
L'alcool est à l'origine d'un bien triste constat : 45 000 personnes meurent chaque année d'une consommation excessive d'alcool, dont 38 000 hommes et 7 000 femmes. 35 % de ces décès sont dus à des cancers, 18 % à des affections digestives, 17 % à des maladies cardiovasculaires et 17 % à des accidents et traumatismes.
Quand faut-il s'arrêter ?
La limite de consommation se situe bien avant l'ivresse ou la dépendance. Elle n'est pas nécessairement ni ressentie, ni exprimée par notre corps. Car en-dehors de l'ivresse et des manifestations extérieures de l'excès, le corps subit silencieusement les effets d'une consommation régulière à long terme.
Il est indispensable pour la
santé
de se limiter à une consommation faible d'alcool : une consommation aussi
faible que possible est toujours souhaitable. L'Organisation Mondiale de la santé
a établi une norme qui permet à chacun de se fixer des repères dans sa
consommation quotidienne.
1- Pour les hommes : 3
verres par jour maximum
2- Pour les femmes : 2 verres par jour maximum
3- Pour les consommations occasionnelles : pas plus de 4
verres d'alcool en une seule occasion
(sans répéter trop fréquemment les occasions).
Toujours selon l'OMS, aucune boisson alcoolisée
ne devrait être tolérée dans certaines situations particulières :
pendant toute la durée de
la grossesse et de l'allaitement,
pendant l'enfance,
lorsqu'on conduit un véhicule
ou une machine,
lorsqu'on exerce des
responsabilités qui nécessitent de la vigilance,
lorsqu'on prend certains médicaments
(l'association alcool + médicament peut notamment provoquer une somnolence
importante, consultez la notice de vos médicament),
dans certaines maladies
chroniques ou aiguës (hépatite virale, pancréatite, épilepsie...).
Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils inégaux face à l'alcool ?
A consommation égale, un homme et une femme
du même âge et de même poids ne présentent pas les mêmes taux sanguins d'éthanol
: l'alcoolémie sera plus importante chez la femme. Plusieurs causes sont avancées
pour expliquer ce phénomène :
Chez la femme, le tissu
adipeux est naturellement plus important que chez l'homme. La masse musculaire
dans laquelle diffuse l'alcool est donc plus réduite, le volume de distribution
plus petit et la concentration en éthanol dans le sang plus importante.
Par ailleurs, de récents
travaux ont mise en évidence qu'une enzyme responsable du métabolisme de
l'alcool est moins active chez la femme que chez l'homme. L'alcool est donc éliminé
plus lentement.
Enfin, les modifications
hormonales peuvent modifier le métabolisme de l'éthanol. Cela concerne les
modifications liées au cycle menstruel et à la ménopause, mais aussi la prise
de contraceptifs oraux et de traitements hormonaux substitutifs.
Toutes ces caractéristiques
rendent les femmes plus vulnérables que les hommes aux méfaits de l'alcool.
Chez elles, les effets de l'éthanol se manifestent plus rapidement et parfois
plus sévèrement. Ainsi la cirrhose est une maladie du foie dont meurent
davantage de femmes consommatrices excessives que d'hommes consommateurs
excessifs. L'alcool pourrait également être impliqué dans le cancer du sein.
L'effet protecteur du vin reste à démontrer
Contrairement aux idées reçues,
l'effet protecteur spécifique du vin reste à démontrer. Par conséquent, au
regard des risques que sa consommation engendre, l'alcool ne peut être proposé
comme moyen de prévention des maladies cardiovasculaires
Certaines études décrivent
des liens entre une faible consommation d'alcool et une protection contre les
maladies cardiovasculaires. Cependant, elles ne permettent généralement pas de
distinguer l'effet de la consommation de vin de phénomènes de vie comme un régime
alimentaire protecteur ou un avantage socioculturel. Il n'est donc pas possible
de parler de lien de causalité entre consommation d'alcool et meilleure santé
Il n'y a pas de bon ou de mauvais alcool
Vin, bière apéritif ou whisky, un verre
standart de chacune de ces boissons contient approximativement toujours la même
quantité d'éthanol, c'est-à-dire 10 g en moyenne :
un verre de vin à 12° (10
cl),
un verre d'apéritif à 18°
(6 cl),
une chope de bière à 5°
(25 cl),
un verre de whisky à 45°
(3 cl).
ALORS MODÉRATION A MEILLEUR GOÛT
AL