Le Camp de Concentration d'Auschwitz-Birkenau

Le
camp d'Auschwitz est un des plus célèbres camps d'exterminations que monde ait
connu. Outre sa fonction primordiale dans l'application de la "Solution
finale", le monde connaît l'horreur d'Auschwitz grâce aux témoignages de
certains de ses pensionnaires devenus célèbres. Parmi eux: Primo Lévi qui a
écrit Si c'est un homme, Joseph Joffo et son Sac de billes et
d'autres, tant d'autres...
Il est assez étonnant que des écrivains
aient survécu lorsque l'on sait que le nombre de victimes se porte à plus de 3
000 000.
Auschwitz est situé au sud-ouest de Cracovie en
Pologne, il fut créé le 26 mai 1940. Le site est composé de 3 camps
principaux:
En plus de cela, il y aurait
plus de 50 camps annexes et kommandos extérieurs.
L'activité économique principale d'Auschwitz était
assurée par les entreprises: IG Farben (chimie), Krupp (armement) et enfin
Siemens (matériel électrique).
Pour l'application de la solution
finale, Auschwitz disposait de 7 chambres à gaz et de 3 ensembles de crématoires.
Avant août 1942, les exterminations d'Auschwitz ne représentaient que 11% des
victimes, mais à partir de là, de grands plans d'organisation permirent le
gazage de masse. Après novembre 1944, les fours de Birkenau tournaient à plein
régime, la liquidation des ghettos alimentant l'extermination.
En janvier 1945, les nazis évacuèrent les
prisonniers encore capables de marcher, ils laissèrent les autres quasiment
morts au camp. Lorsque le 27 janvier 1945, les soviétiques libérèrent
Auschwitz, ils découvrirent des cadavres.
Auschwitz est aussi connu pour les actes de résistance
qui eurent lieu dans les chambres à gaz ou directement dans le camp.
- En octobre 1944, le
sonderkommando du crématoire IV se révolta et détruisit plusieurs fours
reculant ainsi l'échéance fatale de milliers de victimes.
Dow Paisikovic (A-3.076) témoigne: "Voici quel était le plan : un jour où
il n'y aurait pas de convois et par conséquent pas de renforts de SS près des
crématoires, notre groupe qui emportait régulièrement de la nourriture de ce
secteur du camp pour la porter aux divers crématoires, viendrait avec des
bidons d'essence là où chaque crématoire se ravitaillait.[...]
Un dimanche du début d'octobre, je crois que ce devait être le 6 ou le 7, la révolte
devait être déclenchée. J'étais du nombre.
Nous amenâmes les bidons d'essence camouflés en soupe au crématoire III et
IV, mais lorsque nous arrivâmes à notre crématoire II nous entendîmes des
coups de feu partir des crématoires III et IV et vîmes un début d'incendie.
Le plan avait été de commencer la révolte par un feu allumé à notre crématoire
II. Son déclenchement prématuré le fit échouer.
Les SS donnèrent aussitôt l'alarme et tous les détenus du crématoire II
durent se rendre à l'appel. Le chef du crématoire II nous compta ; lorsqu'il
se rendit compte que personne ne manquait, on nous enferma tous dans la salle de
dissection. Le crématoire III était en feu et les détenus du Sonderkommando
des crématoires III et IV coupèrent les fils et s'évadèrent ; certains
furent abattus sur le champ. Au crématoire I, les détenus du Sonderkommando
coupèrent également la clôture électrique avec des ciseaux isolés et
s'enfuirent. Il était prévu que les barbelés du camp des femmes seraient également
coupés afin de leur permettre une fuite en masse.
Les SS réussirent à rattraper tous les fugitifs.[...] C'est ainsi que tous les
détenus du kommando spécial des crématoires I, III et IV furent massacrés.
De ce jour, les crématoires I, III et IV furent fermés. Les crématoires III
et IV étaient détruits par la révolte et inutilisables, le crématoire I
restait intact. Il n'y eut plus de gazage dans aucun crématoire."
- "Il y eut aussi au
Sonderkommando II un certain Léon, le cuisinier juif polonais qui avait vécu
à Paris [...]. Léon avait pris des notes dès le moment où il fut affecté au
Sonderkommando. Il a tenu une sorte de journal et noté les crimes des SS, ainsi
que les noms de certains criminels SS. De plus, il a ramassé les documents, des
passeports qui lui semblaient importants. Aucun d'entre nous n'a lu ces notes
mais je savais qu'elles existaient.
Le mercredi qui précéda la révolte, j'ai enfoui tous ces documents. Les
papiers se trouvaient dans un grand récipient en verre, qui avait été graissé
et hermétiquement fermé. Puis nous plaçâmes ce récipient dans une caisse en
béton que nous avions coulée. Nous y enfermâmes également des cheveux de
cadavres, des dents..., mais par principe aucun objet de valeur, afin que ceux
qui trouveraient un jour cette boîte ne soient tentés de la piller."
- Beaucoup d'évasions eurent
lieu. Mais sur les 667 hommes et femmes qui tentèrent de s'évader, plus d'un
tiers fut repris. Les SS qui parvenaient à tuer un prisonnier qui tentait de s'évader
se voyaient offrir une permission exceptionnelle. On peut imaginer les débordements,
en effet les statistiques virent le nombre de tentatives artificielles d'évasion
se multiplier.
- Du théâtre à Auschwitz
Une représentation du Malade Imaginaire eut lieu dans la clandestinité.
Tout est parti de Claudette qui a réécrit toute la pièce de mémoire. Les répétitions
avaint lieu lorsque la surveillance etait relachée, c'est à dire la nuit. Mais
elles étaient rendues difficiles par la fatigue et la maladie des acteurs. Une
affiche fut même accrochée après les rondes de surveillance permettant à la
représentation d'avoir lieu.