13 mars 2005

Montréal a failli perdre les Mondiaux de natation parce que le soutien corporatif espéré ne s'est jamais manifesté. L'objectif était de 12 millions. Or, selon un rapport réalisé avant Noël, à peine 175 000 $ ont été encaissés jusqu'ici.
Situation désespérée ? Pas du tout, affirme René Guimond. Lui, Normand Legault (nommé coprésident de l'organisation il y a trois semaines) et d'autres membres de la communauté des affaires multiplient les téléphones de sollicitation. Et la réponse serait positive.
« Les gens d'affaires d'ici réalisent maintenant la carte de visite que représentent les Championnats à l'étranger. Pour ceux qui font des affaires en Chine, au Japon ou ailleurs, c'est important que Montréal soit présentée comme une ville importante - et donc que les Championnats soient un succès. C'est quasiment un must. »
Selon M. Guimond, l'entente entre le comité organisateur et la FINA ne représente pas un frein à l'obtention de commandite, même si elle réserve à la FINA le choix - et les revenus - des commanditaires dits « internationaux », qui bénéficieront d'une visibilité à la télé.
Montréal 2005 a acheté à la FINA deux des dix catégories de « grande commandite », au coût total de 1,2 million : les télécommunications et les transports, ce qui inclut les messageries. Or, jusqu'ici, seule la commandite des télécoms a été revendue, à Bell Canada. Le montant n'a pas été dévoilé, mais il semble entendu qu'il est inférieur à 600 000 $.
N'aurait-il pas été plus sage de s'abstenir d'acheter des catégories à la FINA ? « Ça fait partie de la candidature, répond M. Guimond. C'est obligatoire d'en acheter deux. L'idée n'est pas nécessairement de recouvrer le coût d'acquisition. C'est assez rare que les organisations locales y parviennent. Il faut voir cette dépense comme un coût pour obtenir les championnats. »
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