13 mars 2005

Le DG est confiant
Si Ren� Guimond a des doutes, il les cache bien.

La commande du directeur g�n�ral des Championnats du monde de natation est �norme : livrer des championnats r�ussis dans quatre mois � peine, tout en �quilibrant son budget. Une t�che au coefficient de difficult� approchant celui d'un 1500 m�tres style libre - avec une ceinture de roches autour de la taille.
L'ancien pr�sident de TQS et ex-directeur du marketing des Expos semble pourtant convaincu de pouvoir relever le d�fi que lui a lanc� le maire G�rald Tremblay en l'embauchant il y a trois semaines pour succ�der au d�funt Yvon DesRochers.
� Je vais d�poser mon budget au conseil d'administration du comit� organisateur prochainement. Il va �tre r�aliste et �quilibr�. Tu peux l'�crire �, a-t-il dit en entrevue cette semaine dans les bureaux de Montr�al 2005.
� Le temps est notre pire ennemi, mais il faut agir de mani�re � ce qu'il devienne notre meilleur alli�. Quand je dialogue avec nos partenaires d'affaires, ils n'ont pas deux mois pour r�fl�chir. J'ai besoin d'une r�ponse aujourd'hui ou demain. Le manque de temps force � �tre tr�s efficace. �
Ren� Guimond dit travailler 14 heures par jour, sept jours sur sept. Une semaine apr�s sa nomination, il partait pour Shanghai pr�senter un rapport d'�tape au bureau de la F�d�ration internationale de natation.
C'�tait un mois apr�s la r�union de Francfort o� le maire Tremblay a convaincu les grands bonzes de la FINA de redonner les Championnats � Montr�al. � J'aurais aim� avoir plus de temps pour compl�ter mon immersion dans le dossier, dit M. Guimond � propos de son voyage en Chine. Mais c'�tait une occasion exceptionnelle. Les dirigeants de la FINA ont �t� tr�s impressionn�s par la performance du maire Tremblay et ils sont rassur�s sur l'�tat des travaux. �
Une bonne partie des pr�paratifs est d�j� compl�t�e. � commencer par la construction de la piscine de comp�tition, du bassin de plongeon et de la piscine d'entra�nement, aux abords d'un pavillon des baigneurs enti�rement r�nov�, dans l'�le Sainte-H�l�ne.
L'�rection des gradins et des piscines temporaires de nage synchronis�e et de water-polo suivront dans les prochains mois, tout comme la construction du centre de presse et des installations de la t�l�. � Il y a encore �norm�ment � faire, mais ce n'est pas anormal ou farklu � quatre mois d'un �v�nement comme un championnat du monde �, soutient M. Guimond.
L'argent
Les infrastructures sont une chose. Le financement en est une autre. En novembre, le comit� organisateur, alors dirig� par M. DesRochers, sonnait l'alarme. Incapable de d�nicher des commandites priv�es, il r�clamait aux gouvernements une aide suppl�mentaire de 12,2 millions de dollars, assortie d'une garantie de pr�t de six millions. Une somnie consid�rable.
Ottawa fournissait d�j� la moiti� du budget de 36,5 millions.
L'allonge n'est jamais venue, ce qui a pouss� la FINA � retirer l'organisation des Championnats � Montr�al le 19 janvier, juste avant que G�rald Tremblay ne fasse volte-face et promette de combler un �ventuel d�ficit.
M. Guimond n'a pas l'air de craindre que les contribuables montr�alais soient forc�s d'absorber un manque � gagner de plusieurs millions. � Un deuxi�me souffle a �t� donn� quand les Championnats nous ont �t� enlev�s, puis redonn�s. �a a renvers� la vapeur et cr�� un mouvement tr�s positif par rapport � l'�v�nement �, dit-il.
Montr�al 2005 a vendu � entre 20 000 et 25 000 � billets jusqu'ici. � 127 jours du coup d'envoi des Championnats, c'est peu. Mais Ren� Guimond affirme qu'un minimum de 200 000 billets auront �t� �coul�s au terme des deux semaines de comp�titions. Un pronostic surprenant : avant No�l, des v�rificateurs mandat�s par Qu�bec pour examiner la gestion de Montr�al 2005 faisaient �tat de pr�visions beaucoup plus modestes, de l'ordre de 121 000 spectateurs, � un prix moyen de 45,80 $.
� Je suis un gars ground� et j'ai bon espoir que ce soit un succ�s aux guichets. Deux cent mille, c'est r�aliste, insiste M. Guimond. C'est tout un d�fi, mais ce n'est pas irr�alisable avec l'�v�nement qu'on a en t�te. �
�v�nement. Le mot revient souvent au fil de la conversation. Il a visiblement l'intention d'organiser plus que des championnats sportifs. � C'est comme le Grand Prix et le Festival de Jazz. Ce sont plus que les voitures et la musique. Ce sont devenus de v�ritables happenings. Montr�al est reconnu pour aller au-del� de la performance. �
Il veut cr�er un buzz dans l'�le Sainte- H�l�ne entre le 17 et le 31 juillet, en collaborant avec d'autres institutions montr�alaises. � Les festivals montrent beaucoup d'int�r�t pour les Championnats, dit M. Guimond. On regarde plusieurs sc�narios avec eux. La comp�tition va demeurer le centre n�vralgique, mais il faut un �v�nement qui fait que les gens vont venir sur le site m�me s'ils n'ont pas d�j� de billets. �
Le Groupe Juste pour Rire confirme que des discussions sont en cours.
| MONTR�AL 2005 |
B�n�voles
Montr�al 2005 aura besoin de 2000 b�n�voles pendant les Championnats, dont 1000 ont d�j� �t� trouv�s. Ren� Guimond a rencontr� cette semaine les dirigeants des f�d�rations qu�b�coises et canadiennes de natation, de plongeon, de water-polo et de nage synchronis�e afin d'acc�l�rer le recrutement des b�n�voles manquants.
Budget
Le budget de Montr�al 2005 se chiffre � 36,5 millions. Mais il pourrait �tre revu � la baisse. � On travaille tr�s fort sur l'analyse budg�taire pour essayer de r�duire les frais d'exploitation, dit M. Guimond. Une chose est s�re : �a ne sera pas plus que 36,5 millions. Et l'objectif de faire nos frais n'est pas utopique. �
Billets
Il est possible depuis longtemps de se procurer des billets par l'interm�diaire du r�seau Admission ou sur Internet. Mais pour l'instant, on ne peut acheter de si�ges sp�cifiques, seulement des places � l'int�rieur d'une section. Cela sera corrig� au cours des prochaines semaines.
Communications
Il faut s'attendre � ce que Montr�al 2005 fasse des annonces publiques tr�s prochainement. � On ne veut pas perdre le momentum actuel, dit Ren� Guimond. Mais notre budget de communications est relativement modeste et l'id�e, c'est d'atteindre un paroxysme lors de l'�v�nement, pas trop t�t. � La publicit� va mettre � contribution les vedettes attendues des Championnats.
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