
Montréal, le 17 mai 2005 — Dans un pays où le hockey est roi, quoi de mieux qu’un Championnat du monde des sports aquatiques pour faire oublier aux mordus la saison ratée ! Si la natation est un sport apprivoisé de tous et que le plongeon a fait un bond en avant dans le cœur des Canadiens avec des athlètes comme Alexandre Despatie ou Émilie Heymans, des disciplines comme le water-polo, la nage en eau libre ou le programme combiné en nage synchronisée nécessitent quelques précisions. Petit survol…
Un sport haute intensité
Le water-polo est certainement la discipline qui se rapproche le plus du hockey, mais elle tient en fait plus du basketball ! Le water-polo, c’est quatre périodes de sept minutes, quatre périodes intenses où les coups sont donnés sous l’eau, à l’abri des regards. En surface, douze joueurs s’affrontent. Dès qu’un nageur attrape le ballon, son équipe a 35 secondes pour lancer au but. Ce chrono force le jeu continuellement et fait du water-polo un sport rapide, enlevant et extrêmement exigeant pour les athlètes qui le pratiquent. « J’ai fait plusieurs sports dans ma vie et le water-polo est de loin le plus épuisant », soutient Ahmed El-Awadi, entraîneur adjoint de l’équipe féminine canadienne. « Les 28 minutes de jeu se déroulent à haute intensité, il faut toujours sprinter. Tous les muscles du corps sont sollicités. Tu es mort à la fin d’un match », précise El-Awadi. En moyenne, un athlète peut nager plus de deux kilomètres par match. À chaque bout de l’air de jeu de 30 mètres, un filet de 3 mètres par 0,9 mètre et un gardien qui doit sortir plus haut que la taille pour arrêter les boulets qui lui sont lancés.
Seul sport d’équipe à MONTRÉAL 2005, venez découvrir toute l’action du water-polo pendant les deux semaines des Championnats FINA. Les nouveaux champions du monde seront connus les 29 et 30 juillet.
Un combo s.v.p.
En nage synchronisée, le programme libre combiné est une nouvelle épreuve des plus dynamiques. Présenté pour la première fois à Barcelone en 2003, le combiné regroupe les trois épreuves de la synchro : solo, duo et équipe, en un seul programme. Comme les routines des athlètes sont plus courtes, elles sont plus osées, plus spectaculaires. Le combo, comme il est familièrement appelé, comporte un maximum de dix compétitrices et dure cinq minutes. Les athlètes qui ne nagent pas se tiennent au bord de la piscine. En Espagne, autant le public que les athlètes ou les médias a été fasciné par le spectacle. Laissez-vous transporter par la vague du programme libre combiné le 20 juillet.
Et si on se faisait un petit 25 km
25 km à pied, ça use les souliers, mais 25 kilomètres dans l’eau, ça use tout court ! « Le plus difficile dans cette épreuve est la préparation mentale », admet la Canadienne Karley Stutzel qui participera à cette épreuve longue distance en eau libre. « Se lever le matin en sachant que vous allez nager pendant six heures est décourageant. » Décourageant, mais quel défi !
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le 25 km est une course stratégique où les nageurs s’épient et se surveillent. À Montréal, on s’attend à ce que les gagnants sortent au sprint dans les derniers mètres. Les nageurs doivent bien gérer leurs énergies pour ne pas casser avant la fin. Pour cela, ils sont tenus de s’alimenter et s’abreuver continuellement. Quand vient le temps de boire, les athlètes attrapent le verre que leur tend leur entraîneur. Ils se tournent sur le dos et en une gorgée, ils avalent 250 ml de liquide sans s’étouffer ! Manger est aussi un exploit : « moi, je mangeais des brownies », confie David Bilodeau, ancien nageur longue distance québécois. « Tu mets le morceau dans ta bouche, tu le coinces entre tes dents et tu manges ! Ça prend beaucoup de pratique » rigole Bilodeau.
Autre défi pour les athlètes : la température de l’eau. Pour se protéger, les nageurs s’enduisent de vaseline ou de pâte de zinc, ce qui leur donne un petit teint de lait, mais cela les protège drôlement bien du soleil.
À Montréal, les spectateurs auront une chance inédite de voir ses grands athlètes à l’œuvre durant toute l’épreuve dans le bassin olympique de l’Île Notre-Dame. Les épreuves de 25 km seront disputées les 22 (femmes) et 23 (hommes) juillet.
À propos de MONTRÉAL 2005
Les billets de la cérémonie d’ouverture du 16 juillet se détaillent à 150 $ et à 175 $ l’unité. Ils s’ajoutent aux billets pour les différentes disciplines déjà disponibles sur le réseau Admission. On peut se procurer des billets par le Réseau Admission en composant le 514.790.1245 ou le 1.800.361.4595 ou en consultant le site www.admission.com. Les billets pour les groupes de vingt (20) personnes et plus seront en vente auprès de la billetterie de MONTRÉAL 2005, au 1.888.685.2005 ou par courriel à [email protected].
MONTRÉAL 2005 constituera le plus grand rendez-vous de l’élite sportive à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976. Réunissant plus de 2000 athlètes en natation, water-polo, plongeon, nage synchronisée et nage en eau libre, en provenance de 160 pays, 1000 accompagnateurs, 300 officiels et plus de 1200 représentants des médias, ces XI CHAMPIONNATS DU MONDE de la Fédération internationale de natation (FINA) seront présentés sur cinq sites de compétition réunis sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, à Montréal, du 16 au 31 juillet prochain.
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