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22 juillet 2005

À l'image de Greg Louganis

Membre de l'équipe nationale de plongeon de 1998 à 2004, Christopher Kalec a pris sa retraite l'an dernier après les Jeux d'Athènes. Il a également participé à ceux de Sydney en 2000 ainsi qu'à trois éditions des Championnats du monde de natation.

Christopher Kalec

Une fois de plus, Alexandre a été incroyable. À regarder ses performances d'hier et de dimanche, une seule image me vient en tête, celle de Greg Louganis, cette légende américaine du plongeon qui a dominé la discipline dans les années 1980, avant l'arrivée des Chinois. Louganis a été le seul plongeur de l'histoire à remporter l'or aux épreuves de 3 m et de 10 m à deux Jeux olympiques consécutifs, soit ceux de Los Angeles en 1984 et de Séoul en 1988.

Tout comme lui, Alexandre possède cette qualité que recherche tout plongeur: la constance. Il a de nouveau démontré, hier, qu'il maîtrise cet art de plonger en situation de stress. Et c'est précisément ce qui lui permet de plonger aux moments les plus importants sans commettre la moindre erreur. Car le plongeon est un sport « d'un jour ». Nul n'est à l'abri d'une mauvaise journée et même les champions du monde peuvent rater un plongeon. À l'image de Louganis, Alexandre possède cette incroyable capacité de faire abstraction de tout pour exécuter les meilleurs plongeons tout au long de l'épreuve.

C'est cette constance qui lui a permis de creuser son écart à chaque plongeon et de terminer les rondes avec de bonnes avances. En finale, son cinquième plongeon lui a même valu trois notes parfaites. Magnifique, ce plongeon valait certainement ces 10, mais comme d'autres l'ont déjà dit, les juges ne sont pas insensibles au fait qu'Alexandre plonge chez lui, devant les siens. Il méritait ces notes, mais je crois qu'il les a aussi obtenues pour sa constance et l'ensemble de ses performances.

La qualité de ses plongeons tout au long de la semaine prouve qu'il a bien fait de se concentrer sur le 3 m et le 1 m. Dans son état (il était blessé), il ne pouvait prendre de meilleure décision que de laisser tomber le 10 m, qui demande une très grande concentration. Car même si Alexandre est bon dans toutes les épreuves, le poids psychologique qu'il s'est ainsi enlevé l'a sûrement aidé. Et cela, au grand bonheur des siens !

Propos recueillis par Marie-Pierre Paquin-Boutin


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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