27 juillet 2005
La Fédération des sports aquatiques du Canada a bien l’intention de tenir d’autres compétitions d’envergure dans les deux superpiscines high tech construites à l’île Sainte-Hélène, pour les Mondiaux de Montréal. La fédération cherche à y relocaliser la Coupe Canada de plongeon et rêve d’y créer un « Grand Prix » de natation.

« Pour tenir une compétition aquatique de haut calibre, il faut des installations adéquates, des athlètes ainsi que le support des autorités locales. Il n’y a pas de doute, Montréal, a dorénavant tout ça », expliquait Linda Cuthbert, présidente de la Fédération des sports aquatiques du Canada.
« Pour l’arrêt montréalais du Circuit mondial de plongeon, nous essayons d’obtenir une autre date, en été, pour être en mesure d’organiser l’événement au nouveau bassin de l’île Sainte-Hélène, en plein air, plutôt qu’au Complexe sportif Claude-Robillard, au printemps. »
Les athlètes sont conquis
Dans les gradins du bassin de natation, où les records se bousculent cette semaine — en partie grâce à la piscine, qui est à la fine pointe de la technologie —, Linda Cuthbert n’est pas peu fière. Si Montréal 2005 a réussi une chose, c’est la conquête des athlètes.
« Tous les participants ne tarissent pas d’éloges sur nos installations. Nous avons assurément gagné beaucoup de crédibilité cette semaine dans le monde aquatique », ajoute Cuthbert. « Personnellement, mon champion à moi, c’est le maire Tremblay ! »
Assis tout près, le maire Tremblay rougit un peu en entendant la déclaration de Cuthbert. Pourtant, ce genre de compliment, le maire l’a entendu maintes fois cette semaine.
De nombreux athlètes — quand ce n’était pas leurs parents, leurs amis ou leurs supporteurs — sont allés lui serrer la main pour le remercier d’avoir sauvé les Mondiaux.
Hier matin, au moment de notre passage, Léon Simard était de ceux-là. « Monsieur le maire, il faut que je vous dise un gros merci parce que, voyez-vous, grâce à vous, ma fille a nagé dans cette superpiscine, avec les meilleures du monde », disait avec beaucoup d’émotion, le papa de Sophie Simard, venu de Chicoutimi pour assister à la première grande épreuve internationale de sa fille, au 200 mètres libre.
Le chapelet du maire sur la corde à linge
Mais tous ces bons mots ne valent rien à la banque. Gérald Tremblay a-t-il encore espoir de faire taire les détracteurs avec, à la fin de la semaine, des chiffres d’assistance rassurants pour les contribuables ?
« Ça va beaucoup dépendre de la température car, à part ça, le spectacle est extraordinaire et le calibre des compétitions, très excitant », répondait le maire sans quitter la compétition des yeux.
« J’ai pas pris de chance : j’ai accroché mon chapelet sur la corde à linge », ajoutait-il en riant de bon cœur.
À propos d’Alexandre…
Quant à l’éventualité de donner le nom d’Alexandre Despatie au nouveau complexe aquatique de l’île Sainte-Hélène, le grand patron de la Ville ne dit pas non.
« Nous allons faire quelque chose pour souligner la formidable performance d’Alexandre », assure Gérald Tremblay. « Ce sera bien de voir ce que la population pense de la proposition du Journal.
« Mais je veux aussi consulter le Club CAMO. »
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