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21 juillet 2005

« Une très grosse déception » – Myriam Boileau

Une perte d’équilibre a démoli le beau rêve de Myriam Boileau, hier après-midi, à la tour de dix mètres.

Dans les préliminaires, la Québécoise de 27 ans a commis une faute qui lui a coûté toute chance de survivre aux demi-finales.

« Une très grosse déception, a confié Boileau (qui s’était classée septième aux Jeux d’Athènes) lors de sa rencontre avec les médias dans la zone mixte.

« Dès cet instant, j’ai su qu’une mission impossible m’attendait en demi-finale, a-t-elle ajouté. Il aurait fallu que j’obtienne des notes de dix à chacun de mes plongeons. »

Dans les préliminaires, Boileau occupait le neuvième rang avant d’attaquer son quatrième et avant-dernier plongeon. Bref, tous les espoirs étaient permis.

Puis, elle a eu une perte d’équilibre sur les mains. Elle a été obligée de recommencer, mais son impair lui a coûté 19,2 points.

Elle ne devait pas s’en remettre.

Résultat, elle a dégringolé en 17e place. Elle a accédé aux demi-finales, mais elle accusait déjà 45 points de retard sur la 12e place et dernière place qui donnait accès à la finale.

« Au cours des deux dernières semaines, a expliqué Boileau, j’ai connu des problèmes d’équilibre avec ce plongeon, spécialement ici. C’est peut-être devenu psychologique, mon affaire. J’ai commis une faute majeure. Oui, ça m’était arrivé avant aujourd’hui. En 1999, je pense. Dommage car j’étais toute en confiance avant l’épreuve. » Boileau a décroché la 14e place dans les demi-finales. Elle a obtenu 455,46 points comparativement à 469,32 pour l’Ukrainienne, Yuliya Procophuk, la dernière à se qualifier. Elle a réduit l’entraînement
Cette déception n’a pas atténué pour autant la volonté de la Montréalaise de relancer sa carrière en plongeon.

« Cette année, ma priorité, c’était l’école (elle vise un bac en service social), a-t-elle souligné. J’ai donc réduit considérablement mon entraînement, ce qui explique peut-être un peu mon résultat d’aujourd’hui. Mais je ne renonce pas pour autant.

« Dès le mois de septembre, je m’investirai totalement dans mon entraînement. Je perfectionnerai certains plongeons dans le but de revenir dans l’élite mondiale. Si, pour une raison ou pour une autre, je n’obtiens pas les résultats souhaités, j’annoncerai tout simplement ma retraite. »

Boileau, qui, en 2004, a réalisé un rêve de toujours en décrochant une place dans l’équipe canadienne olympique après trois vaines tentatives, se propose de participer aux Jeux du Commonwealth, qui auront lieu en mars 2006.

« C’était trippant… »
Malgré un résultat décevant, Boileau, de son propre aveu, a vécu une journée bien particulière hier.

Même si elle se savait battue d’avance, elle a tout donné dans les demi-finales. Son effort a été fort apprécié par le public.

« La foule m’a redonné de l’énergie, a-t-elle affirmé. C’était vraiment trippant d’entendre les gens crier. Ils m’ont redonné des ailes… »

Et sans doute le goût de continuer.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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