19 juillet 2005

Les policiers à temps double !
C'est tout sourires que les policiers affectés à la sécurité des Championnats mondiaux de sports aquatiques vous accueillent sur les îles Sainte-Hélène et Notre-Dame. Ça se comprend. L'événement est agréable et lis sont payés à temps double...
Daniel Renaud
Les quelque 300 policiers qui assurent chaque jour la sécurité aux Champion- nats mondiaux devaient normalement être en vacances.
À la demande de la direction du SPVM, ils ont accepté de perdre une semaine de vacances et de travailler pour les jeux de la FINA, mais pour une semaine seulement.
Vacances
« Nous avons déjà plusieurs festivals à Montréal et nous ne voulions pas toucher à nos opérations régulières, c'est pour cela que nous avons fait appel aux policiers en vacances », précise le commandant Natalia Shuster du SPVM.
Ces policiers perdent leur semaine de vacances et elle ne leur sera pas payée. Ils ne pourront pas la reprendre non plus.
En revanche, la convention collective prévoit que ces agents, qui sont en congé annuel, seront payés à temps double. Selon la Fraternité des policiers du SPVM, cela veut dire environ 36 dollars de l'heure pour les agents qui ont peu d'ancienneté et environ 50 dollars de l'heure pour les plus vieux.
Ça vacoûter cher
Le commandant Shuster a été incapable de nous dire combien va coûter l'événement en salaires versés aux policiers.
Mais faisons un petit calcul rapide. Selon nos sources, environ 200 policiers par jour ont été affectés aux jeux de la FINA durant la première semaine et environ 300 pour les deux dernières semaines.
Ils travaillent 7 jours consécutifs et les quarts de travail sont de 8 heures et demie.
Un jeune policier affecté aux Championnats va faire 2142 dollars pour sa semaine de travail. Un policier qui est en haut de l'échelle va gagner 2 975 dollars.
En calculant tout le monde au taux horaire le plus bas, on peut vous dire que la masse salariale des policiers affectés aux jeux de la FINA va être d'au moins 1,7 million de dollars.
C'est en ayant en tête les images encore toutes fraîches des attentats de Londres que les policiers du SPVM veillent sur les Championnats mondiaux de sports aquatiques
Daniel Renaud
Trois barrages et des policiers partout. Voilà ce qu'a franchi et vu le Journal en se rendant sur l'île Notre-Dame hier. « C'est le plus gros événement international à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976. Le service d'ordre doit être important», croit André Poirier, porte-parole du SPVM.
« Les attentats de Londres nous préoccupent », indique le commandant Natalla Shuster du SPVM.
Pour une meilleure couverture la police de Montréal a installé un poste temporaire dans l'un des pavillons de l'île Notre-Dame.
Chevaux, véhicules tout-terrain, motos, bateaux, voitures électriques, vélos, tous ces moyens de locomotion sont utilisés par les policiers « parce que les chemins carrossables sont limités sur les îles », ajoute le commandant Shuster.
Des maîtres-chiens ont aussi été dépêchés sur place. L'hélicoptère de la Sûreté du Québec est également disponible en cas de besoin.

Des policiers polyglottes
Buenos dias. Bun giorno. Kalimera. Après la police communautaire, voici la police communautaire internationale.
Daniel Renaud Affectée aux Championnats du monde de sports aquatiques, le commandant Natalia Shuster du SPVM a une bien drôle de carte accrochée à sa chemise.
Une carte sur laquelle apparaît le drapeau de l'Ukraine et où sont écrits, en ukrainien, ces quelques mots : « Bonjour, je parle en ukrainien. »
« C'est pour mieux accueillir les athlètes, pour les aider, s'ils ont besoin de renseignements », précise Natalia Shuster, dont les parents sont d'origine ukrainienne.
52 policiers
Cinquante-deux policiers affectés aux jeux de la FINA portent une pareille carte qui montre qu'ils ne parlent pas seulement anglais ou français, mais aussi italien, grec, croate, polonais et bien d'autres langues.
Il y en a même deux qui parlent le langage des sourds-muets.
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