18 juillet 2005
Les sports aquatiques ont pris tout leur sens, hier. Comme les athlètes, les spectateurs, du moins pendant une bonne partie de la journée, étaient dans la flotte en cette première journée de compétitions.
Mais le mauvais temps n’a en rien atténué l’enthousiasme contagieux de l’homme qui pourrait probablement vendre des motoneiges aux Floridiens et, qui sait, des matchs de la LNH à la télé américaine.
On parle, bien sûr, de Normand Legault, le coprésident et trésorier de Montréal 2005.
« Si j’avais la capacité de m’entretenir avec chacun des Montréalais pendant dix minutes, a confié Legault au terme d’une conférence de presse de la FINA (qui ne menait nulle part), notre site ne serait pas assez grand pour accommoder tout le monde… »
Legault, l’un des artisans du sauvetage de ces championnats, est convaincu que le public répondra en grand nombre. Un bon vendeur, qu’on vous dit. Et surtout, un vendeur convaincu.
Il n’a pu s’empêcher de noter la présence d’une foule relativement impressionnante, malgré la pluie, aux compétitions de plongeon synchronisé.
« J’invite les gens à prendre un risque, à venir faire un tour quand bien même ce serait uniquement par curiosité, a-t-il mentionné. Ils pourraient avoir un coup de cœur. » Au pire, selon lui, il leur en coûtera le même prix – environ 20$, pop-corn et boisson gazeuse inclus – pour assister à un film qu’ils n’auront pas aimé.
Athènes n’affichait pas complet
Legault estime que l’énergie de l’événement finira par déteindre sur le public.
« Dans les médias, les championnats sont nettement plus visibles, a-t-il mentionné. Il y a des gens qui commencent à se demander s’ils ne sont pas en train de rater quelque chose. »
« Et l’événement, à mon avis, grimpera de nouveau d’un cran à compter de la semaine prochaine avec l’entrée en scène de la natation, l’épreuve reine des championnats. »
Et les histoires de billets non vendus ? « Tout n’était pas vendu à l’ouverture des Jeux olympiques d’Athènes », a-t-il vivement rappelé. Cela dit, Normand Legault se dit un homme soulagé.
« La route qui a mené aux cérémonies d’ouverture de samedi a été particulièrement longue, a-t-il mentionné. Les gens de la FINA étaient sceptiques. Compte tenu des efforts qui ont été déployés par un peu tout le monde au cours des derniers mois, nous sommes tous un peu fatigués. Mais l’énergie de l’événement nous redonne des forces. »
Les orages : une question de bon sens
Au cours de cette conférence de presse, il a aussi été question du processus à suivre quand le mauvais temps sévit. Les compétitions ne sont pas interrompues lorsqu’il pleut, mais elles peuvent être retardées advenant des orages violents. Une question de bon sens tout simplement.
« Nous sommes des gens d’eau, a dit Cornel Marculescu, directeur exécutif de la FINA, en forçant un sourire. Ces championnats n’ont jamais été arrêtés à cause de la pluie. Nous saurons prendre les mesures qui s’imposent si la situation le commande. »
Si Cornel le dit…
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