19 janvier 2005
Michel Larouche et Yannick Lupien veulent une enqu�te
Jean-Fran�ois Chabot
19 janvier 2005 - Relativement calme dans les circonstances, Michel Larouche affichait tout de m�me le regard lourd de la d�ception � la suite de la perte des Mondiaux aquatiques 2005. L'entra�neur de l'�quipe nationale de plongeon estime qu'une enqu�te publique doit �tre ouverte afin de conna�tre les responsables de ce fiasco.
� Difficile d'accepter qu'avec deux champions du monde en titre en plongeon (Despatie et Heymans), de grandes �quipes de water-polo f�minin et de nage synchronis�e et des nageurs de premier plan nous n'ayons pas �t� capables de livrer la marchandise pour faire de cet �v�nement une r�ussite �, a-t-il lanc�.
Le nageur Yannick Lupien abonde dans le m�me sens. � Peut-on s'organiser pour que les gens qui travaillaient sur le comit� ne soient pas recycl�s ailleurs dans le sport ? On parle souvent des athl�tes amateurs. Tout �a a �t� g�r� avec encore plus d'amateurisme... �
Trop de secrets
L'entra�neur est d��u, mais il n'est pas surpris. � Quand tout se fait dans le secret et que l'on n'entend parler de rien, c'est souvent parce que �a ne tourne pas rond. C'est tout de m�me incroyable de d�couvrir l'ampleur des difficult�s � six mois de l'�v�nement. �
� Quelqu'un a dit que �a co�terait 14 millions $ juste pour annuler l'�v�nement. Savez-vous ce peuvent faire des athl�tes amateurs avec autant d'argent, demande Lupien ? Les gens qui �taient sur le comit� sont des incomp�tents. C'est correct d'avoir des probl�mes. Mais pourquoi avoir attendu � la derni�re minute pour lancer un appel � l'aide ? �
Par ailleurs, Larouche s'explique mal le manque d'int�r�t de la communaut� montr�alaise des affaires. � Quelqu'un, quelque part n'a pas fait son travail �. Par contre, il est d'avis qu'il ne faut surtout pas lancer la pierre aux diff�rents paliers de gouvernement. Un avis partag� par Daniel Asselin, qui est directeur des �missions sportives de Radio-Canada.
� Pour les infrastructures, Ottawa a donn� 13 millions, Qu�bec 11 millions et la Ville de Montr�al en a vers� sept. Il faut regarder ailleurs. J'ai ma petite id�e l�-dessus, mais je pr�f�re laisser l'enqu�te � d'autres. Ici, la d�ception est g�n�rale au sein de l'�quipe de plongeon. C'est presque un sentiment de honte. Ce sont les �tiquettes Canada et Montr�al qui �copent. Mais est-ce vraiment le pays qui est en cause ? Il faut surtout trouver et interroger la bonne personne. �
Un �l�phant blanc de plus ?
Montr�al se retrouvera avec des bassins de natation et de plongeon tout neufs, mais qui n'auront jamais servi. Ce sont des installations ext�rieures qui ne seront utiles que trois ou quatre mois par ann�e. Elles avaient �t� propos�es dans le dossier de candidature montr�alais afin de rivaliser avec d'autres pays qui y allaient de projets aussi ambitieux qu'exotiques comme des sites de comp�titions am�nag�s en bord de mer. � ce titre, le bassin olympique et le Centre Claude-Robillard s'av�raient inacceptables aux yeux de la F�d�ration internationale de natation (FINA).
Il faut vite trouver des fa�ons de mettre en valeur les bassins de l'�le Sainte-H�l�ne. Larouche, �ternel batailleur, a d�j� des id�es l�-dessus.
� Nous avons d�j� une comp�tition CAMO Invitation hivernale qui se tient au Centre Claude-Robillard. On pourrait mettre sur pied une version estivale ext�rieure que l'on tiendrait sur l'�le Sainte-H�l�ne. On attirerait des athl�tes diff�rents et on pourrait aussi rejoindre une client�le diff�rente.
Pour Larouche, c'est beaucoup plus qu'un �v�nement que Montr�al vient de perdre. Cela aura des cons�quences directes sur l'�valuation des athl�tes ainsi priv�s de leur unique comp�tition d'envergure en 2005, du plaisir et de la motivation de d�fendre un championnat devant les leurs, et enfin sur le recrutement chez les jeunes aupr�s desquels une manifestation du genre aurait pu avoir un effet motivateur et inspirant.
Triste flop...
page mise en ligne le 19 janvier 2005 par SVP

Consultez
notre ENCYCLOP�DIE sportive