22 janvier 2005

Les mondiaux de sports aquatiques

Montréal 2005 songe à
défendre sa cause à Lausanne

Quarante-huit heures après que le couperet soit tombé sur les Championnats du monde de sports aquatiques de Montréal, les membres du comité de sauvegarde, mis sur pied par le maire Géraid Tremblay, ont poursuivi les discussions hier. Ils ont même proposé une visite-éclair à Lausanne, avant de revenir sur leur décision, a appris La Presse.

Rencontré dans les couloirs de l'hôtel de ville, le maire de Montréal s'est malgré tout montré optimiste. « Ça avance, ça avance », s'est-il contenté de dire. On sait toutefois qu'il songe à se rendre en Europe pour tenter de convaincre Mustapha Larfaoui, président de la Fédération internationale de natation (FINA), de redonner l'organisation des Mondiaux à Montréal.

Le coprésident honoraire de Montréal 2005, Richard Pound, a annoncé hier qu'il appuyait l'initiative du maire Tremblay. « Ça serait préférable pour la FINA en fin de compte et ça sauverait certainement la réputation de Montréal. Ce qui arrive présentement n'est pas bon pour Montréal, le Québec et le Canada », a déclaré M. Pound, en marge d'une conférence sportive en Belgique.

Pour Pound, il ne fait aucun doute que les disputes entre les différents paliers de gouvernement sont à l'origine de cet échec. « Ils ont marchandé et marchandé jusqu'à la dernière minute, puis la FINA a dit : Nous vous retirons les championnats. »

On demande des comptes
Le ministre fédéral Jean Lapierre ne partage pas cet avis. « Le grand responsable du fiasco, estime-t-il, est sans contredit le comité organisateur de l'événement, qui n'a pas livré la marchandise. Les organisateurs s'étaient engagés à associer le secteur privé au projet, mais ils ne l'ont pas fait. Il y a eu bris d'engagement. »

À l'instar dés députés du Bloc québécois et du NPD, qui montrent du doigt les Internationaux du sport de Montréal et Montréal 2005, Jean Lapierre souhaite que les organisateurs s'expliquent devant le comité des comptes publics. « Si les entreprises ont refusé de s'associer à l'événement, c'est peut-être parce qu'elles n'y trouvaient pas d'intérêts commerciaux, affirme M. Lapierre. D'ordinaire, les entreprises ne sont pas inspirées par Mère Térésa. Est-ce que la chose leur a été mal présentée ? On me dit aussi que les billets ne se vendaient pas beaucoup. C'était bien mal parti cette affaire-là. »

En tout, Ottawa a englouti 16 millions $ dans l'aventure et le gouvernement du Québec, 14 millions $. « Une chose est certaine, avant de donner notre soutien à un comité pour une activité internationale, j'espère que l'on sera plus rigoureux et plus exigeant parce que ça paraît mal. Ça paraît mal », a laissé tomber le ministre.

Avec la Presse Canadienne


page mise en ligne le 22 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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