21 janvier 2005

Les mondiaux de sports aquatiques

Tremblay décide de tenter l'impossible

Réussira-t-on à garder les Championnats du monde de sports aquatiques 2005 à Montréal ? À l'issue d'une discussion à sens unique entre Montréal 2005 et la Fédération internationale de natation (FINA), mercredi soir, rien n'est moins certain. Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, n'abandonne pas pour autant.

« Je suis plutôt pessimiste. À la FINA, les dirigeants nous ont répondu que leur décision était finale et qu'il fallait vivre avec. Franchement, je ne m'attendais pas à autre chose », a indiqué hier après-midi Roger Légaré, coprésident du comité organisateur de Montréal 2005. Au bureau de la FINA, à Lausanne, on refuse de commenter le dossier.

Malgré cette nouvelle embûche, Tremblay a décidé de continuer à lutter. Hier après-midi, il a convoqué dans ses bureaux la dizaine de membres du comité de sauvegarde, mis sur pied à la hâte mercredi. Le ministre québécois du Sport, Jean-Marc Fournier, s'est dit prêt à participer à la recherche de commandites.

Mais comment compte-t-on faire bouger la FINA? Dans les couloirs de l'hôtel de ville, c'était motus et bouche cousue hier. Le maire Tremblay a décidé de s'effacer pour la journée.

À l'issue d'une rencontre de quatre heures, le responsable du dossier à la Ville de Montréal, Michel Prescott, a aussi refusé de répondre aux questions de La Presse. Tout comme le directeur général de Montréal 2005, Yvon DesRochers. « Nous travaillons à chercher des solutions et il y en a. Je suis optimiste », s'est contenté de dire DesRochers.

« Nous effectuons de nombreux appels à gauche et à droite, mais nous ne pouvons dévoiler notre stratégie pour l'instant. Même si on n'a pas 100 % de chances de réussir, ça vaut la peine d'y mettre tous les efforts nécessaires », a indiqué Roger Légaré.

C'est trop peu, trop tard, croit Walter Sieber, vice-président du Comité olympique canadien (COC) et spécialiste de la politique sportive internationale. Il trouve « très étranges » les agissements du comité organisateur de Montréal 2005. « Il semble que personne du comité organisateur n'était à Francfort. Quand 22 personnes prennent une décision d'une telle importance, même si on n'est pas invité, c'est un minimum d'être là. Il faut tout tenter jusqu'à la dernière minute. Ça démontre une méconnaissance du mouvement sportif international de la part du comité organisateur. C'est une triste nouvelle pour Montréal, le sport et les athlètes. »

Les villes intéressées à remplacer Montréal au pied levé ont déjà commencé à se manifester. Le gouvernement grec a soumis la candidature d'Athènes et l'Allemagne en a fait autant pour Munich et Berlin, après que l'Australie eut annoncé qu'elle ne serait pas candidate.

À la tête des Internationaux du sport de Montréal (ISM), organisme de démarchage qui a attiré les Championnats de la FINA à Montréal, Serge Savard se trouve à l'extérieur du pays jusqu'à la mi-février. Selon le personnel de son hôtel El Senador, à Cayo Coco, M. Savard est actuellement à La Havane, où il est impossible de le joindre.

Avec la collaboration de Simon Drouin


page mise en ligne le 21 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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