20 janvier 2005


Michel Larouche, l'entraîneur du club de plongeon CAMO qui compte Alexandre Despatie
et Émilie Heymans parmi ses poulains, n'est pas surpris de la décision de la FINA,
mais déplore que le sport local ne puisse bénéficier de la présentation des Mondiaux.
photo : Robert Mailloux, La Presse

« Je me questionne sur l'intérêt du privé »

L'entraîneur Michel Larouche demande une enquête

«Il faudra faire une enquête. C'est difficile à comprendre qu'on ne puisse pas financer un événement international», a déclaré Michel Larouche, entraîneur au Club de plongeon CAMO du Centre Claude-Robillard, après avoir appris hier le transfert des Championnats mondiaux des sports aquatiques de Montréal vers une autre ville.

Pierre Ladouceur

Il manquait 12,2 millions au comité organisateur pour boucler le budget initialement prévu, en raison d'un parrainage privé insuffisant et des mauvais résultats de la billetterie.

« Qui blâmer ? Les différents paliers de gouvernement ont assuré l'infrastructure et donné plus de 30 millions. Ils ont donc rempli leur mandat. On ne peut pas blâmer les gouvernements puisqu'ils ont fait leur part », a noté Larouche.

« Les organisateurs de l'événement devaient donc aller chercher les sous supplémentaires. Et j'espère me tromper, mais nos champions ne semblent pas avoir eu l'impact recherché sur l'organisation de l'événement. De plus, je me questionne sur l'intérêt du privé. Avant la période des Fêtes, on avait amassé seulement 175 000 $ des 12 millions nécessaires. C'est faible. »

C'est d'ailleurs pour cette raison que Larouche n'a pas été surpris, hier, en apprenant que la Ville de Montréal se faisait retirer la présentation des Championnats du monde de sports aquatiques, qui auraient constitué le plus important événement sportif à avoir lieu à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976.

« C'est très mauvais pour Montréal, mais je ne suis pas surpris. On en parlait depuis le mois de décembre. Je suis tout de même déçu », a-t-il dit.

Plus de 2000 athlètes et entraîneurs de 160 pays devaient participer à des compétitions dans cinq disciplines: la natation, la nage synchronisée, le plongeon, le water-polo et la nage en eau libre.

« Si on avait parlé uniquement d'une compétition de plongeon, on aurait été en mesure de s'arranger sans problème. Mais cet événement est gigantesque », a expliqué Larouche.

« Dans toute cette histoire, l'événement aurait eu un impact sur le sport local. En septembre, après les Jeux olympiques, les clubs de plongeon se sont remplis. On aurait pu continuer la vague », a-t-il conclu.


page mise en ligne le 20 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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