18 janvier 2005

Montréal 2005 : ça passe ou ça casse

Ultime rencontre avant le verdict de la FINA

Il est minuit moins une pour les Championnats du monde de sports aquatiques de Montréal, À la lumière d'une réunion spéciale du conseil d'administration de Montréal 2005 qui s'est déroulée hier matin, tout indique que les gouvernements ne pourront sauver l'événement. Il ne reste plus qu'à croiser les doigts.

À 48 heures du verdict redouté de la FINA - 22 dirigeants réunis à Francfort, en Allemagne, statueront du sort de l'événement demain -, les différents intervenants impliqués dans Montréal 2005, tant au comité organisateur qu'aux gouvernements, se sont montrés peu loquaces hier. À l'issue d'une ultime rencontre de trois heures, ils ont tout de même confirmé qu'aucune nouvelle décision ou contribution d'importance n'était venue modifier le scénario, qui risque bien de se terminer en queue de poisson.

Au bureau du ministre québécois du Sport et du Loisir, Jean-Marc Foumier, on dit préférer attendre la décision de la FINA avant de commenter. Même chose du côté de la Ville de Montréal. « Depuis la semaine dernière, nous multiplions les efforts auprès du secteur privé pour trouver des commanditaires. Nous avons quelques pistes, mais il est encore trop tôt pour faire une annonce, a néanmoins indiqué l'attaché de presse du ministre Fournier, Stéphane Gosselin. Nous continuons à croire que la FINA doit faire sa part en renonçant à certains revenus. »

La seule bonne nouvelle depuis le week-end : la Fédération aquatique du Canada a décidé de renoncer aux 500 000 $ que lui doit le comité organisateur (pour l'achat des droits de présentation des compétitions), qui réduit ainsi légèrement ses dépenses.

En manque de liquidités, le comité organisateur de Montréal 2005 a demandé en novembre une aide financière gouvernementale de 12 millions, assortie d'une garantie de prêt de six millions. Le gouvernement Charest a fait part de sa volonté d'allonger quelques millions à la condition que la FINA délie les cordons de sa bourse (et accorde au moins 3,6 millions), alors que Montréal a déjà promis un million. Il y a quelques jours à peine, la FINA semblait toujours fermée à cette possibilité. Au pied du mur, changera-t-on d'avis ?

Les membres du CA de Montréal 2005 semblent l'espérer. Ils ont tenté hier de mettre tous les morceaux du puzzle en place afin de prouver une fois pour toutes à la FINA que la tenue de l'événement est souhaitable et réalisable. « Nous n'en étions pas à l'étape de prendre une décision, mais plutôt de finaliser les préparations en vue de la rencontre de la FINA, a confirmé le co-président du comité organisateur, Roger Légaré. On devait demeurer en contact continu avec les divers acteurs au dossier. »

C'est effectivement une sixième réunion en 10 semaines. Et les membres du CA ont prévu se rencontrer à nouveau une fois le verdict de la FINA connu.

Ni le co-président du comité organisateur de Montréal 2005, Richard Pound, ni le directeur général de l'organisation, Yvon DesRochers, n'ont pu être rejoints hier.


page mise en ligne le 18 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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