31 janvier 2005
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a poursuivi depuis Paris sa croisade visant à renverser la décision de la FINA, qui a destitué Montréal comme ville hôte des Championnats du monde des sports aquatiques.

Le maire s'est rendu à Paris au cours des derniers jours pour rencontrer le président de la FINA, Mustapha Larfaoui, ainsi que le secrétaire honoraire Bartolo Consolo. La rencontre organisée à la demande du maire a bel et bien eu lieu à l'ambassade canadienne à Paris, hier.
M. Tremblay, rencontré lors d'un point de presse de moins de dix minutes à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à son retour hier soir, a qualifié sa réunion de « constructive », de « cordiale » et de « positive ». Il a aussi parjé de compréhension mutuelle sur ce qui reste à faire dans le dossier».
« Nous avons eu une rencontre de deux heures au cours de laquelle M. Larfaoui a montré une ouverture », a affirmé le maire.
Il s'est montré ambivalent à la question posée par Le Journal de Montréal, à savoir si oui ou non le président de la FINA lui avait confirmé formellement que la Fédération allait réévaluer la décision prise contre Montréal.
« Écoutez, si nous avons eu une rencontre de deux heures et convenu de nous rencontrer de nouveau dans les plus brefs délais pour discuter des aspects techniques, je pense que c'est bon signe. Notre deuxième rencontre devrait avoir lieu très prochainement », a-t-il annoncé.
Dossier technique ou candidature ?
M. Tremblay a précisé que les deux parties avaient identifié les défis qui les attendent et que Montréal devait maintenant travailler sur les aspects techniques de son dossier.
Ces aspects techniques ressemblent étrangement à un dossier de candidature puisqu'il comprend tous les éléments de l'organisation des championnats qu'une ville candidate doit satisfaire comme le transport l'hébergement, l'horaire des compétitions, les accréditations, le plan de communication, la promotion, le financement, etc.
M. Larfaoui aurait-il demandé au maire de déposer une nouvelle candidature ? Cette hypothèse, si elle devait être confirmée, signifierait que la FINA n'annulera pas son appel de candidature de sauvetage mis en place après avoir destitué Montréal et que Montréal devra aussi refaire ses preuves.
La date limite fixée par la FINA pour l'annonce de la nouvelle ville hôte étant le 15 février, on comprend que le maire veuille prendre les bouchées doubles.
Il n'a pas voulu nommer les nouvelles villes candidates déjà en lice pour remplacer Montréal préférant s'en tenir au dossier de sa ville. On sait toutefois que les villes de Berlin, de Moscou et d'Athènes ont déposé leur candidature. Habituellement, il en coûte 280 000 $US à une ville pour déposer sa candidature. Si la FINA a encaissé en tout 840 000$US de Berlin, de Moscou et d'Athènes, comment pourrait-elle maintenant redonner simplement les championnats à Montréal sans essuyerles critiques ?
Lorsqu'un collègue lui a demandé s'il n'agissait pas trop tard, le maire lui a répondu : « Il n'est jamais trop tard. »
Si le maire gagne son pari de ramener les championnats à Montréal - ce qui est encore hypothétique -, il pourra se donner une très bonne tape dans le dos.
page mise en ligne le 31 janvier 2005 par SVP

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