25 janvier 2005Pointé du doigt
Le ministre Jean-Marc Fournier a été pointé du doigt pour avoir contribué au déraillement des efforts ultimes de sauvetage du championnat du monde des sports aquatiques, mais affirme ne rien regretter de sa démarche.

| Des articles de Martin Smith |
« J'ai été fougueux mais respectueux », a-t-il indiqué après le point de presse consacré au Marathon canadien de ski.
« J'ai eu une discussion d'affaires avec le président Mustapha Larfaoui où je lui ai fait comprendre clairement que nous attendions des concessions de la part de la FINA comme préalable à toute nouvelle discussion. »
Les témoins de l'échange n'ont pas tous la même version de cet échange. Selon un quotidien montréalais, Yvon DesRochers, directeur général et vice- président exécutif de Montréal 2005, aurait affirmé à ses employés que le ministre aurait utilisé des jurons dans le cours de la discussion.
« La demande initiale aux gouvernements était de 24M$ et elle est maintenant rendue à 44M$, a rappelé le ministre.
« À un moment donné, il faut mettre cartes sur table et dire qu'il ne saurait être question que cet événement soit financé à 100% par les gouvernements. J'ai dit à Larfaoui que la FINA devait faire une contribution. Nous nous sommes quittés en bons termes.»
Le ministre Fournier ne peut pas ou ne veut pas dire si la Ville de Montréal s'est fait servir un «NON» catégorique et définitif par la FINA.
« Je ne peux parler ni au nom de la FINA, ni d'Ottawa, ni de Montréal a-t-il indiqué. Je peux vous dire que j'ai parlé au maire Tremblay vendredi dernier. Il espère toujours, comme ce fut le cas pour le Grand Prix de formule 1, que la fédération internationale va revenir sur sa décision. »
Le ministre a aussi été accusé de ne pas avoir fourni tous les efforts envers le championnat du monde afin de privilégier son projet de centre d'entraînement d'excellence au Stade olympique.
« Ça ne tient pas debout parce que notre position n'a pas changé depuis le début, a-t-il rappelé. Notre contribution pour Montréal 2005 est déjà très élevée. Or, l'argent disponible est limité et il n'est pas juste pour le sport. Dans l'enveloppe pour le sport, il n'y en a pas juste pour les sports aquatiques et dans l'enveloppe pour les sports aquatiques, il n'y en a pas juste pour ce championnat-là. »
Le discours officiel du ministre inclut le souhait que la démarche in extremis du maire Tremblay fonctionne. Advenant un tel scénario et si les nombreuses conditions préalables étaient remplies, alors seulement le gouvernement du Québec pourrait être au rendez-vous pour combler une certaine marge.
25 janvier 2005

page mise en ligne le 25 janvier 2005 par SVP

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