20 janvier 2005

« Un autre oeil au beurre noir » - Régent Lacoursière
Si l'annulation du championnat mondial des sports aquatiques n'a surpris personne, ça n'en reste pas moins une très mauvaise nouvelle pour Montréal.
« C'est un autre oeil au beurre noir pour notre ville, dit Régent Lacoursière, ex-champion nageur de longue distance. Après la mort des Expos et l'avenir nébuleux du Stade olympique, nous n'avions vraiment pas besoin d'une tuile comme celle-là.
« Le championnat mondial des sports aquatiques est un événement comparable à un Grand Prix de formule 1. Je le sais pour y avoir assisté à Madrid en 1986. Ce championnat attire des centaines de journalistes du monde entier et les retombées économiques sont très importantes pour la ville hôtesse. »
Lacoursière, qui a participé 15 fois à la Traversée internationale du lac Saint-Jean et l'a gagnée en 1960, ne connaît pas tous les détails entourant l'échec de Montréal 2005. Il ne juge personne, mais se pose des questions quant à notre capacité d'accueillir des événements d'une telle envergure.
Edgar Théorêt, qui a été patron de Natation Québec durant plus de 20 ans, en est un autre qui déplore la tournure des événements et qui croit que le dossier de Montréal 2005 aurait pu être beaucoup mieux défendu.
De toute évidence, les dirigeants des Internationaux du Sport de Montréal sortent de cette saga joliment écorchés.
Selon Lacoursière, le championnat mondial des sports aquatiques sera récupéré par l'Australie, l'Espagne ou la Grèce.
Une consolation
L'ex-champion peut se consoler en pensant que sa petite-fille Jasmine, âgée de 12 ans, est parmi les meilleures nageuses de sa catégorie dans le sud de la Floride.
La jeune fille porte les couleurs du Plantation Swim Club et elle est entraînée par son oncle Régent Lacoursière Jr, ex-membre de l'équipe nationale du Canada. Enseignant dans une école du comté de Broward, Reggie a été nommé entraîneur par excellence de la Floride, côté masculin.
À 70 ans, papi Régent poursuit l'enseignement de la natation aux bébés, aux enfants et aux adultes à son école d'Anjou.
« Pourquoi est-ce que j'abandonnerais ? demande-t-il. C'est encore ma passion, ma raison de vivre. »
page mise en ligne le 20 janvier 2005 par SVP

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