20 janvier 2005

Les besoins de fonds supplémentaires pourraient s'élever à plus de 20 M $

Surprise et prudence à Québec et à Ottawa

Tant à Québec qu’à Ottawa, on a accueilli le geste d’éclat de Gérald Tremblay avec un mélange de surprise et de prudence.

Des articles de Martin Smith

Il faut dire que les partenaires des paliers supérieurs de gouvernement ont été mis au courant de la démarche du maire de Montréal à peine une heure avant qu’il la rende publique dans son hôtel de ville.

« Nous avons répété à monsieur Tremblay que le Canada remplirait ses obligations si la FINA acceptait de renverser sa décision », a indiqué Alastair Mullin, attaché de presse du ministre fédéral des Sports, Stephen Owen, qui était à Vancouver pour rencontrer les membres du comité organisateur des Jeux olympiques d’hiver de 2010.

« Nous espérons qu’il trouvera de solides appuis dans le secteur privé puisqu’il s’agit autant d’une question de fierté pour la communauté des affaires que d’une question de réputation internationale pour la ville de Montréal. »

Le ministre Owen a été très clair à l’effet qu’il souhaite la tenue de l’événement à Montréal et a trouvé très regrettable la décision de la FINA.

À Ottawa comme à Québec et à Montréal, beaucoup d’observateurs trouvent étonnant que le maire Tremblay n’ait pas fait sa proposition plus tôt.

Maintenant confrontée à une manœuvre stratégique très bien exécutée par la FINA, la ville de Montréal risque de ne pas avoir le choix d’accepter toutes les conditions imposées pour recouvrer son championnat du monde.

Or, le rapport Deloitte & Touche, commandé par le gouvernement du Québec en décembre, indique clairement que les besoins supplémentaires en fonds de Montréal 2005 pourraient dépasser les 20 M$, à savoir une subvention directe de 12M$, une garantie de prêt de 6 M$ et la «réactivation» de dépenses de 6 M$ qui avaient été mises de côté lors d’un exercice de compression budgétaire.

La facture à venir risque donc d’être très lourde alors que rien ne laisse croire que le secteur privé sentira un soudain empressement à s’impliquer.

Fournier dans la pédagogie
Le ministre québécois Jean-Marc Fournier l’a reconnu en soulignant à sa sortie de l’Assemblée nationale que « le plus gros problème est que les commandites privées ne sont pas au rendez-vous et qu’il faudra faire de la pédagogie, réussir à développer une culture sportive dans ce milieu pour que les choses changent ».

Le ministre Fournier a aussi trouvé surprenant de constater que la FINA n’ait pas plus à cœur les intérêts des athlètes, des fédérations nationales, et se préoccupe bien plus de faire respecter son contrat.

« On leur a demandé de prendre en charge le million de dollars de billets d’avion promis dans le contrat et de rembourser 1,5 M$ en droits payés sur les commandites de transporteurs, mais on a essuyé un refus », a mentionné Stéphane Gosselin, attaché de presse du ministre Fournier.

Néanmoins, ce dernier a souhaité voir la FINA recevoir la proposition du maire Tremblay.

« On avisera par la suite… », a-t-il dit pour conclure.


page mise en ligne le 20 janvier 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

1

Hosted by www.Geocities.ws