13 janvier 2005
Le retrait du championnat du monde de sports aquatiques ne serait pas une première
Déménager un événement de l'envergure du championnat du monde des sports aquatiques dans une autre ville présente un défi énorme, mais n'est pas une tâche impossible.

| Des articles de Martin Smith |
On n'en est pas encore rendu à cette étape radicale dans le dossier de Montréal 2005 même si les récentes discussions avec les dirigeants de la Fédération internationale de natation sont loin d'avoir été concluantes.
Néanmoins, l'option du déménagement n'est pas exclue même s'il semble carrément farfelu de mentionner Long Beach comme destination possible.
En effet, de nombreux congrès sont prévus dans cette ville californienne l'été prochain et les disponibilités hôtelières sont déjà réservées pour des congressistes comme les 10 000 délégués du Congrès des Témoins de Jehovah.
« Les dernières informations qui ont circulé dans nos murs sont qu'il serait impossible de tenir cet événement chez nous l'été prochain », a souligné Bob Maguglin, directeur des relations publiques au Long Beach Convention and Visitors Bureau.
Au-delà des considérations d'hébergement, au moins deux autres obstacles majeurs se dressent sur la route d'un scénario de déménagement.
Une éventuelle nouvelle ville hôte devra déjà posséder les infrastructures sportives conformes aux exigences de la FINA. Ce qui n'est pas évident dans le cas de la nage synchronisée, par exemple, où la profondeur du bassin de compétition doit être de trois mètres.
On doit aussi tenir compte des capacités d'accueil des spectateurs qui doivent, elles aussi, rencontrer les normes minimales établies par la FINA.
Entente
Avant de déplacer son événement dans une autre ville, les dirigeants de la FINA devront en arriver à une entente contractuelle qui ne pourra évidemment pas être aussi lucrative que celle conclue avec Montréal.
En effet, à l'époque où les Internationaux du sport de Montréal ont obtenu l'événement, la fédération internationale était en position de force car trois autres villes - Melbourne, Long Beach et Rio de Janeiro - désiraient aussi se voir confier l'organisation de l'événement.
Ce ne serait évidemment pas le cas s'il fallait opter pour le scénario d'un déménagement prochain de l'événement...
Cependant, il existe au moins deux exemples frappants prouvant qu'une telle manifestation sportive peut être organisée dans un très court délai.
En 1989, la ville allemande de Duisbourg a pris la relève de Rio de Janeiro et a eu besoin de seulement l53 jours pour tenir les Universiades d'été.
Plus récemment, la ville française de Nice a mis à peine sept mois pour prendre la relève de Brisbane à laquelle l'Union internationale de patinage a retiré in extremis la présentation du championnat du monde de patinage artistique en l'an 2000.
À Montréal, les jeux ne sont pas encore faits. La FINA a donné jusqu'au 18 janvier au plus tard au comité organisateur du championnat du monde des sports aquatiques de 2005 pour lui fournir l'assurance que le budget de dépenses initialement approuvé sera maintenu. On verra alors quel scénario la fédération internationale choisira.
page mise en ligne le 13 janvier 2005 par SVP

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