12 janvier 2005

Les jours de Montréal 2005 semblent de plus en plus comptés
Le président de la Fédération internationale de natation souhaite ardemment que le championnat du monde des sports aquatiques de 2005 se tienne à Montréal, mais ne semble pas prêt à aider en réduisant les exigences financières de son organisme.

| Des articles de Martin Smith |
Un communiqué de presse émis à la suite d'une rencontre entre les membres du comité exécutif de la FINA et les dirigeants du comité organisateur de Montréal 2005 est éloquent à cet égard.
« Nous avons accordé le championnat à Montréal à la suite d'engagements clairs des gouvernements du Québec et du Canada ainsi que de l'approbation d'un budget de dépenses d'un niveau nécessaire pour livrer un événement de cette envergure », fait-on dire au président, Mustapha Larfaoui.
« Les allocations budgétaires entre les sources des secteurs publics et privés sont du domaine du Canada, du Québec et de Montréal et non pas de la FINA. »
Le rapport de la firme Deloitte Touche, mandatée par le gouvernement du Québec pour examiner les dossiers les plus problématiques de Montréal 2005, recommandait, entre autres, de réviser et renégocier les ententes avec la FINA. Des ententes très pesantes au plan financier, de toute évidence.
Un vétéran de la scène aquatique internationale avait prédit que la FINA n'accepterait pas de faire preuve d'un appétit moins vorace.
« Ça équivaudrait à établir pour Montréal un précédent que toutes les prochaines villes hôtes voudraient répéter », a expliqué cet expert.
Rencontre avec Fournier
Les négociations ne sont cependant pas encore closes. Le ministre québécois Jean-Marc Fournier a eu droit à une rencontre privée avec le président Larfaoui, hier soir à Dorval (voir autre texte).
Néanmoins, le grand patron de la fédération internationale a clairement laissé entendre qu'aucune autre discussion n'aura lieu avant d'avoir reçu l'assurance, au plus tard le 18 janvier, que « le budget de dépenses approuvé sera respecté ».
Or, on sait que pour respecter ce budget, le comité organisateur a demandé aux gouvernements de lui accorder une aide supplémentaire de 12,2M$ ainsi qu'une garantie de prêt de 6M$.
En incluant cette garantie dont rien ne prouve qu'elle pourra éventuellement être remboursée, le rapport Deloitte Touche estime que « l'aide financière sollicitée des gouvernements... totalise 48,6 millions de dollars ».
Un nouvel élément s'est ajouté à l'équation déjà fort complexe des ftnances de ce dossier. Le communiqué de la FINA mentionne que Mustapha Larfaoui est « grandement encouragé par l'engagement important de 4M$ du Conseil du patronat. Il s'agit d'un bon pas en avant. »
En avant, peut-être, mais dans quelle direction ? On ne le sait pas encore...
page mise en ligne le 12 janvier 2005 par SVP

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