15 février 2005


Émilie Heymans, double médaillée olympique en plongeon synchronisé,
a fait part de son cheminement aux élèves de l'école L'Envolée hier.
photo : Alain Dion, La Voix de l'Est

Émilie Heymans se prépare pour les mondiaux aquatiques

La plongeuse Émilie Heymans, double médaillée olympique, sait fort bien que son sport se retrouvera sous les réflecteurs en juillet lors des championnats mondiaux FINA à Montréal, mais elle estime que la tenue d'un événement d'une telle envergure aura un impact important.

"C'est sûr que ça va être un stress additionnel, mais un bon stress. Ça va être intéressant pour les athlètes de compétitionner dans leur pays. Je l'ai constaté dans plusieurs autres compétitions de ma carrière", a noté la jeune athlète lors de son passage à l'école secondaire l'Envolée de Granby hier.

La médaillée en plongeon synchronisé à la tour de 10m aux Jeux olympiques de Sydney et d'Athènes était en sol granbyen, dans le cadre des conférence midi Optimiste.

L'athlète de 23 ans a d'ailleurs commencé sa préparation en vue des championnats mondiaux, dont la présence à Montréal a été remise en question, avant l'intervention in extremis du maire Gérald Tremblay.

"Je m'entraîne de 20 à 25 heures par semaine et j'ai aussi commencé un cours universitaire en commercialisation de la mode en janvier. Je n'ai donc pas beaucoup de temps pour les hobbies", a souligné la plongeuse originaire de la Belgique.

Elle a aussi noté que le plongeon ne sera pas la seule discipline à l'horaire des championnats mondiaux. La natation, la nage synchronisée et le water-polo seront effet aussi au programme de cette importante compétition.

Émilie Heymans estime que ses principales rivales aux championnats mondiaux devraient être les plongeuses provenant de la Chine et de l'Australie. La porte-couleurs du club Camo, de Montréal, défendra en juillet le titre individuel au 10m acquis en 2003, soit au stade Monjuic, sur les hauteurs de Barcelone, site des Jeux olympiques en 1992.

Émilie Heymans a aussi montré l'envers de la médaille en notant que le focus était sur ses compétitions lors des Jeux olympiques.

"Je n'ai pas assisté aux cérémonies d'ouverture, parce qu'il faut attendre quatre heures dans un gymnase et ensuite être debout pendant deux heures dans le stade. Ça peut être nuisible pour la forme quand tu as des compétitions. Je pense que les athlètes sont revenus vers 1h30 du matin", a relaté Émilie Heymans.

La satisfaction du devoir accompli, comme après l'obtention d'une médaille olympique, notamment en compagnie de Blythe Hartley, à Athènes, peut amener aussi son lot d'heures bien remplies.

"Quand on gagne une médaille, on est sur l'adrénaline pendant des heures et c'est difficile de s'endormir. À Athènes, la compétition de 10m synchronisée a fini vers 10h (22h). Il y a ensuite eu plusieurs entrevues après notre médaille et je me suis endormie seulement à quatre heures du matin, mais il me restait encore la compétition individuelle trois jours après", de rappeler Émilie Heymans.

Elle a avoué avoir savouré plus son expérience aux Jeux olympiques de Sydney, probablement parce qu'il s'agissait de sa première participation à cet événement.

Fait intéressant, l'accession d'Émilie Heymans à la scène internationale du plongeon a fait un détour par une autre discipline olympique, soit la gymnastique.

"Quand j'étais jeune, mon idole était Nadia Comaneci, qui a été la première à récolter une note parfaite aux Jeux olympiques, à Montréal, en 1976. J'ai ensuite fait le changement pour le plongeon, en montant d'un étage, au Centre Claude-Robillard", d'expliquer la plongeuse de 23 ans.

Des affinités avec l'Italie et l'Allemagne
Émilie Heymans confie qu'elle a de grandes affinités avec l'Europe, particulièrement des pays tels que l'Italie et l'Allemagne.

"J'aime ça me promener dans les petites rues typiques", précise-t-elle.

La plongeuse a profité aussi de son passage en Grèce pour séjourner dans une île de ce pays, après les compétitions, avec son copain et les membres de sa famille présents à Athènes pour l'encourager.

Émilie Heymans a aussi eu l'occasion de retourner à plusieurs reprises dans son pays natal.

Elle a d'ailleurs été la deuxième membre de la famille à prendre part aux Jeux olympiques, puisque sa mère avait représenté la Belgique en escrime, en 1976 à Montréal.


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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