9 février 2005

Amateurs de sports aquatiques montréalais, c'est le temps d'allumer un lampion et de prier pour que Saint-Gérald, patron des causes désespérées, obtienne gain de cause auprès de la Fédération internationale de natation (FINA).
Le maire Gérald Tremblay s'est envolé pour l'Europe et il sera à Francfort jeudi « pour connaître la décision de la FINA concernant la tenue des 11e Championnats du monde de sports aquatiques en juillet prochain », selon le communiqué sibyllin diffusé hier par son cabinet.
Jointe au téléphone, l'attachée de presse de M. Tremblay, Christiane Miville-Deschênes, s'est bornée à indiquer que le maire était en route pour l'Allemagne. Elle a refusé de préciser si M. Tremblay rencontrera le président de la FINA, Mustapha Larfaoui, avant que le bureau de la FINA se réunisse demain matin pour désigner la ville qui organisera les Championnats, retirés à Montréal le 19 janvier. Athènes, Moscou et Berlin sont sur les rangs et, selon l'agence Reuters, feront leur présentation dès aujourd'hui.
Montréal a-t-il encore une chance ? Oui. Les garanties financières offertes par le maire Tremblay, qui promet de combler un éventuel déficit, aideront certes la Métropole. Mais les dirigeants de la FINA vont aller là où ils sont les plus sûrs que l'événement se déroulera sans anicroche - et le lourd passé de Montréal dans ce dossier risque de jouer en sa défaveur. Athènes est probablement la principale ville rivale.
On sera bientôt fixé. Il est plus que temps. À part le lock-out de la Ligue nationale - et le débat sur le CHUM -, il n'y a pas beaucoup de dossiers qui nous aient fait languir davantage depuis quelques temps.
page mise en ligne le 9 février 2005 par SVP

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