1er février 2005


Jacques Rogge
photo : Alain Roberge

S'il n'y a pas de solution trouvée,
ça ne fera aucun bien à Montréal

Extrait de cette entrevue menée par Jean-François Bégin, Pierre Foglia, Michel Marois, Alexandre Pratt, André Pratte et Réjean Tremblay.

La Presse : La Fédération internationale de natation (FINA) a récemment retiré l'organisation des Championnats du monde de sports aquatiques à Montréal. Est-ce que cette décision nuira à l'image de Montréal et du Canada au sein du mouvement olympique ?

Jacques Rogge : Si la FINA décide de revenir à Montréal, non, c'est clair, ce sera seulement une péripétie sans conséquence. Si malheureusement, il n'y a pas de solution trouvée, il ne faut pas être hypocrite, ça ne fera aucun bien. Ce n'est pas une condamnation éternelle, mais ça ne fait jamais du bien à la réputation des organisateurs ou d'une ville qui souhaite organiser des manifestations sportives. Il y a encore une série de points à discuter, mais le fait que le maire Gérald Tremblay et (le président de la FINA) Mustapha Larfaoui se parlent est une bonne chose. Mon rôle s'est limité à établir un lien entre MM. Larfaoui et Tremblay à la demande de Richard Pound. Le lien était rompu, je suis parvenu à le rétablir, mais ce n'est pas moi qui décidera.


Jacques Rogge
photo : Alain Roberge

La Presse : Comment doit-on interpréter votre souhait qui favorise de toute évidence Montréal ?

Jacques Rogge : Bien franchement, mon souhait n'est pas émotionnel pour faire plaisir à Montréal. Je souhaite seulement que si jamais pour la FINA, c'est une bonne solution, qu'elle revienne à la ville qu'elle a désignée d'office. Il n'est jamais bon pour le sport de changer de ville. Le CIO a été confronté au même problème avec la ville de Denver pour les Jeux d'hiver de 1976. Le CIO avait dû se rabattre sur Innsbruck à la dernière minute.


page mise en ligne le 1er février 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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