12 février 2005

C'est bon signe. The Gazette a pris position contre les Championnats du monde de sports aquatiques en page éditoriale.
Ça veut donc dire que la présentation de ces Championnats pourrait être favorable à Montréal et au Québec.
Sauf que, maintenant que Gérald Tremblay a réussi son tour de force, il faut livrer la marchandise. Ça veut dire qu'il faut financer l'événement, qu'il faut l'organiser, qu'il faut le vendre aux entreprises et aux compagnies canadiennes et québécoises et, surtout, qu'il faut en faire un grand succès populaire. C'est-à-dire en faire des Championnats qui intéresseront les citoyens de Montréal et du reste du pays.
Il y a déjà du gros travail de fait. La saga pour ramener ces Championnats à Montréal a fait plus pour la mise en marché et le marketing de l'événement qu'un million de dollars de commandites. Toutes ces pages, tous ces reportages, tous ces topos à la tété et à la radio ne s'achètent pas. Ce samedi matin, tout le monde est au courant qu'il y aura des Championnats du monde à Montréal pendant les deux dernières semaines de juillet. De plus, le maire Gérald Tremblay n'est pas allé en guerre dans les vieux pays sans avoir en poche des engagements moraux et financiers des leaders de la ville et de la province.
Il se pourrait que Montréal soit obligée de payer une partie des millions que la Ville s'est engagée à payer si nécessaire, mais je partage l'optimisme du maire Tremblay quand il dit que les grandes sociétés québécoises sont beaucoup plus sensibilisées qu'elles ne l'étaient avant le début de la saga.
De plus, puisque c'est Gérald Tremblay qui a sauvé les Championnats, il a acquis l'autorité morale pour mener la barque à bon port. Jean Lapierre et Jean-Marc Fournier seraient mal venus de venir lui dire quoi faire. S'il peut convaincre Normand Legault d'accepter la direction générale des Championnats, tant mieux, sinon, il y a quelques candidats solides qui feront le travail.
Montréal aurait tout à gagner si les nouveaux dirigeants des Championnats du monde pouvaient s'associer aux dirigeants des grands festivals qui font de Montréal une ville si chaude et si vivante pendant l'été. C'est impossible de lutter contre le Festival de jazz ou contre le Festival Juste pour rire. Et comment ignorer les Francofolies ? De plus, le Cirque du Soleil aura un chapiteau dans le Vieux Port jusqu'en juin. Et peut-être plus si les supplémentaires s'accumulent comme prévu.
Alors, le climat est propice à un festival des festivals. Que le maire Tremblay convainque Alain Simard, Guy Laliberté, Gilbert Rozon et compagnie de donner de leur génie à ces Championnats. Pour en faire la grande fête de l'été. Une fête sportive et culturelle. Je vais triper en suivant les efforts d'Alexandre Despatie au plongeon, mais ce serait le coup de pied au cul si en plus on m'offrait un concert d'Oliver Jones. Même si Mister Jones ne veut plus tellement jouer, je suis convaincu qu'il ferait un gros cadeau à tous ces magnifiques jeunes athlètes... et aux spectateurs béats qui seront présents.
Les grands acrobates et artistes du Cirque du Soleil rodent leurs numéros à Montréal. Guy Laliberté pourrait en faire cadeau aux amateurs. Ce serait génial également de retrouver quelques humoristes avant ou après les compétitions. Pour que les amateurs aient l'impression de participer également aux grandes fêtes culturelles de Montréal.
Personnellement, je veux être là quand Mme Jack Todd va venir donner son tour de chant...
page mise en ligne le 12 février 2005 par SVP

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