9 février 2005Pour la réunion décisive de la FINA, demain
Le maire Tremblay sera présent demain à Francfort pour la réunion cruciale de la FINA où se décidera l'avenir du championnat du monde 2005 des sports aquatiques.

| Des articles de Martin Smith |
À l'hôtel de ville de Montréal, personne ne veut dire si le maire a été invité à faire une présentation devant les 22 membres du Bureau de la fédération internationale de natation ou s'il espère surtout rencontrer une majorité d'entre eux avant le scrutin.
Parmi ceux qu'il devra convaincre, on retrouve l'Albertain Eldon Godfrey qui, contrairement à ce qu'avait indiqué une agence de presse, ne s'est pas abstenu lors du vote qui a mené au retrait du championnat à Montréal mais a bel et bien voté en faveur de la proposition.
« C'était une décision d'affaires et nous avons voté à l'unanimité car le contrat n'était pas respecté », a-t-il dit hier depuis Calgary avant de quitter pour Francfort.
« Quant à la possibilité de voir Montréal se faire restituer l'événement, je ne ferai pas de spéculation. Nous devrons d'abord valider les dossiers de candidature, puis nous voterons pour la ville qui nous apparaîtra la plus apte à accueillir le championnat.»
Montréal assumera seul les garanties financières...
Le maire Tremblay se rendra donc à Francfort avec l'appui des deux paliers supérieurs de gouvernement mais sans être accompagné par un représentant de
Québec ou d'Ottawa.
« Le gouvernement du Canada a clairement donné son appui au maire à qui il souhaite tout le succès possible dans sa démarche, mais nous sommes déjà le plus grand investisseur dans l'événement avec un total de 19M$ et nous ne mettrons pas d'argent supplémentaire », a indiqué Alastair Mullin, attaché de presse de Stephen Owen, ministre d'État au Sport.
À Québec, le ministre Jean-Marc Fournier souhaite voir Montréal récupérer le championnat du monde, mais n'a pas l'intention d'ajouter plus d'argent au total de 14 M$ déjà investis dans les infrastructures.
« Si le maire Tremblay réussit sa démarche, nous sommes prêts à l'accompagner dans la recherche de commandites privées mais il est bien conscient qu'il fournit seul les garanties financières exigées par la FINA », a souligné Stéphane Gosselin, attaché de presse du ministre Fournier.
La ville de Montréal a déjà investi 7M$ dans les infrastructures et les demandes du comité organisateur s'élevaient à 12 M$ en subvention plus une garantie de prêt de6 M$. La facture pourrait donc être très salée en cas de victoire à l'arraché...
Deuxième voyage en moins de dix jours
Dans ce dossier manié avec des pincettes par les principaux acteurs, on se demande à droite et à gauche si le maire a reçu une assurance solide avant d'effectuer ce deuxième voyage en Europe en moins de dix jours ou s'il tient surtout à faire acte de présence comme le feront probablement les maires d'Athènes, de Berlin et de Moscou.
« Il fallait que le maire soit présent à Francfort car les trois autres villes auront des représentants sur place, souligne Walter Sieber, grand connaisseur des coulisses du sport international. C'est étonnant comme il n'y a que chez nous, au Canada, où on doit pousser sur les politiciens pour qu'ils soient présents aux étapes cruciales des démarches de candidature.
« Selon moi, Montréal se retrouvera sur la liste des candidates et possède encore des chances de récupérer son championnat.»
Le vote de Francfort sera-t-il une étape cruciale ou finale ? On le saura demain...
page mise en ligne le 9 février 2005 par SVP

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