3 février 2005

Gérald Tremblay accablé

L'annonce du suicide d'Yvon DesRochers a plongé le maire de Montréal et le personnel de son bureau dans la consternation la plus totale, hier soir.

Gérald Tremblay, qui, selon son attachée de presse, s'était enfermé dans un silence stratégique depuis lundi, dans le dossier de la FINA, « parce qu'on fait dans la dentelle et que le sujet est très délicat», a émis un laconique communiqué de six lignes pour dire sa tristesse.

Toutefois, c'est surtout à la famille et aux proches d'Yvon DesRochers « qui vivent des moments extrêmement difficiles » qu'allaient ses pensées.

Peu avant l'annonce de ce suicide, sa collègue Christiane Miville-Deschênes n'avait pas voulu confirmer nos informations, à savoir que le maire était prêt à se tourner sur un dix cents, à mettre en oeuvre un comité de commandites et à accueillir quelques gros joueurs économiques qui l'ont assuré de leur appui au cours des derniers jours.

Le maire a pris le dossier en main un peu tard, mais ses aides et lui n'ont pas chômé depuis la semaine dernière.

Son chef de cabinet, Jean-Luc Trahan, son directeur des relations internationales, Robert Letendre, son directeur des communications, Richard Thériault, et son attachée de presse, Christiane Miville-Deschênes, ont pris les bouchées doubles.

La correspondance du maire
Gérald Tremblay a écrit à chacun des 22 directeurs de la FINA pour les rassurer sur la prise de contrôle de ce dossier par la Ville de Montréal qui s'en portait dorénavant garante et pour leur remettre à chacun une copie de la lettre qu'il a adressée au président.

« Le maire a reçu un appui inconditionnel de la ministre fédérale Liza Frulla et du ministre Jean-Marc Fournier qui lui ont parlé à quelques reprises depuis la semaine dernière, a rappelé son attachée de presse. Le premier ministre Paul Martin a aussi tenu personnellement à confirmer son soutien au maire.»

Le bureau des relations internationales de la Ville a contacté, dans un temps records, les ambassades canadiennes et bureaux du Québec dans tous les pays participants pour les documenter sur la nouvelle offensive de Montréal et leur demander d'intervenir auprès des fédérations locales.

À l'hôtel de ville, hier soir, personne ne voulait spéculer sur l'impact que pourrait avoir ce triste événement sur la suite des choses.


Alexandre Despatie avait assisté à la conférence de presse du championnat du monde
des sports aquatiques de Montréal 2005 en compagnie d'Yvon DesRochers
(à gauche d'Alexandre). Despatie agissait à titre de porte-parole de l'événement.
photo d'archives : Pascal Rathé

Ce qu'ils ont dit
Alexandre Despatie
Le plongeur Alexandre Despatie a émis ce commentaire par le biais de l'agence Sportcom : « En tant que porte-parole du 11e championnat du monde FINA - Montréal 2005, j'ai eu l'occasion de rencontrer monsieur DesRochers à quelques reprises. Ces rencontres ont toujours été cordiales et agréables. Son décès m'attriste. J'aimerais offrir mes condoléances à sa famille et à son entourage. »

Dans L'Équipe
Après avoir rappelé les événements entourant la saga de Montréal 2005, le quotidien sportif français L'Équipe rapportait les faits suivants :
« Lundi, le maire Tremblay avait déclaré que certains ajustements devraient sûrement être faits au sein du comité organisateur pour convaincre la FINA de revenir sur sa décision, une déclaration perçue par plusieurs comme un désaveu d'Yvon DesRochers. Ce dernier avait été sévèrement critiqué après la décision de la FINA de retirer le championnat du monde à Montréal. Des athlètes l'ont traité d'incompétent, des ex-employés du comité organisateur lui ont reproché sa gestion autoritaire et des membres du conseil du comité son manque de transparence. »

Jacques Rogge
Un journaliste de la SRC a recueilli les commentaires du président du Comité international olympique.

« Je viens d'apprendre la nouvelle du décès de monsieur DesRochers, a dit Jacques Rogge. C'est quelque chose de dramatique. Cependant, je pense qu'il n'est ni opportun, ni correct de tenter de relier cette mort à l'organisation du championnat ou à d'autres circonstances. »

Michel Larouche
La SRC a aussi joint Michel Larouche, entraîneur en chef du club CAMO.

« J'ai appris la nouvelle avec autant de surprise que de tristesse. Je tiens à transmettre mes sincères condoléances à la famille dans ces moments difficiles. Je ne veux même pas essayer de deviner quel effet cette mort tragique aura sur l'avenir du championnat du monde. Pour le moment, l'être humain prime sur tout autre chose. Tous les membres du club vont appuyer la famille de monsieur DesRochers dans ce malheur. »


page mise en ligne le 3 février 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
Consultez notre ENCYCLOPÉDIE sportive

1

Hosted by www.Geocities.ws