22 février 2005

Trois jours pour régler
un éventuel déficit
aux championnats aquatiques

Le maire Gérald Tremblay n'aura que trois jours pour régler tout déficit exigé par la FINA, une fois les Championnats du monde des sports aquatiques terminés le 31 juillet prochain.

Pis, il devra régler la facture sans se reporter aux Internationaux du Sport de Montréal (ISM), à la Fédération aquatique du Canada (FHC) et même au comité organisateur !

Contrat avec la FINA
C'est ce que révèle le contrat intervenu entre la Ville de Montréal et la Fédération internationale de natation (FINA), signé par le maire de Montréal, Gérald Tremblay, et le président de la FINA, Mustapha Larfaoui, le 9 février dernier à Francfort, en Allemagne.

Le contrat a été rendu public à travers les documents du conseil municipal hier soir à l'hôtel de ville.

Le maire impliqué personnellement
À sa lecture, on comprend pourquoi le maire s'est personnellement impliqué dans le comité organisateur des championnats à titre de coprésident.

Le contrat stipule en effet clairement, à l'article 2.4, que la Ville devra faire un paiement à la FINA « sans se reporter à l'ISM, à la FHC ou au comité organisateur » même si ces derniers pouvaient « mettre en question la vérité ou l'exactitude » de toute demande de la FINA.

En siégeant au comité organisateur, le maire s'est assuré, personnellement, de savoir exactement de quoi il en retournerait des finances jusqu'à maintenant « privées » du comité organisateur.

On comprend aussi pourquoi M. Tremblay a tant insisté, hier, en après- midi, pour que les Montréalais et les entreprises achètent des billets pour assister aux exploits des athlètes, du 17 au 31 juillet aux piscines de l'île Sainte-Hélène.

Le contrat de sept pages entre la Ville de Montréal et la FINA a été rédigé à Manchester, en Angleterre, par les avocats spécialisés dans le droit des sports de la firme anglaise ABX. Le contrat relève cependant des lois suisses.

Le président de la FINA, M. Larfaoui, a à ce point attaché les mains du maire que la garantie accordée par la Ville de Montréal « continuera d'être pleinement en vigueur », même si le premier et le second contrat avec la FINA étaient... résiliés.

L'article 3.1 précise même que la Ville ne peut transférer sa responsabilité sans le consentement exprès par écrit de la FINA.

«Chèque en blanc »
L'opposition a réclamé du maire hier soir de savoir combien « pourrait coûter à la Ville ce chèque en blanc signé à la FINA ».

Le maire a répliqué qu'il souhaite présenter un budget équilibré, sans déficit pour les Montréalais.

Il a cependant accepté de présenter un « suivi budgétaire », à tous les mois, lors des conseils municipaux, par souci de transparence, des finances des Championnats.


page mise en ligne le 22 février 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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