2 février 2005
À l'ordre du jour :
• examen des dossiers de Berlin, d'Athènes et de Moscou
• nouvelles en provenance de Montréal
Le Bureau de la FINA se réunira le jeudi 10 février à Francfort pour décider de l'identité de la ville qui organisera le championnat du monde des sports aquatiques de 2005.

| Des articles de Martin Smith |
L'échéancier initial prévoyait l'annonce du choix au plus tard le 15 février. La réunion a été devancée comme l'ont confirmé des membres du Bureau ayant très récemment reçu leurs documents de convocation.
Le Journal de Montréal a appris que l'ordre du jour prévoit l'examen des trois dossiers officiels de candidature ainsi que la transmission de nouvelles informations relatives à Montréal.
« Ce sont les seuls points à l'ordre du jour; alors, il me parait évident que nous trancherons ce jour-là», a dit l'Australien Roger Smith, un des cinq vice-présidents du Bureau de la FINA.
Impossible de savoir si Smith et les autres membres du Bureau seront appelés à considérer une restitution du championnat du monde à Montréal ou si leurs discussions porteront uniquement sur les candidatures déclarées de Moscou, d'Athènes et de Berlin.
« Pas question de faire quelque commentaire que ce soit à ce sujet », ont dit Dale Neuberger et Sven Egil Folvik, membres représentant respectivement les États-Unis et la Norvège, lorsque joints par le Journal hier.
« Tous les commentaires doivent émaner de la FINA », ont-ils ajouté.
Pour sa part, Nory Kruchten, représentant du Luxembourg, a confirmé avoir reçu de la correspondance du maire de Montréal ainsi que la convocation pour la réunion de jeudi prochain.
« La seule information que nous avons est la même que vous avez pu lire dans le communiqué officiel », a précisé Kruchten.
Le Brésilien Coaracy Nunes Filho, lui, semblait prêt à parler de la situation, mais il a indiqué qu'il fallait attendre une semaine de plus pour faire une entrevue.
« Vous devez comprendre que nous ne savons rien de ce qui s'est discuté entre les gens de Montréal et les dirigeants de la FINA, a-t-il expliqué. Actuellement, tout est dans les mains du comité de direction de la fédération. Nous serons mis au courant lors de la réunion de Francfort. Pour l'instant, la situation demeure plutôt confuse. »
Esprit ouvert et tir dans le pied
Le plus loquace de tous les membres contactés par le Journal a été le
Portoricain Manuel de Jesus.
« J'ai l'esprit ouvert, a dit ce médecin de San Juan. Je suis prêt à écouter toutes les propositions. C'est un dossier très complexe, mais nous devrons trancher. »
À l'autre bout du monde, le Néo-Zélandais Artie Shaw, membre honoraire du Bureau de la FINA, n'a pas droit de vote, mais demeure un observateur privilégié de la scène aquatique mondiale.
« Je ne peux rien vous dire, vous devez adresser vos questions au directeur exécutif à Lausanne », a-t-il lancé tout de go.
À force d'insister pour connaître son avis sur la probabilité que la FINA fasse de nouveau confiance à Montréal, le Néo-Zélandais a été bref, mais direct.
« D'après mon expérience, c'est un scénario très improbable, a-t-il dit. D'autant plus que les Canadiens se sont vraiment tiré dans le pied... »
Le suspense n'est pas fini. Une fois de plus, c'est à Francfort que le sort de Montréal se jouera, si tant est qu'une restitution du championnat de 2005 soit une solution envisageable par les 22 membres du Bureau de la FINA.
page mise en ligne le 2 février 2005 par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive