11 février 2005Volte-face de la FINA
Gérald Tremblay a gagné son audacieux pari de rapatrier le championnat du monde des sports aquatiques qui avait été retiré à Montréal, il y a moins d'un mois, par la fédération internationale de natation.

| Des articles de Martin Smith |
La nouvelle a été confirmée par voie de communiqué officiel dès la fin du scrutin tenu auprès des membres du Bureau de la FINA réunis en session extraordinaire à Francfort.
« Il a été décidé à l'unanimité de revenir sur la décision du 19 janvier et de confirmer Montréal comme ville organisatrice des 11e Championnats du monde qui se tiendront du 17 au 31 juillet 2005. »
Le secrétaire général Cornel Marculescu a souligné que « toutes les garanties demandées ont été présentées par la Ville de Montréal, qui s'est engagée à respecter toutes les obligations contractées lors de sa désignation en 2001 comme ville hôte du championnat. »
Pour être certain d'avoir été bien compris, Marculescu a ajouté que « pas un mot ni une lettre de l'entente initiale n'a été changé. »
Une décision qui s'explique
La volte-face de la FINA est étonnante mais s'explique facilement, selon le président Mustapha Larfaoui.
« Le 19 janvier, nous avons pris avec beaucoup de regret la décision de retirer le championnat a-t-il mentionné. Nous n'avions jamais douté de la capacité de Montréal d'organiser l'événement, mais nous n'avions malheureusement plus le choix.
« Nous étions conscients de certaines difficultés éprouvées par le comité organisateur depuis le début de 2003, mais nous avons toujours espéré qu'elles pouvaient être aplanies. »
Confiant que l'événement est reparti sur la bonne voie, Larfaoui avance même que « l'image de Montréal n'a pas été ternie par cet épisode.»
Même si une lettre officielle émanant de la FINA fermait les portes derrière Montréal à la suite de la décision de lui retirer le championnat, les plus hauts dirigeants de la fédération ont accepté de faire marche arrière devant le front uni des trois paliers de gouvernement.
« Les réactions de Québec, du Canada et du maire Tremblay nous ont étonnés », a admis Marculescu.
Les autres ne faisaient pas le poids
Néanmoins, un processus formel de mise en candidature a été enclenché à la grandeur de la planète et trois capitales européennes ont présenté des dossiers.
Il appert, comme Le Journal de Montréal l'indiquait dès hier matin, que les garanties de Berlin, d'Athènes et de Moscou ne faisaient pas le poids. Montréal restait la meilleure solution.
La FINA a tenu à remercier les trois candidates officielles qui sont parvenues, en un laps de temps très court, à présenter des dossiers de candidature. « Elles ont ainsi consolidé la crédibilité du championnat de la fédération et moussé l'image internationale de nos sports. »
Après Fukuoka en 200l, Barcelone en 2003 et avant Melbourne en 2007, Montréal se voit accorder une deuxième chance d'organiser en 2005 le plus prestigieux rendez-vous mondial des sports aquatiques.
Souhaitons que ce soit la bonne !
page mise en ligne le 11 février 2005 par SVP

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