1er février 2005


Le maire Gérald Tremblay doit se contenter
de l'appui moral de Jacques Rogge.
photo : Claude Rivest

Le président du CIO
n'interviendra plus
en faveur de Montréal

Dans sa lutte tardive pour conserver le championnat du monde des sports aquatiques à Montréal, le maire Gérald Tremblay doit se contenter d'un appui vocal du président du Comité international olympique.

Des articles de Martin Smith

« Je formule l'espoir que votre pays puisse bientôt organiser ici à Montréal le championnat du monde des sports aquatiques » a lancé Jacques Rogge pendant son allocution au Midi Extra de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Un peu plus tard, le grand patron du mouvement olympique s'est bien gardé d'avoir l'intention de poser un geste concret supplémentaire.

« Je n'interviendrai pas auprès de Mustapha Larfaoui, a précisé Rogge en mentionnant le nom du président de la FINA. C'est une fédération souveraine en la matière et je ne m'immiscerai pas dans ses affaires. »

Néanmoins, après avoir mis fin à sa carrière olympique en voile lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976, Rogge a gardé de très bons souvenirs de la métropole et s'est porté à sa défense à la mi-janvier.

« À la suite de l'annonce du retrait et à la demande expresse de mon ami Richard Pound, j'ai transmis à Larfaoui le souhait que les deux parties puissent continuer à dialoguer. Il y a eu rencontre à Paris. Si une solution est possible, je m'en réjouirai, mais je ne veux exercer aucune pression sur une fédération souveraine. »

Montréal absent du emmuniqué officiel
Le maire Tremblay a très bien entendu le commentaire officiel de Rogge et s'en est réjoui par la suite.

« Il faut parler à tous ceux qui peuvent avoir une influence et le président du CIO est très certainement l'un d'entre eux, a-t-il souligné. Ce matin j'avais dit que nos chances de récupérer le championnat du monde étaient de 50 %, mais je préfère dire maintenant qu'elles sont de 51 % car c'est un pourcentage gagnant. »

Le maire a indiqué que ses priorités consistaient à tenter de convaincre des membres du bureau de la FINA de revenir dans le camp de Montréal. Or, hier matin, la fédération a émis un communiqué aussi officiel que laconique.

« Le 28 janvier, date limite pour soumettre une offre de candidature en vue de tenir le lle championnat du monde des sports aquatiques, les villes d'Athènes, de Berlin et de Moscou avaient soumis leur candidature. La FINA annoncera l'identité de la ville hôtesse au plus tard le 15 février. »

Aucune mention de Montréal dans ce communiqué même s'il a été rédigé 24 heures après la rencontre entre le maire Tremblay et Mustapha Larfaoui ainsi que Bartolo Consolo, de la FINA, à l'ambassade du Canada, à Paris.

« Il n'y a pas moyen de confirmer que Montréal est encore sur les rangs, car nous ne ferons aucune autre déclarations, a indiqué Pedro Adrega, relationniste de la FINA.

Tremblay ne s'inquiète pas
Le maire Tremblay était au courant que ce communiqué serait émis et ne s'en est pas ému.

« D'autres grandes villes ont répondu et c'est normal qu'on donne de la crédibilité à leur démarche, a-t-il dit, mais on nous a promis une autre rencontre pour discuter des aspects techniques de notre dossier et ainsi fournir des arguments supplémentaires à la FINA.

« Nous expliquerons aux autres candidates pourquoi ce championnat doit demeurer à Montréal. Nous comptons sur la solidarité entre villes olympiques. »

Quant au problème non résolu du soutien du secteur privé, le maire Tremblay a promis que « si nous solutionnons notre problème avec la FINA, les commandites suivront ».


page mise en ligne le 1er février 2005 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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