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8 avril 2005

La transparence bientôt au rendez-vous

La transparence promise par le maire Gérald Tremblay dans la gestion des Championnats internationaux des sports aquatiques n'est pas encore au rendez-vous, mais le nouveau directeur général affirme qu'elle ne saurait tarder.

Pour le moment, il refuse de divulguer les noms des firmes commanditaires et les corporations qui ont accepté de soutenir financièrement l'événement, mais il promet que la grosse machine publicitaire se mettra bientôt en marche et que toutes les informations pertinentes seront livrées au public.

Sera-t-il possible de savoir de façon détaillée où sont allés les 13M$ que le gouvernement fédéral a déjà versés à l'organisme sur les 16 M $ promis ?

René Guimond, qui n'était pas en poste quand cet argent a été dépensé, nous dit qu'il a quand même fallu verser 3M$ à la FINA pour l'achat des droits de commandites internationales et « il y a eu les salaires versés aux employés durant trois ans», rappelle-t-il.

Bien qu'il ait déposé au conseil d'administration les documents concernant le budget de l'administration précédente (et que le maire avait promis de rendre publics), il doit pour le moment attendre que se règle la question de la mise en demeure de la succession de son prédécesseur, Yvon DesRochers, qui veut empêcher Montréal 2005 de publier les sommes d'argent qui lui ont été versées.

Yvon DesRochers s'est suicidé le 2 février dernier.

Gérald Tremblay tenait à une transparence totale sur l'historique de gestion, ce qui aurait probablement contribué à faire oublier le souvenir du malheureux parcours qu'a connu l'organisation jusqu'au choc violent du retrait de cette prestigieuse compétition à la Ville de Montréal.

Choc percutant
C'est ce choc percutant qui a frappé le monde du sport et secoué les Montréalais qui a convaincu René Guimond de relever ce défi.

« C'était inacceptable et combien triste la perte de cette compétition. Ça mettait en jeu la réputation internationale de Montréal et je n'ai pas hésité devant l'invitation du maire et de Normand Legault. »

Il est tellement convaincu du succès de cet événement qu'il s'y consacre sept jours sur sept.

Il ne voit pas la possibilité au cours des prochains mois de prendre un peu de repos, et pour cause.

En plus de viser des revenus globaux de 38,8M$, René Guimond et son équipe doivent dérouler le tapis rouge pour accueillir 2 000 athlètes de 160 pays, 1 000 accompagnateurs, 1 200 représentants de la presse, 300 officiels, des milliers de dignitaires et 234 000 spectateurs.

Sans tenir compte qu'il devra dénicher et coordonner 2 500 bénévoles.

S'il réussit un score parfait avec si peu de temps pour se préparer, il passera à l'histoire des colosses de l'organisation. Gérald Tremblay aura peut-être alors des idées particulières, lui qui recherche de « gros » noms pour les élections de novembre.

« Non merci, pas pour moi. Pas vraiment intéressé par la politique », tranche René Guimond.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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