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6 août 2005


photo : Bongarts/Getty

Alexandre Despatie charme tout le monde... Inutile de rapporter les mille et un qualificatifs qu'on lui a attribués après sa victoire-surprise en juin 1998 en Malaysia. Un petit bonhomme de 13 ans, faisant à peine 5 pi, les dents ornés d'un appareil orthodontique, a alors conquis le Québec en ramenant une médaille d'or de l'autre bout du monde. Il nous est apparu comme une sorte de petite gnome sorti d'un récit fabuleux. Depuis, il a grandi et il a remporté des victoires. S'il a trouvé la dernière année particuièrement éprouvante, la semaine passée, il a triomphé : il a gagné deux médailles d'or chez lui, à Montréal, au grand soulagement de sa maman. Cette femme le soutient depuis toujours, tout comme son père. Christiane Despatie retrace les grands moments de la vie de son fils et parle de la qualité la plus touchante du jeune homme : il a le courage du noble chevalier...

Jean Bouchard

Christiane, remontons à la naissance d'Alexandre, le 8 juin 1985. Vous aviez alors déjà une fille, Anouk...
Oui. Elle avait deux ans et deux mois quand Alexandre est né à l'Hôpital du Sacré-Cœur, à Montréal. Étrangement, quand le visage de mon garçon est apparu, Pierre (son conjoint) était sûr que c'était une fille; le médecin lui a dit de regarder comme il faut. On a tellement ri ! (rires)

Et trois semaines plus tard, Alexandre suivait son premier cours de natation...
Oui, chez Régent Lacoursière, un ancien nageur de longue distance. Ce n'était pas vraiment un cours : Alexandre a plutôt appris à ne pas se noyer s'il tombait à l'eau. Mon conjoint et moi, on ne voulait pas avoir une piscine dans la cour arrière tant que nos enfants n'avaient pas au moins une chance de sauver leur vie. Anouk a commencé ce cours à l'âge d'un mois et demi, et Alexandre, vers l'âge de trois semaines. Il était le plus petit de sa classe.

Pourquoi vouliez-vous qu'il prenne ces leçons ?
On voulait qu'il développe le réflexe de flotter sur le dos. À l'époque, l'approche de Régent Lacoursière était très controversée. Les gens disaient : « Voyons, il lance les enfants à l'eau ! » Mais c'était volontaire : un bébé a le réflexe de se retourner sur le dos pour avoir le nez hors de l'eau et flotter. À l'âge de trois ans, je suis tombée dans une piscine chez un oncle et je suis passée très proche d'y rester. Alors, on a voulu prendre les moyens nécessaires pour éviter ce genre de drame.

Quand est-il devenu évident qu'Alexandre était aussi à l'aise dans l'eau qu'un poisson ?
Il n'était pas si jeune que ça quand on s'en est rendu compte. Mais c'était évident qu'il n'avait pas peur de l'eau; et la première fois qu'il a sauté d'un tremplin, il l'a fait la tête la première, et non les pieds devant.

Il était déjà téméraire...
Oui. Il y a deux ou trois ans, j'ai trouvé son premier maillot de bain dans une boîte de linge qu'on avait remisée dans le garage. C'est un minuscule maillot bleu et jaune. À l'arrière, il y avait un mot écrit: dive (qui veut dire «plonge»). Ça aurait pu être swim (nage), beach (plage) ou sun (soleil). Mais non, c'était : plonge. Tout un signe du destin...

Anouk avait-elle aussi de la facilité dans l'eau ?
Oui. Quand il avait deux ans, Alexandre est tombé dans la piscine. Il était très rapide et, le temps que j'aille répondre au téléphone, il s'est mis à courir et est tombé à l'eau. Anouk était dans la zone du « pas creux ». Par réflexe, elle est partie dans la partie creuse, lui a attrapé la tête par les cheveux et l'a sorti de là. Son premier réflexe a été de lui tourner la tête hors de l'eau pour qu'il respire. Comme quoi, les cours avaient porté fruit. J'ai entendu Anouk m'appeler. Elle a crié : «Maman, maman, maman !» Le temps que j'arrive pour aller chercher Alexandre, elle l'avait déjà ramené au bord de la piscine. Elle lui a sauvé la vie.


La famille d'Alexandre : son père, Pierre, sa soeur, Anouk et sa mère, Christiane.
photo : Martin Bouffard, Le Journal de Montréal

Avez-vous eu d'autres frousses de ce genre ?
Non, à part celle que j'avais moi-même vécue à trois ans. Je m'étais bien promis que ce genre d'accident ne se passerait pas chez nous, mais malgré toutes les précautions... Notre maison est conçue pour qu'on voie la piscine de toutes les pièces, au cas où... Il a suffi d'un coup de téléphone; ça a pris trois secondes, et je me suis fait prendre. Ça nous rappelle qu'il faut constamment veiller sur les jeunes enfants.

Ensuite, Alexandre a joint le club CAMO à l'âge de cinq ans...
Oui. Au début, il était coaché par Linda Côté, la femme de Michel Larouche - celui-ci est devenu l'entraîneur d'Alexandre par la suite -, et par César Henderson. Michel a commencé à entraîner Alexandre sérieusement environ un an avant les Jeux du Commonwealth de 1998, lorsque mon fils a commencé à faire partie de l'équipe nationale. Quand Alexandre avait de 5 à 13 ans, on a payé nous-mêmes les cours, les voyages et les frais d'inscription - c'est le genre de chose que tous les parents font pour leur enfant.

Cela représentait-il une somme importante ?
Ça dépendait des voyages qu'Alexandre devait faire. Il a commencé à voyager à l'âge de sept ou huit ans, quand il a participé aux Championnats canadiens. Il est parti seul avec l'équipe. Mon conjoint et moi, on ne l'a pas suivi, parce qu'Alexandre ne le voulait pas. Il était bien heureux avec sa gang. Il est devenu autonome très jeune.

D'ailleurs, quand Alexandre s'est distingué à l'âge de 13 ans aux Jeux de Kuala Lumpur, en Malaysia, vous n'étiez pas à ses côtés...
Non. C'était son premier grand voyage outre-mer, et il est parti pour cinq semaines. Ç'a été dur. J'ai dit plusieurs fois à Michel (Larouche) : « Prends-en soin ! Prends-en soin ! Ça n'a pas de bon sens : il s'en va à l'autre bout du monde et il est tout petit !» Il ne mesurait même pas 5 pi et il s'en allait compétitionner contre des hommes. Il suffit de regarder la photo avec Tony Ali (sur ce cliché célèbre qui a paru dans l'édition 2000 du Livre des records Guinness, le plongeur britannique porte Alexandre à bout de bras). On avait le cœur gros. Une chance, il y avait une couple de filles dans l'équipe, dont Annie Pelletier, qui a pu lui « servir » de mère. (rires)

Ç'a été un test important pour vous : vous avez appris à vous détacher de votre garçon.
Et comment ! Surtout que, normalement, les gens qui prennent un vol outre-mer ont le temps de déjeuner à l'aéroport avant le départ. Mais, cette fois-là, comme si c'était fait exprès, il y avait un transit aux États-Unis. Alors, les passagers ont dû passer tout de suite à la douane et aller de l'autre côté des barrières. On n'a donc pas eu le temps de déjeuner avec Alexandre.

La rupture a été brutale, non ?
Oui. Alexandre m'avait bien dit : « Maman, je ne veux pas que tu pleures. » Je me suis retenue mais, dans l'auto, lors du retour à la maison, je braillé comme une Madeleine. Je me suis dit : « Pauvre petit, il part pour un mois et demi quasiment. » Finalement, il est arrivé ce qui est arrivé.

Malgré tout, sa force de caractère devait vous rassurer...
Oui; il était très autonome.

Cela dit, son signe astrologique est Gémeaux, et il a parfois eu une certaine ambivalence...
Elle a été très marquée. D'ailleurs, il est aussi fort que fragile. Parfois, il tombe dans une espèce de trou noir duquel il a du mal à se sortir; d'autres fois, il déborde de joie, sans raison particulière. Il est juste de bonne humeur. Les Gémeaux croient que tout est blanc ou noir, et Alexandre n'est pas différent.

Son côté perfectionniste lui donne de la difficulté. Il est dur envers lui-même, n'est-ce pas ?
Très dur.

En revanche, il ne l'est pas avec les autres...
Non. Il est très fin et très généreux avec les autres, mais il est sans merci envers lui-même. Ça lui cause des problèmes parfois. Il veut tellement bien faire que ça lui joue des tours.

De qui tient-il ces caractéristiques, de son père ou de sa mère ?
Je suis un peu perfectionniste. L'endurance, la persévérance, le calme viennent de Pierre.

Après qu'il a gagné une médaille d'or à Kuala Lumpur, le 20 juin 1998, un journal a titré : « Le retour de l'enfant prodige ». Comment avez-vous composé avec cette notoriété nouvelle ?
Ce n'était pas facile. Alexandre ne se considère pas du tout comme un enfant prodige. Il a dit : « OK, j'ai du talent, mais je travaille fort. Ça ne vient pas tout seul ». Ce genre de commentaire le met tout à l'envers. Il faut avoir un bon physique et une grande force mentale. À partir du moment où tu gagnes des compétitions importantes, la force mentale, ça représente quasiment 80 % de ta job.

Il n'a jamais eu la grosse tête...
Non; c'est surprenant. Il a de la pression depuis qu'il est petit. Parfois c'est pas mal énervant, comme la semaine dernière à Montréal. Ça n'a pas été une année facile pour lui sur le plan humain : sa vie personnelle, le syndrome post-olympique... Il est allé puiser ce dont il avait besoin ailleurs. Il a su prendre les bonnes décisions au bon moment. Son instinct est excellent.

Quel genre de décision, par exemple ?
À partir du moment où il sent qu'il a trop de distractions et pas assez de temps, il met des choses de côté. C'est le cas du plongeon de la tour de 10 m. Il faut dire qu'il souffrait d'une blessure qui revenait constamment. C'est un signe que quelque chose cloche. Dans le cas du 10 m, qui est un plongeon extrêmement violent et brutal, il a dû arrêter. Sinon, il aurait probablement été blessé et n'aurait pas pu faire le 3 m et le 1 m. Il a alors décidé d'abandonner le 10 m pendant quelques mois.

C'est d'autant plus vrai qu'il s'est blessé gravement ...
Oui. Aux Championnats nationaux d'hiver à Québec, en mars, il a cru mourir. Il a fait un gros flat. D'abord, il a pensé qu'il venait de se casser la mâchoire, puis son ventre a épaissi d'environ 1 po en deux minutes, et le choc a ouvert sa cuisse droite. À cause de sa blessure, il ne se sentait pas à l'aise. Ç'a été le signal d'alarme; il fallait qu'il s'arrête. C'est un sacrifice qui a été difficile à faire, il a été malheureux pendant quelques semaines et je suis certaine qu'il a eu un petit pincement quand il a vu l'épreuve du 10 m samedi dernier, mais il a pris une excellente décision.

Puisque vous accompagnez Alexandre, vous devez vivre, en tant que parent, ses hauts et ses bas, non ?
C'est certain. Il y a eu les Jeux olympiques à Sidney en 2000. À cette époque, il avait 15 ans et il était encore jeune, il prenait de l'expérience. En 2003, il est devenu champion du monde à Barcelone au 10 m. Les espoirs étaient grands aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004 : il a gagné l'argent au 3 m, mais il a eu la quatrième place au 10 m, qui est décevant. C'était à la fois un bonheur et une déception. Ensuite, il a fait un gros post-mortem.

Cela correspond aux cycles de maturité, n'est-ce pas ?
Oui. Il arrivait à la fin de l'adolescence. C'est la période de transition entre le garçon et l'homme.

Une autre vague vient de passer. Vous devez vous sentir soulagée. Avez-vous l'impression qu'il vient de franchir une étape importante ?
Oui. Il y a quelque chose qui s'est passé environ deux mois avant les Championnats du monde. Quand il s'est exilé en Floride, avec son ami Arturo Miranda, il s'est ressourcé et il a repris confiance en lui d'une manière absolument impressionnante. Il s'est aperçu que c'était le fun d'être en forme, d'avoir confiance en soi, d'avoir la tête à la bonne place et de ne pas laisser ses démons le tracasser trop. Disons qu'il a réglé des problèmes pendant sa retraite... tout en s'entraînant six heures par jour.

Maintenant, Alexandre est entré dans une phase d'accalmie...
Oui; c'est le repos du guerrier. C'est drôle parce que, l'autre jour, on regardait un film, et un personnage a dit : « Houston, we have a problem » (le message d'urgence des astronautes). Ça résume bien l'état dans lequel Alexandre était il y a trois ou quatre mois. Il a travaillé fort et il a rebondi. Mission accomplie ! Il est rentré à la maison mardi (le 26 juillet), après avoir fêté ses médailles à l'hôtel avec ses grands amis chinois, britanniques, cubains ... Maintenant, c'est le repos total.

Qu'en est-il de son avenir ?
L'entraînement reprendra en septembre. Il y aura les Jeux du Commonwealth en mars 2006, les Championnats du monde en 2007 et les Jeux olympiques en 2008.

Est-ce que ce sera son chant du cygne ?
D'après moi, oui. Même si, à 24 ans, il pourrait plonger encore quelque temps. Tony Ali, 31 ans, et Arturo Miranda, 34 ans, plongent toujours. Dans le cas d'Alexandre, tout dépendra de ce qu'il veut faire de sa vie. Il faut qu'il prépare sa deuxième carrière; ce sera une étape très importante. C'est très dur quand arrive le jour où tu n'as plus besoin de t'entraîner. Surtout quand tu as fait ça toute ta vie.

Vous aussi, vous vivez des émotions extrêmes ?
Oui, intensément. Puisque Pierre est à la fois son père et son agent, ce n'est pas toujours facile de bien séparer les deux rôles. De mon côté, je suis la mère attentive et aimante qui essaie de ne pas être trop envahissante. On ne joue surtout pas les coachs; on se mêle de nos affaires.

Sur le plan scolaire, où en est Alexandre ?
Il n'a rien fait depuis les Jeux olympiques, mais il compte reprendre ses études en septembre. Il voudrait étudier la communication à une école privée orientée vers la pratique.

Quelles sont les forces de votre fils ?
La persévérance, le travail acharné, la recherche de la perfection. Dans son domaine, si on ne vise pas la perfection, on ne réussit pas. Bien que ce soit un couteau à double tranchant. Mais sa principale qualité, c'est le courage. Un flat au 10 m, c'est comme tomber sur l'asphalte. Sauf que, après le choc, tu te retrouves dans l'eau. Mais le choc initial est très grave; tu peux mourir d'une hémorragie interne. Si tu te frappes le cou sur le bord de la tour, c'est fini. Tu t'en vas à la morgue. Il y a déjà deux plongeurs qui sont morts. Ça prend beaucoup de courage pour pratiquer ce sport.

Avez-vous toujours votre chien Suki ?
Oui; j'ai aussi Moka. Ce sont deux pitous très importants pour Alexandre. Ils le ramènent aux choses simples de la vie. Il les aime beaucoup. Moka est un terrier Wheaton à poils longs de un an et demi, et Suki est un mélange de Labrador et de Beagle; elle a 11 ans. Les deux pèsent environ 50 lb.

Votre mère est aussi très proche d'Alexandre, n'est-ce pas ?
Oui; c'est elle qui lui a donné ses premières notes quand il plongeait pour s'amuser dans la piscine familiale. Elle a 71 ans et elle s'entraîne trois jours par semaine au Centre Claude-Robillard, où tout le monde l'appelle Mamie. (rires)

Comme mère, quelles paroles d'Alexandre vous font le plus plaisir ?
C'est bien simple : « Je t'aime. »

Et ce qui vous touche le plus dans le témoignage des gens ?
Quand ils reconnaissent qu'on a été des parents persévérants, mon mari et moi; qu'on a soutenu Alexandre. Aussi, je suis touchée quand les gens me disent que j'ai l'air de sa complice. C'est un beau compliment. Souvent, et ce autant dans les beaux que dans les mauvais moments, on n'a pas besoin de se parler pour se comprendre.

Quand les gens parlent d'Alexandre, quel compliment vous réjouit le plus ?
Lorsqu'on me dit qu'il est simple et généreux. Ce sont des qualités qui lui permettent de rester lui-même. Et qu'on reconnaît son courage : ça, c'est spécial ! D'ailleurs, Arturo Miranda a fait un commentaire récemment qui m'a beaucoup touchée : «Si je devais partir à la guerre avec quelqu'un, ce serait avec Alexandre, sans hésitation. » Ça prouve qu'il est courageux et déterminé. C'est un gars qui a du guts. Peu importe la situation, tu peux compter sur lui : il fera ce qui doit être fait.

C'est un trait de caractère noble. C'est une des caractéristiques d'un héros. Cela permet de mieux comprendre pourquoi Alexandre touche tant les gens...
C'est vrai. Ce n'est pas donné à tout le monde. Un trait de caractère noble... Je n'en reviens pas ! C'est une belle journée. (rires)

Il craque pour
Cinéma
Scarface : Pour Al Pacino, son acteur préféré... un classique !
Gladiator : Une grande fresque épique incroyable
Troy : Des effets visuels impressionnants

Chansons
Absolutely Flawless, George Michael
Beautiful Day, U2
Ahead by a Century, The Tragically Hip

Athlètes féminines
Maria Sharapova, au tennis: il aime bien regarder les matchs de tennis.
Joanne Malar-Morreale, en natation: une nageuse canadienne qui a beaucoup de mérite.
Anna Prchal, jeune retraitée de ski alpin; une athlète qui a beaucoup de détermination.

Athlètes masculins
David Beckham, au soccer: il aime son style dans tous les aspects de sa vie. Une grande réussite !
Raymond Bourque, au hockey : un athlète modèle reconnu notamment pour sa rigueur à l'entraînement.
Greg Louganis, en plongeon: il l'a inspiré à poursuivre sa passion pour le plongeon.
Wayne Gretzky, au hockey : un de ses favoris depuis qu'il est tout petit

Villes
Barcelone, en Espagne : c'est une ville superbe, mais surtout unique, au passé riche.
Rio de Janeiro, au Brésil : une ville pleine de vie et de couleur !
Sydney, en Australie : Sydney me rappelle ma première expérience olympique. C'est une ville magnifique, et les Australiens sont vraiment accueillants.

Bouffe
McDonald's : Oui, il aime bien manger du McDo une fois de temps en temps !
Mets italiens : Surtout dans un bon restaurant italien.
Poisson grillé : Du bon poisson frais, grillé, avec des légumes. Sa nutritionniste, Mélanie Olivier, approuve ce choix.
Pâtes : Surtout un bon spaghetti préparé à la maison !
Sushis : C'est tellement bon qu'il en mangerait n'importe quand.


Alexandre lors de la semi-finale du 3 mètres à Barcelone le 15 juillet 2003. Chaque semaine,
Alexandre s'entraîne environ 25 heures; il fait environ 300 plongeons par jour ou 1500 par semaine.
photo : Dusan Vranic, Associated Press

Une journée d'entraînement typique

7h30 : Déjeuner « Je prends toujours le temps d'avaler un déjeuner léger avant de m'entraîner.»

9h00 : Entraînement « Je commence ma journée avec un échauffement, et ensuite je passe au tremplin. »

Midi : Lunch « Je dîne habituellement avec mes coéquipiers. Je prends encore un repas léger pour ne pas avoir le ventre trop plein. »

13h00 : Entraînement « Je m'échauffe, je plonge, et après je passe à d'autres exercices hors de la piscine, comme la musculation ou le ballet. »

16h00 : Fin de la journée d'entraînement Je prends une collation et j'essaie de voir mes amis. J'ai parfois aussi des traitements comme de la massothérapie. »

18h30 Souper Je soupe avec ma famille ou mes amis. Je prends un bon repas, mais je dois faire attention pour garder mon taux de gras entre 4 et 5 %. »

22h20 Coucher « La journée est terminée ! Un repos bien mérité avant de reprendre ma routine du lendemain. »

L'eau et le feu
Les astrologues ont certainement des choses intéressantes à dire sur notre superbe champion. Il est un natif des Gémeaux, un signe double qui vient avec son lot de contradictions.

Il est à la fois fragile et solide; autant il a un regard et un sourire allumés, autant il connaît des moments plus sombres, des périodes de questionnement et de doutes intenses, comme nous le confiait sa mère, Christiane.

Voici une autre illustration de son ambivalence. Alexandre est d'abord attiré par l'eau, mais il a aussi eu de l'intérêt pour le feu ... comme il nous le confiait dans cette savoureuse anecdote sur la pire gaffe qu'il ait commise : « Vers l'âge de 9 ou 10 ans, j'étais fasciné par les briquets et le feu. À l'école, j'avais entendu dire qu'en mixant du feu et une canette de fixatif pour les cheveux, ça donnait une grosse flamme. Une bonne idée pour m'amuser... J'étais dans la cour chez nous, et il y avait des feuilles mortes à côté du cabanon. Je les ai enflammées et je me suis mis à les éteindre en pilant dessus. C'était drôle au début... jusqu'à ce que ça ne s'éteigne plus et que le cabanon passe à une flamme près de brûler au complet. Ma mère est arrivée juste à temps pour éviter le désastre ! »


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Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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