23 d�cembre 2004

Walter Sieber a bien raison : il faut n�gocier avec la F�d�ration internationale de natation.
Comme le soulignait hier le vieux routier du Comit� olympique canadien, c'est la FINA qui d�tient la cl� de la survie des Championnats du monde de sports aquatiques.
Si elle accepte de rouvrir l'entente qui la lie au comit� organisateur et de contribuer au financement de l'�v�nement, alors peut-�tre les gouvernements accept�ront-ils de casquer quelques millions suppl�mentaires pour sauver les Mondiaux. Sinon, on peut aussi bien signer tout de suite l'arr�t de mort de la comp�tition.
Les organisateurs se sont engag�s mardi � renouveler leurs efforts en vue de combler le trou b�ant dans leur budget de commandites. Les pr�visions de 12 millions se sont av�r�es illusoires : selon le rapport r�alis� � la demande de Qu�bec par la firme comptable Samson B�lair Deloitte & Touche, seulement 175 000$ ont �t� encaiss�s � ce jour en excluant les commandites en services.
Le hic, c'est que les probabilit�s que de nouveaux commanditaires majeurs se pr�sentent aux portes de Montr�al 2005 dans les prochaines semaines sont tr�s faibles.
Le scandale des commandites a caus� une morosit� certaine dans le march� en raison des connotations n�gatives associ�es au mot � commandite �. Il y a aussi surabondance d'�v�nements sportifs et culturels majeurs, du Festival de Jazz aux Internationaux de Tennis, par rapport au nombre de commanditaires potentiels, surtout depuis le retrait forc� des compagnies de tabac. Et finalement, Montr�al 2005 - un �v�nement non r�current - avait des objectifs beaucoup trop ambitieux, confirme-t-on dans le milieu : m�me un festival aussi �tabli que le Jazz recueille bien moins que 12 millions en commandites priv�es.
� sept mois de l'�v�nement, il est presque impensable que plusieurs entreprises crachent de l'argent pour sauver les championnats de la noyade. Les budgets de marketing sont �tablis depuis longtemps et ne changeront pas � la derni�re minute. Surtout pas pour venir en aide � un �v�nement d�sormais entour�, � tort ou � raison, d'une aura n�gative.
Alors que faire ? Cogner � la porte de la FINA, ce qu'a d�j� fait au cours des derniers jours le copr�sident du comit� organisateur, Roger L�gar�. L'objectif : convaincre la F�d�ration de payer tout ou partie des 4,5 millions que les organisateurs doivent verser � Radio-Canada � titre de diffuseur h�te.
Le syst�me fonctionne ainsi : le comit� organisateur a la responsabilit� de payer le diffuseur h�te. Celui-ci fournit le signal utilis� par les diffuseurs qui ach�tent les droits dans les divers pays int�ress�s � retransmettre les comp�titions. Et ces droits sont pay�s � la FINA - et non au comit� organisateur.
Il faut que le comit� organisateur convainque la FINA de faire sa part. Walter Sieber, qui a appel� hier le copr�sident de Montr�al 2005, Dick Pound, pour offrir son appui, pourrait jouer un r�le tr�s utile. Mais il faut aussi que les gouvernements se mettent de la partie, � commencer par le ministre d'�tat au Sport, Stephen Owen. Celui-ci si�ge avec le pr�sident de la FINA, Mustapha Larfaoui, au conseil d'administration de l'Agence mondiale antidopage. Il serait temps qu'il commence � faire jouer ses contacts. �a urge.
page mise en ligne le 23 d�cembre 2004 par SVP

Consultez
notre ENCYCLOP�DIE sportive